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Hôtel particulier, 13 rue Brémond d'Ars (Quimperlé)

Dossier IA29000510 réalisé en 2001

Fiche

AppellationsLohéac (ou Lalau-Dézautté)
Destinationsimmeuble de bureaux, logement
Parties constituantes non étudiéescour, puits, jardin, écurie
Dénominationshôtel
Aire d'étude et cantonQuimperlé - Quimperlé
HydrographiesL' Isole
AdresseCommune : Quimperlé
Adresse : 13 rue
Brémond d'Ars
Cadastre : 1824 F 49 ; 1996 AR 739

On distingue trois principales périodes de construction. Du logis initial, sans doute élevé au début du 16e siècle, subsiste le corps allongé en profondeur avec escalier, baies, cheminée, évier et armoire murale ; l´élévation sur rue était probablement en pan de bois. Entre 1555 et la fin du 17e siècle, la maison appartient à la famille de Lohéac. Leurs armoiries, remployées, figurent sur une cheminée du rez-de-chaussée ; ils font probablement bâtir en 1652 le petit corps de bâtiment à l´ouest donnant sur un jardin d'agrément qui borde la rivière de l´Isole. Le corps de logis est à deux étages, sur rue, a probablement été construit vers 1765, sur l´emplacement d´une partie du bâtiment du 16e siècle, pour Jean-René Lalau-Dézautté, procureur de la sénéchaussée de Quimperlé. La porte d´entrée a été bouchée tardivement. Le corps de passage latéral en appentis qui semble figurer sur le cadastre de 1824, a été refait dans la seconde moitié du 19e siècle. Des écuries entre cour et jardin et une petite serre ont été rajoutées à la fin du 19e siècle.

Période(s)Principale : 1er quart 16e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 3e quart 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 19e siècle
Dates1652, porte la date
Auteur(s)Personnalité : Lohéac Maurice? commanditaire attribution par source
Personnalité : Lalau-Dézautté? commanditaire attribution par source

Maçonnerie en moellon couvert d'enduit (aile postérieure), en moellon avec chaînes d´angle, bandeaux et corniche saillants en granite pour l'élévation sur rue dont l'enduit en ciment imite la pierre de taille. Elévation sur rue ordonnancée à trois travées. Ouvertures en granite et en calcaire pour certaines baies des 16e et 17e siècles, en granite pour les autres. Armoire murale et évier en calcaire. Escalier en vis en granite, sauf la partie comprise entre le second niveau et les combles, en bois. Aile postérieure couverte d´un toit à deux pans, corps de bâtiment sur rue couvert d´un toit à croupe. Sous-sol à usage de cave sous la majeure partie du bâtiment. La venelle située au nord servait probablement d´accès latéral secondaire et permettait l´éclairage indirect de la salle.

Mursgranite
calcaire
ciment
enduit d'imitation
moellon
Toitardoise
Étagessous-sol, 2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à deux pans
noue
croupe
Escaliersescalier en vis sans jour en charpente, en maçonnerie
Typologiesmaison en front de parcelle. Logis à mur gouttereau sur rue/en largeur. Plan en équerre. Entrée latérale. Tour d'escalier latérale. Cheminée sur gouttereau. A double orientation. Style des ingénieurs. Pièces en enfilade. Armoire murale. Evier
États conservationsremanié
Techniquessculpture
ferronnerie
Précision représentations

Sur la cheminée sud du rez-de-chaussée : armoiries Lohéac (réemploi). Trois garde-corps en ferronnerie à panneaux de volutes (2e étage).

Bien que remanié à plusieurs reprises, l´édifice est représentatif de l´évolution d´un certain nombre de demeures urbaines construites à Quimperlé entre le 16e et le 18e siècle. La partie la plus ancienne décline des volumes et des éléments propres aux manoirs de l´époque (plan en équerre, escalier monumental en vis en pierre, salles superposées), avec un aménagement intérieur exceptionnel qui associe un évier et une armoire murale dont la fonction d´apparat n´est pas à exclure, en référence aux crédences des grands manoirs ou châteaux destinées à recevoir des objets domestiques de valeur. Un tel dispositif, unique à Quimperlé, existe au manoir de Coatcanton à Rosporden. La reconstruction d´un corps de logis sur rue, sans modifications notables des parties plus anciennes donnant sur la cour et le jardin, est, au 18e siècle, un phénomène récurrent à Quimperlé. La nouvelle façade, austère, se compare à celles d´autres maisons de la rue Brémond d´Ars (N° 2, N° 21), également empreintes du style des architectes-ingénieurs qui, actifs à Lorient dans la seconde moitié du 18e siècle, interviennent également à Quimperlé, à l´instar de Gervais Guillois et Louis de Saint-Pierre. Seules trois fenêtres du 2e étage conservent leurs garde-corps en ferronnerie d'origine. Dans l´architecture civile, le recours au calcaire, matériau de construction importé et acheminé par bateau, trouve ici une de ses utilisations les plus anciennes connues.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Annexes

  • 20032901278NUCA : Archives départementales du Finistère, 3 P 292.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Finistère, 3 P 292. Cadastre de 1824, section F.

Bibliographie
  • Le Patrimoine des Communes, le Finistère. Charenton-le-Pont : Flohic Editions, 1998 (Collection Le Patrimoine des Communes de France).

    p. 1356
  • Prestige d´une cité bretonne. Quimperlé. Les rues du Château et du Gorréquer. Ouvrage collectif : Société d´histoire du pays de Kemperlé, Bannalec, 1990.

    p. 181, 442-443, 516