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Hôtel dit hôtel Saint-Georges, 11, 11 bis rue des orfèvres ; 13 place Valencia (Vannes)

Dossier IA56006797 inclus dans Place dite place Valencia (Vannes) réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

L'ensemble de l'hôtel paraît homogène de 1757, construit d'après les archives par Jean Baptiste Guitern en 1757, date à laquelle il est en train de "rétablir sa maison", à l'exception de l'escalier qui pourrait subsister de l'hôtel antérieur du 17e siècle ; cet escalier se situait-ii à cet emplacement ? On aurait alors conservé les murs (ou au moins le mur latéral nord contre lequel il s'appuie. L'élévation nord sur la rue des Orfèvres est la seule partie qui manifeste le caractère ostentatoire de l'édifice, (pierre de taille de calcaire pour les étages et de granite pour le rez-de-chaussée, alternance des formes de baies suivant les niveaux), au contraire de la modeste façade place Valencia longtemps masquée par une maison aujourd'hui disparue. Ces façades ne rendent pas compte de la dimension de l'édifice dont toute une partie se développe sur la cour intérieure. L'aile des latrines qui borde la cour à l'ouest ressemble à celle de l'hôtel de Limur.

AppellationsSaint-Georges
Parties constituantes non étudiéescour, boutique
Dénominationshôtel
Aire d'étude et cantonVannes
AdresseCommune : Vannes
Adresse : 11, 11 bis rue des, Orfèvres, 13 place
Valencia
Cadastre : 1807 I3 980; 1844 K8 2011 ; 1980 BR129

D'après le rentier de 1455-1458, seule la cour actuelle de l'hôtel est construite et bordée en façade sud par une ruelle qui prend son départ rue de la Monnaie et qui desservait sans doute la cour postérieure.

Les archives de la réformation en 1677 signalent à cet emplacement 2 maisons qui appartiennent à Pierre Deremon, sieur de la Garenne et à Pierre Le Gouvello, seigneur de Kerantré. Il est probable que l'hôtel est construit entre cette date et 1757, peut-être à la fin du 17e siècle d'après l'escalier.

D'après les archives, l'hôtel appartient en 1757, date d'un litige, à Jean Guitern du Defaye, médecin ordinaire du Roi qui l'acquiert avec sa fille mineure auprès de Jean-Baptiste Alexis Joseph en 1749. La descente d'experts pour régler le litige entre Jean Guitern du Defaye et le sieur le Boulh nous apprend que le premier est en train de rétablir sa maison. Il conserve cependant le corps d'escalier.

Celle-ci est revendue en 1762 par le mari de la fille de ce dernier, Pierre Grimon, docteur en médecine, à Pierre Jean-Baptiste Louis Charpentier, seigneur de Lanvaux qui en est encore propriétaire à la Révolution. Les ouvertures du rez-de-chaussée et du premier étage de la façade nord ont été modifiées à la fin du 18e siècle dans l'esprit néo-classique sans doute par ce propriétaire.

L'édifice est réquisitionné pour le comité de surveillance et les officiers de l'Etat-Major. En 1802, l'évêque concordataire Monseigneur de Pancemont y demeure quelques temps lors de son arrivée à Vannes.

L'hôtel porte le nom de la famille propriétaire de l'édifice dans le milieu du 19e siècle, les Harscouët de Saint-Georges du château de Kéronic en Pluvigner. En 1846, monsieur Jacquet fait pour cette famille une demande d'alignement pour la construction dans la cour d'une remise.

Les anciennes écuries en façade nord ont été transformées en boutique.

Les archives cadastrales signalent au 19e siècle la présence de Ed. Ferrary (pâtissier-confiseur-glacier) (maison médaillée) qui aménage un potager pour la cuisson au 2ème étage de l'hôtel.

Période(s)Principale : 1er quart 18e siècle, 4e quart 18e siècle
Auteur(s)Personnalité : Charpentier de Lanvaux Pierre Jean-Baptiste Louis
Pierre Jean-Baptiste Louis Charpentier de Lanvaux
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propriétaire attribution par source
Personnalité : Harscouët de Saint-Georges propriétaire attribution par source
Personnalité : Guitern du Defaye Jean commanditaire (?), attribution par source

Etabli sur une parcelle d'angle de plan rectangulaire, l'hôtel d'une architecture très sobre adopte un plan classique pour la période : deux corps reliés à l'est encadrant le corps d'escalier, la cour au sud dallée est bordée de deux ailes de profondeur différente. L'aile est qui contient un escalier secondaire dit de dégagement à rampe en fer forgé se prolonge par un pavillon qui comprenait au rez-de-chaussée la cuisine dont la cheminée en granit a été conservée. A partir de cette cuisine, on accédait à une venelle qui débouchait rue de la Monnaie. L'escalier de cette aile ne dessert que le premier étage. L'aile ouest très étroite est une aile de service.

La façade nord est en pierre de taille de granit au rez-de-chaussée et de calcaire aux étages tandis que la façade ouest est en moellon de granite désenduit. Les façades sur cour sont enduites sur moellons sauf l'aile nord sans doute en brique. Les ouvertures sont en granite au rez-de-chaussée et en calcaire aux étages. Les fenêtres façade nord ont conservé leurs balcons au 1er étage et leurs gardes corps au second en fer forgé. Il se compose d'un rez-de-chaussée en granit et de deux étages en pierre blanche. Toutes les baies sont en arc segmentaire à l'exception de celles du rez-de-chaussée et du premier étage façade nord. Lucarnes à frontons triangulaires dans le comble. L'escalier est dans une cage ouverte et est à retour avec jour à une seule volée par niveau. Le départ de la rampe à balustres est sculpté d'acanthes et de volutes. Dans ce corps d'escalier, un escalier droit en pierre conduit au sous-sol. L'hôtel a conservé une partie de ses boiseries.

