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Le bourg de la commune de Botsorhel

Dossier IA29131787 réalisé en 2015

Fiche

Dénominations bourg, maison
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional d'Armorique - Plouigneau
Adresse Commune : Botsorhel

Comme bon nombre de bourgs ruraux du Finistère, le bourg de Botsorhel a connu un renouvellement de son habitat quasi total et un agrandissement principalement durant la deuxième moitié du 19e siècle. Depuis une cinquantaine d’années, le bourg a connu un décalage de l’habitat vers une zone pavillonaire accompagné d’un étalement urbain.

De la forme du bourg et des édifices antérieurs au 19e siècle, il ne reste que peu d’éléments. Jusque dans les années 1830, seule une douzaine de maisons est implantée autour de l’église paroissiale. Le bourg est alors surtout marqué par son enclos paroissial et le presbytère, au sud de celui-ci. Séparés d’une centaine de mètres de l’église, trois ensembles de bâtiments constituant certainement d’anciennes exploitations agricoles, sont implantés au sud, au sud-est et à l’est. Proche de la fontaine, au sud du presbytère, existe toujours une ancienne ferme délimitant une cour fermée dans les parties les plus anciennes remontent au 18e siècle. La maison à avancée route de Ker Huella, à l’est, reconstruite au 19e siècle, est encore entourée de dépendances datables du 18e siècle. La disposition du bourg avant le 19e siècle était tout à fait différente de l’organisation de l’habitat actuel, centré autour de l’enclos paroissial, et à vocation encore principalement agricole.

Un bourg construit au 19e siècle

Entre 1841 et 1901, la population du bourg passe de 160 à 260 individus. Les dénombrements de population, effectués tous les 5 ans à partir de 1836, nous renseigne sur la population rurale au 19e siècle. Principalement orienté vers l’agriculture (cultivateurs, domestiques, journaliers) et l’artisanat suivant des besoins locaux (charrons, cordonniers, sabotiers, tailleurs, tisserands…) jusqu’au milieu du 19e siècle, l’étude de l’évolution de l’activité de ses habitants montrent que le bourg a évolué vers des activités de commerce (3 commerçants recensés en 1841, 3 en 1876, 16 en 1901), et que le nombre d’enfants de moins de 20 ans a doublé. Le bourg concentre tout au long du 19e siècle la majeure partie de la population de la commune spécialisée dans le commerce et l’artisanat, le reste du territoire rural étant majoritairement dominé par l’activité agricole.

Au 19e siècle, le bourg connait une phase de renouvellement de l’habitat et un agrandissement principalement le long de la route vers le Ponthou au nord, et Guerlesquin au sud. De nombreux bâtiments sont construits en alignement, conférant au bourg une morphologie de ville-rue, en rupture avec l’implantation des édifices préexistants. Les maisons suivent alors les courants architecturaux du siècle : symétrie de type « ternaire », larges ouvertures, pierres de taille standardisées… 42 maisons de type ternaire ont ainsi été recensées au bourg, dont 14 maisons à simple rez-de-chaussée, et 5 maisons présentant plus de trois travées mais s’inspirant du modèle.

Extension du bourg au 20e siècle

A partir des années 1950, la vocation commerciale et artisanale du bourg décline progressivement et la population diminue. Paradoxalement, celui-ci connait un étalement urbain, du fait de nouvelles manières de construire et d’habiter. Construits principalement entre 1970 et 1990, le lotissement de Bel air, à proximité immédiate du bourg, concentre des maisons régionalistes ou « néo-bretonnes », dont les méthodes de construction standardisées contrastent radicalement avec le bourg ancien : implantation au centre de larges parcelles constituées sur d’anciennes terres agricoles, murs en béton ou parpaings de béton, reproduction de styles régionalistes…

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle, 20e siècle