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L'architecture religieuse dans le Coglais

Dossier IA35049135 réalisé en 2011

Fiche

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Quatre chapelles de la communauté de communes ont fait l'objet d'un dossier d'étude bien que le nombre de chapelles encore existantes soit plus important puisqu'une dizaine d´édifices de ce type ont été repérés lors du recensement exhaustif du patrimoine des communes.

Ces chapelles dépendaient souvent d´un ancien château ou manoir puisque l´un des privilèges des propriétaires de manoirs était effectivement de pouvoir faire construire une chapelle. Les chapelles privées dépendant d'un château sont nombreuses : la chapelle Sainte-Catherine de la Motte, la chapelle du Rocher Portail et la chapelle de la Villette à Saint-Brice-en-Coglès, elles datent du 16e siècle et du 17e siècle ; la chapelle édifiée en 1686 au château de la Haye à Saint-Hilaire-des-Landes ; la chapelle du manoir de Lignières qui est sans doute la plus ancienne puisque sa construction pourrait en effet remonter à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle ; la chapelle Notre-Dame de Valaines à Montours était également une chapelle de château, bien qu'à la fin du 18e siècle, elle était régulièrement desservie et considérée comme une chapelle frairienne. Le site du château des Flégés à Baillé compte deux chapelles, une ancienne transformée en étable et une nouvelle bâtie en 1704.

La chapelle du manoir de Frontigné à Saint-Brice-en-Coglès, ainsi que la chapelle du manoir de Bonteville à Montours fondée en 1665, ont aujourd'hui disparu.

Mais sur le territoire du Coglais on trouve également de nombreuses chapelles frairiennes. Ainsi, la chapelle Saint-Eustache sur la commune de Saint-Etienne-en-Coglès est une chapelle du 17e siècle dédiée à saint Eustache, elle est isolée au bord de l´ancienne route de Fougères. Elle devait exister en 1623 puisqu´on trouve mention de l´ancien gibet seigneurial de Saint-Etienne, élevé « au haut de la lande de Saint-Eustache ». D´autres se situent dans des hameaux c´est le cas de la chapelle de Quéré datée 1603, celle de Marigny datée 1573 et celle de la Gélinais à Saint-Germain-en-Coglès, ou celle de la Potelais à Coglès.

L'époque principale de construction de ces chapelles demeure le 16e siècle et le 17e siècle. Une chapelle et une grotte de Lourdes situées à la Potelais en Coglès datent de la fin du 19e siècle, la chapelle a été construite en 1881 par le docteur Georges Berthelot ; la grotte de Lourdes date quant à elle de 1879, elle est due au même commanditaire. Cette chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Lourdes est construite sur un affleurement de granite situé au bord de la rivière du Tronçon qui marque la limite nord de la commune avec celle d' Argouges située dans le département voisin de la Manche. L'oratoire de Mont-le-Houx que l'on peut toujours voir aujourd'hui à Montours, bien qu'il ait été remanié récemment, date de 1876. Cet oratoire a été construit à proximité d´une ancienne chapelle disparue ; à la fin du 19e siècle, il n'était pas desservi, toutefois, il était entretenu, tout comme il l'est encore aujourd'hui, et il était même un lieu de pèlerinage.

A l'instar des autres types de bâtiment, en terme de matériaux de construction, les chapelles ne font pas exception, elles sont en effet dans leur grande majorité construites avec le matériau local qu'est le granite.

Le patrimoine religieux du Coglais est également riche de croix de chemin. En effet, un grand nombre de croix en majorité édifiées en granite sont dispersées sur le territoire du Coglais. La commune de Saint-Etienne-en-Coglès compte a elle seule 45 croix, 37 en granite et 8 en bois, la commune de Saint-Brice-en-Coglès en a 20, dix-neuf sont en granite et une seulement en bois. Elles furent érigées en majorité au 19e siècle, certaines remplacent sûrement des croix plus anciennes.

A Saint-Brice-en-Coglès, la Croix Madame est sans doute la plus connue, elle est datée 1677.

A Saint-Etienne-en-Coglès, la croix Gourgou est remarquable avec ses deux niches à Vierge superposées, elle est appelée « croix Gourgou » en référence à Saint-Gorgon. Fixée au pignon d'une maison, la croix de la Frénouse, oeuvre d'un charron, est la seule du territoire à porter les instruments de la passion. Surmontée d'une croix, la niche contenant la statue de la Vierge est entourée des clous, de la pince et du marteau, du calice, du coeur, de l'ostensoir, de l'échelle pour monter au paradis, des 30 deniers de Judas et de la tête de mort. Il est remarquable que cette croix ait été conservée. En effet, une croix de bois n'a généralement pas la même durée de vie qu'une croix en pierre. Sa longévité est d'une cinquantaine d'années, un peu plus si elle est régulièrement entretenue ou repeinte. La croix de Pron a une niche à Vierge entourée de trois écots, deux écots sur le fût et sur le socle une main, celle du fermier de Pron. Le calvaire le plus ancien est situé sur la commune de Saint-Germain-en-Coglès, il est de plus tout à fait remarquable par le décor sculpté qui l´orne. Les sculptures et décors portés sur le fût et la base nous indiquent une oeuvre de la seconde moitié du 16e siècle ou du début 17e siècle. Il s'agit du plus bel exemple d'oeuvre de cette époque rencontré sur le territoire. La base carrée, massive, a ses angles supérieurs chanfreinés. Le fût monolithe possède deux tableaux de sculpture, un premier au milieu du fût et un second au niveau de la croix. Le fût est également chanfreiné, décoré de boule et pyramide sculptée dans sa partie inférieure. La partie supérieure du calvaire accueille en son centre un christ en croix qui s'inscrit dans un quadrilobe. Au milieu du fût, se trouve une sculpture de saint Jean-Baptiste, tenant dans sa main droite une croix et tendant sa main gauche vers un personnage, peut-être en gage de baptême, même si l'état de conservation de la sculpture ne nous permet pas d'identifier clairement le personnage.

Il y a également sur le territoire deux grottes de Lourdes : une dans les terres de la Motte à Saint-Brice-en-Coglès et l´autre à la Potelais à Coglès, toutes les deux datent de 1879.

Aires d'études Pays de Fougères
Dénominations chapelle, croix de chemin, grotte de Lourdes
Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Décompte des œuvres repérés 100
étudiés 7

Annexes

  • 20103503033Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, Bande49.

    20103502821Z : Service de l'Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, Bande07.