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L'architecture industrielle et le génie civil de l'ancienne communauté de communes du Pays d’Évran

Dossier IA22017212 réalisé en 2010

Parmi les grands travaux des 19e siècles et 20e siècles, la construction du canal d´Ille-et-Rance ouvert à la navigation en 1832 a été un événement majeur, remodelant le périmètre des communes d´Evran et de Saint-Judoce, à la fois constructions d´ouvrages d´art, modification du trafic routier au profit de la voie d´eau, nouvel élan économique pour les produits issus de l´agriculture, développement du transport pour le sablon et les pierres a bâtir. Cette voie navigable réalisée pour relier Rennes à Saint-Malo, mais aussi la Manche et l´océan Atlantique a été cependant ouverte pour des raisons toutes autres, stratégiques et militaires, afin d´éviter le blocus maritime anglais à l´époque du consulat de Napoléon Bonaparte. L´importance du trafic commercial par gabarres et autres bateaux a fond plat fut de courte durée car le canal est mis rapidement en concurrence dès la fin du 19e siècle avec le chemin de fer plus moderne et mieux adapté aux longues destinations.

La gare du Quiou construite en 1895, sur la ligne de chemin de fer la Brohinière-Dinan, en liaison avec celle de Rennes-Saint-Brieuc, a servi à la fois au transport des amendements calcaire obtenus dans les fours à chaux du Quiou, qu´à l´acheminement de l´anthracite nécessaire pour la combustion de la chaux et au transport de voyageurs vers Evran. Aujourd´hui, son esplanade plantée de platanes environnée par deux anciens hôtels de voyageurs forme un ensemble architectural et environnemental de qualité, évocateur de la vie économique et sociale du pays entre la fin du 19e siècle et la première moitié du 20e siècle.

L´activité chaufournière du Quiou située a proximité du bourg et du gisement de calcaire coquillier des faluns a profité de ce nouveau réseau pour asseoir son développement commercial. Cette installation initiée par la famille Bougeard en 1892 est caractéristique des grandes installations chaufournières dites en « dos de terre ». Ces fours imposants construits en pierre de taille de jauge, telle une haute muraille infranchissable, marquent le site du Quiou par leurs monumentalités et par la conservation de l´ensemble de leurs installations, atelier de fabrication, magasin industriel et logement patronal.

Les fours de Néal

Le haut fourneau de Néal édifié près de la rivière du même nom sur la commune de Plouasne est désormais presque entièrement recouvert par les eaux de la retenue du barrage hydro-électrique de Rophemel installé entre 1931 et 1937. Il serait l´unique vestige de grandes forges dont l´activité est mentionnée dès la fin du 16e siècle jusqu´à la veille de la Révolution. En 1687, Pierre de la Rivière est qualifié de Maitre des Forges de Néal. Un moule à boulets de canon a été découvert sur le site et fait partie des rares objets témoins de ce riche passé. En plus du combustible et du minerai, un adjuvant calcaire, pierre à chaux, dit aussi castine ou fondant était employé pour élaborer la fonte au bois. Les carrières d´exploitation de falun situées sur les communes proches de Tréfumel et du Quiou ont ainsi facilitées l´implantation de cette industrie métallurgique.

Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult

REGION BRETAGNE, service de l´Inventaire du patrimoine culturel.

Aires d'études Parc Régional Rance Côte d'Emeraude
Dénominations moulin
Période(s) Principale : Moyen Age
Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine
Décompte des œuvres repérée 1
étudiée 1