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La ville de Binic (Binic fusionnée en Binic-Etables-sur-Mer en 2016)

Dossier IA22007904 réalisé en 2006

Fiche

  • Binic, le port
    Binic, le port
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  • Parties constituantes

    • port
    • église
    • mairie
    • voie ferrée
    • gare
    • école
    • maison
    • manoir
    • magasin de commerce

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesport, église, mairie, voie ferrée, gare, école, maison, manoir, magasin de commerce
Dénominationsville
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Etables-sur-Mer
AdresseCommune : Binic-Etables-sur-Mer
Cadastre : 1822 A ; 2004 AD, AE, AI, AK, AL, AM, AO
Précisionscommune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Binic

" Cette jolie petite ville, où tout est neuf, est formée d'une centaine de maisons bien bâties, au pied d'une montagne demi-circulaire, dont la base est baignée par la mer. On y compte plusieurs rues bien pavées, quatre fontaines publiques, une petite place, une église, une école où l'on enseigne gratuitement les éléments des mathématiques, du dessin linéaire et de la géographie, connaissances indispensables aux enfants destinés à embrasser la profession de leurs pères, qui sont tous marins, enfin une école des filles " (Benjamin Jollivet, milieu du 19ème siècle).

Période(s)Principale : 1ère moitié 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Statut de la propriétépropriété publique
propriété de la commune

Annexes

  • Le port de Binic au 19ème siècle : (Guy Prigent)

    Le comblement des marais :

    En 1832, furent comblées "dans l'intérêt de la salubrité publique" deux mares qui existaient à l'entrée du pont, sur le territoire de Pordic, puisque l'Ic constituait à l'époque la frontière naturelle entre les deux communes. Cependant, Pordic refusa de payer les frais de comblement. Plusieurs fois, le conseil municipal de Binic devait tenter d'annexer ces marais de la Banche, fort utiles au port de Binic pour les déchargements, les radoubs et les chantiers navals. Il fallut attendre 1840 pour que la commune, sous la magistrature de François Le Saulnier de Saint-Jouan (maire de 1821 à 1847), allié aux armateurs et commerçants, en fut déclarée propriétaire en versant à l'Etat un dédommagement financier.

    Descriptif du port dans la 1ère moitié du 19ème siècle, selon Habasque : élément caractérisant la maritimité de Binic :

    Le domaine maritime de Binic : à marée basse, la grève s'étend à l'emplacement du square actuel et sur une partie du bassin à flot. A marée haute, la mer couvre le plan d'eau de la Banche et l'actuel bassin et s'étale sur la place Le Pomellec. L'ancien môle, les quais Jean-Bart et de Courcy sont construits ainsi que la 1ère tranche de l'estacade ou quai des Corsaires. Les grands navires sont rangés en plusieurs rangs le long de ces quais d'échouage. Le grand pont construit en 1827, traverse de ses 92 mètres la rivière et le marécage. Les maisons sont alignées le long du port, sous la falaise. Le clocheton de la 1ère église paroissiale (1821-22) émerge non loin de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Voyage.

    La population : de 1832 à 1843, Binic disposait d'un bureau de douanes et d'un syndicat de marine (depuis 1832), un bureau de poste (en 1843) et sa population comptait 1828 habitants (AD 22, 6 M). Le port recevait annuellement 150 à 160 bâtiments, dont 29 de Binic même. Parmi ces derniers, 18 ou 20 jaugeaient de 120 à 300 tonneaux et armaient pour Terre Neuve, les autres étaient armés au cabotage ou au bornage. Il est intéressant de remarquer parmi les professions recensées en 1836 par Habasque sur 2229 habitants : 12 capitaines au long cours, 1 capitaine au cabotage, 275 marins, 5 menuisiers, 7 négociants, 5 forgerons, 8 cordiers, 7 charpentiers, 1 lieutenant de vaisseau, 1 syndic de la marine, 13 ex-marins, 1 capitaine de vaisseau en retraite, et 95 cultivateurs. Les marins représentant les 2/3 de la population active.

    En 1854, selon Jollivet, on pouvait recenser 2407 habitants à Binic, et en 1862, Gaultier du Mottay ("Géographie départementales des Côtes-du-Nord", 1862, p. 42) dénombrait 2811 habitants et pouvait citer le sous-quartier maritime de Binic, avec le syndic des gens de mer, la présence d'un gendarme maritime, d'un maître du port, d'un bureau d'enregistrement pour tout le canton, 5 moulins et autant d'usines : "de belles maisons et de vastes magasins bordent le quai de Binic".

  • Binic fut classée comme station de tourisme par décret le 15 avril 1921, avant d'être reconnue par le Conseil général en 1930. En 1856, un arrêté communal, signé par le maire de Binic, J. Le Pomellec, en vertu des lois promulguées entre le 11 décembre 1789 et le 18 juillet 1837 (dernière en date), défendait de se baigner nu en face de la maison de la Banche jusque l'avant-port et fixait les endroits de baignade pour les femmes entre l'anse derrière l'avant-port et la grève le long de la Banche depuis l'estacade jusqu'en face la prochaine tannerie, et pour les hommes, l'avant-port et les jetées et la grève le long de la Banche, depuis en face la seconde tannerie. Les baigneurs devaient cohabiter avec les chantiers de construction navale de Jubeau et de Louis Minier, qui faillirent être interdits par le préfet en 1885 (texte d'après Guy Prigent).

  • 20062210330NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/20, Numplan 2.

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/20, plans cadastraux parcellaires de 1822.

    Numplan 2, section A, feuille unique
Bibliographie
  • JOLLIVET, Benjamin. Les Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les villes et communes du département. Guingamp : B. Jollivet, 1854, 1.

    p. 95