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L'orfèvrerie religieuse en Haute-Bretagne

Dossier IM35025025 réalisé en 2003

Fiche

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Les oeuvres conservées de la production de haute Bretagne ne peuvent donner qu´une image très partiellement fidèle de sa réalité. L´étude des anciens trésors montre plus encore qu´en basse Bretagne, la disparition de nombreuses pièces anciennes fondues dès les XVIIe et XVIIIe siècle sur l´ordre des chapitres cathédraux ou des abbayes, puis, lors des saisies révolutionnaires, la réquisition massive des objets volumineux ou lourds en raison de leur poids de métal précieux. L´influence des conseils paroissiaux, sans doute moins forte dans la partie orientale de la Bretagne qu´elle ne le fut dans sa partie occidentale où les fabriques sont jusqu´à la Révolution omniprésentes, explique aussi probablement la moindre quantité d´oeuvres conservées en haute Bretagne.Le corpus des oeuvres conservées, qui représente plus de trois cents pièces, a permis la sélection de quelque cent soixante douze objets estimés représentatifs de la production. Au regard du nombre impressionnant de pièces anciennes recensées en basse Bretagne, la famille plus réduite des oeuvres équivalentes pour la haute Bretagne a entraîné leur sélection et leur étude sans exclusion sur ce seul critère d´ancienneté : ce choix concerne les oeuvres antérieures au milieu du XVIIe siècle. Une douzaine de reliquaires, une quinzaine de calices, quatre ou cinq croix-reliquaires anciennes ainsi qu´une dizaine de croix de procession constituent cette première famille d´objets. D´emblée, par rapport aux exemples de basse Bretagne, le peu de reliquaires morphologiques frappe tout autant que l´absence de reliquaires en forme de chapelle.

Aires d'études Haute-Bretagne

Annexes

  • La base sur l'orfèvrerie religieuse de haute Bretagne a été établie à partir des notices de la base Palissy, auxquelles il convient d'ajouter celles des dossiers électroniques de l'inventaire préliminaire d'Ille-et-Vilaine, ainsi que celles de l'inventaire préliminaire des Côtes-d'Armor. Cette base est liée à la publication sur Les orfèvres de haute Bretagne, ouvrage publié par les Presses Universitaires de Rennes en 2006. Cet ouvrage, qui comporte 495 pages et 800 illustrations retrace l'histoire de l'orfèvrerie produite en haute Bretagne depuis le Moyen Age jusqu'au XIXe siècle et complète ceux consacrés aux orfèvres de Nantes (1989) et aux orfèvres de basse Bretagne (1994). Il représente une importante contribution à la connaissance des métiers d'Ancien Régime en Bretagne, éclairant tant les rapports professionnels entre les hommes que les rapports fonctionnels entre les institutions. Les biographies de près de 400 orfèvres y sont retracées, s'appuyant sur des sources largement inédites. Établis pour chacune des huit communautés d'orfèvres, des tableaux de poinçons apportent aux chercheurs et aux collectionneurs un outil de référence incontournable. Riche de 341 références, constitué d'oeuvres représentatives issues d'un corpus de plus d'un millier de pièces, le catalogue des oeuvres est aussi le catalogue de l'exposition présentée au musée de Bretagne, à Rennes, du 24 octobre 2006 au 15 avril 2007. Les oeuvres incluses dans cette étude font partie d'une sélection d'objets comportant des poinçons de haute Bretagne, poinçons de communauté et/ou poinçon de maître. Pour les périodes anciennes, en particulier antérieures au XVIIe siècle, d'autre pièces, dépourvues de tout poinçon, ou ne portant qu'un poinçon d'orfèvre inconnu ont été rattachées à cette étude parce que conservées aujourd'hui en haute Bretagne. A cette petite famille d'oeuvres ont été également rattachées quelques pièces anciennes, gothiques ou renaissance qui, bien que réalisées en cuivre doré ou argenté, sont très probablement dues également au travail d'orfèvres de haute Bretagne. Cette base n'aurait pu voir le jour sans l'appui constant et l'implication active d'Alain Jenouvrier, administrateur des bases de données au Service Régional de l'Inventaire, et de Rozenn Turni, photographe à l'APIB, pour le traitement de l'image.