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Le bourg de Ploubezre

Dossier IA22132119 réalisé en 2014

Fiche

Œuvres contenues

Le développement du bourg dans la deuxième moitié du 19e siècle, au 20e siècle et au 21e siècle

En Bretagne, les centres paroissiaux, église paroissiale et presbytère, sont toujours accompagnés de quelques maisons voire d’une véritable petite agglomération. En 1836, le bourg de Ploubezre ne compte qu'une quinzaine de maisons et de fermes établies autour de l’église. Le bourg ne se développe réellement qu'à partir de la deuxième moitié du 19e siècle avec l'installation d'activités commerciales et artisanales puis le développement du chemin de fer. Il est de morphologie "linéaire". Dans les campagnes, le train - arrivé à Ploubezre et à Lannion en 1881, est le symbole de la modernité. C’est en effet vers Paris que s’exportent les productions agricoles bretonnes tandis que sont importés les engrais chimiques qui remplacent les amendements marins. Du temps des trains à vapeur, une ligne directe existait durant la saison estivale entre Lannion et Paris via Plouaret.

Le développement urbain de Ploubezre s'est fait le long de l'axe principal de communication reliant Plouaret à Lannion. Le gabarit des chemins a sensiblement augmenté dans la seconde moitié du 20e siècle, entraînant bien souvent, du fait de l’impossibilité d’élargir certains ponts ou passerelles, le déclassement de nombreux ouvrages.

L'écart de Poulanco - traversé par la voie de chemin de fer, a connu une croissance rapide depuis les années 1980.

Depuis les années 1990, la commune a été fortement urbanisée au sud du bourg par la création de plusieurs zones pavillonnaires et à partir de 2000, entre Lannion (Quartier de Keranroux sur Ploubezre) et le nord du bourg. Au nord du bourg se trouve une nouvelle zone commerciale et un espace à vocation d'habitat. Ces nouveaux espaces habités sont dans la continuité de ceux de l’agglomération de Lannion.

L'est du bourg de Ploubezre, en direction de Coat Frec connait une urbanisation diffuse le long de la route comme d'autres petits hameaux historiques : Pen an Croaz-Hent ; Crec'h Olier ; Coat Arzur ; Kerauzern ouest. Des liens de co-visibilité existent cependant entre le bourg - marqué par l'empreinte visuel de son clocher, et ces constructions qui attirent de nouveaux habitants dans le bassin lannionnais et favorisent le développement de cette commune au riche patrimoine bâti et naturel.

Mise en œuvre des matériaux locaux : l'omniprésence du granite

Dans les constructions du 17e au 20e siècle, le granite est omniprésent sous la forme de blocs de moellons simplement équarris ou de pierres de taille utilisées en encadrement des ouvertures, chaînages d’angle, souches de cheminées, bandeaux ou corniches... Sa couleur diffère selon qu'il s'agit de carrières littorales (granite rose ou roux) ou situées à l'intérieur des terres (granite clair, gris ou bleuté). Des affleurements de granite sont visibles en plusieurs points de la commune : on observe des traces de débit et de taille de pierre le long du Léguer ou du ruisseau de Kerlouzouen... Certains chaos ou amoncellements de blocs de granite situés au milieu des champs ont une origine naturelle ; d'autres correspondent à des blocs de granite qui ont été regroupés pour faciliter les labours. Plusieurs fronts de taille ont été repérés notamment à proximité des moulins à eau (Kerhervé, Pont ar Brun, Le Losser, Kergrist...). Il pourrait s'agir d'activités complémentaires pour les paysans mais aussi pour des populations itinérantes pratiquant un travail journalier. Certains bâtiments, notamment dans le bourg sont élevés en moellon équarri de grès schisteux dite aussi "pierre de schiste" (ferme de la rue Yves Le Cudennec).

A partir des années 1860-1880, on observe l’arrivée de matériaux de construction standardisés, comme la brique utilisée en entourage des ouvertures ou, plus couramment, pour la reconstruction des souches de cheminée.

Restaurer les enduits pour renforcer attractivité du bourg

De nombreux bâtiments de la 2e moitié du 19e siècle et du 20e siècle étaient enduits à la chaux. Elle est teintée dans la masse grâce à des sables de différentes couleurs. Les pierres d'encadrements des ouvertures (portes et fenêtres), chaînages d'angle, corniches, bandeaux soulignant l'étage ou lucarnes sont cependant laissées apparentes. Il existe ainsi un léger retrait - pour l'épaisseur de l'enduit, entre les encadrements à pierres vues et le reste du mur, le plus souvent en moellons car enduit. Dans les bourgs, et notamment pour les magasins de commerce ou les débits de boissons, les enduits sont badigeonnés a secco ou a fresco ce qui se traduit par une augmentation de la gamme des couleurs.

Dans un bourg au développement très linéaire comme à Ploubezre, enduits et ravalement des façades peuvent permettre de rééquilibrer les parties commerciales (utilisées ou désaffectées) et résidentielles. Ils permettent de renforcer l'attractivité des commerces en améliorant la lisibilité des éléments architecturaux.

L'évolution du bâti au fil du temps

Les maisons rurales traditionnelles de Ploubezre présentent une typologie variée en fonction des dates de construction et de la localisation géographique. La très grande majorité des fermes (plus de 90 % des fermes recensées sur le terrain) ont été transformées en maisons d’habitation, entraînant une modification des espaces intérieurs : transformation des ouvertures (élargissement pour un apport supplémentaire de lumière comme à Kerguz, logis daté de 1806) ou aménagement des combles en niveau habitable. Les dépendances agricoles comme les étables, souvent proches du logis, ont été transformées en espace habitable de plain-pied. Dans le bourg ou les hameaux, les magasins de commerces ou débits de boisson - à l'origine très nombreux, ont été transformés en maison. Plusieurs d'entre eux sont désaffectés.

Dénominationsvillage, lotissement, maison, ferme, magasin de commerce, débit de boissons
Aire d'étude et cantonSchéma de cohérence territoriale du Trégor - Lannion
AdresseCommune : Ploubezre
Lieu-dit : Le bourg, Adresse : Cadastre :

Période(s)Principale : 16e siècle, 17e siècle, 18e siècle , (?)
Secondaire : 19e siècle, 20e siècle, 1er quart 21e siècle
Dates
Statut de la propriétépropriété de la commune
propriété privée
Protections