Mursgranite moellon enduit
calcaire pierre de taille
pierre de taille
brique enduit
Toitardoise
Étagessous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
Couverturestoit à longs pans brisés
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente, cage ouverte
escalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie, cage ouverte
Typologiesen alignement de rue, parcelle d'angle, double en profondeur
Techniquesmenuiserie
Précision représentations

Balcons et gardes corps en fer forgé. Départ de la rampe d'escalier galbé et orné de volutes et d'acanthes.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Sites de protectionsecteur sauvegardé
Protectionsinscrit MH, 1945/03/01
Précisions sur la protection

Les façades sur rue, la toiture, les boiseries anciennes du premier étage et l'escalier (cad. K 2011) : inscription par arrêté du 1er mars 1945.

Annexes

  • Déclaration et dénombrement, 1677

    A. D. Loire-Atlantique B 2340 : 1677 : Déclaration et dénombrement de Me Pierre Deremon Sr de la Garenne notaire royal et procureur au présidial de Vannes et Dlle Marie Henry son épouse d´une maison size en la ville de Vannes près la rue des Orfèvres ouvrant sur la dite rue vers le minuit d´un côté vers le levant à maison au sieur et dame de Keralbault qui autrefois était à la dame du Couedic et aux feu Sr et dame de Rosnier Le Gouvello de l´autre côté vers le couchant encore sur la dite rue des Orfèvres et à maison à la veuve et héritière de Jacques Le Floch qui auparavant appartenait au feu Sr Bigaré et par derrière vers midy sur le haut des Lisses du dit Vannes. Au derrière de la dite maison il y a deux petites cours, un cellier et logement pour bûcherie ou escurie, un petit jardin au bout de la dite cour joignant à maison au sieur de Lourmouel Queneau et de l´autre côté une gallerie à maison au Sr de Kerizouët de Tredazo où demeure la veuve Guezol et des deux côtés les murailles mitoyennes aux dits Sr deremon et compagne et les dits Sr et dame de Keralbault et vers la dite veuve Le Floch, la dite maison contenant de face sur le pavé et susdite rue des Orfèvres 22 pieds et par le dedans au travers et proche du devant 17 pieds, de longueur à prendre du côté de la dite rue vers la cour cuisine au proche cabinet et latrines au côté dépendante de la dite maison susnommée et contiennent les dites cour et cuisine de travers 12 pieds, l´appentis proche et dans la plus grande cour au bout de la précédente vers les sieur et dame de Keralbault contient 26 pieds de long et de travers 6 pieds, la grande cour allée et sortie aux dites Lisses et jardin contenant de long 3 cordes et de travers du dit jardin et allée de la dite cour 21 pieds, le dit cellier et écurie ou bucherie au côté de la dite cour vers le minuit et vieux logement presque ruiné contenant de largeur 18 pieds et 29 de longueur joignant au logis du Sr de Kerizouët et à la dite veuve et héritiers du Floch et au derrière vers le minuit à la veuve de la Chesnays Daniellet, sur le pavé vers les Lisses la muraille contenant de face 22 pieds de large, les dites choses provenant des successions de feu me Pierre Kernel et Dlle Jeanne Henry par eux acquise pendant leur communauté du feu Sr Gosman et femme dès l´an 1635 et lui sont indivise et en litige même entre les dits Deremon et compagne et les héritiers du dit Kernel et autres et que les dits Deremon et compagne possèdent les dites choses tant comme héritiers de la dite Henry que par retrait qu´ils en ont fait suivant leur contrat du 9 septembre 1673.

  • Déclaration et dénombrement, 1677

    A. D. Loire-Atlantique B 2340 : 1677 : Déclaration et dénombrement de messire Pierre Le Gouvello seigneur de Kerantré conseiller du roi maître ordinaire en la chambre des comptes à Nantes héritier principal et noble sous et par bénéfice d´inventaire de défunte dame Vincente Le Gouvello vivante femme et compagne de messire Pierre de Saint Perne chevalier vicomte du Tallé conseiller du roi au parlement de Bretagne et président aux enquêtes faisant tant en son nom que pour ses autres consorts aussi héritiers sous et par bénéfice d´inventaire, d´une maison couverte d´ardoises exposée au couchant située rue des Orfèvres construite par le devant de cloisons de bois garnies de terrasses et de tainquelage avec leur saillie vers la rue des Orfèvres supportée par des piliers de pierre de taille consistant dans un grand corps de logis cour, appentis et autre maison au derrière construite de colonnes de bois de terrasses avec un tourillon donnant sur la dite cour servant de montée lequel grand corps de maison contenant de largeur par le devant vers la dite rue des Orfèvres 20 pieds de profondeur 20 pieds, de profondeur à deux logères de massonnage avec la cour et appentis au derrière 81 pieds joignant vers le levant à une petite cour appartenant à Jean Queneau, au midy à maison et cour dépendant de la succession de feu maître Pierre Gérard et au minuit à maison de monsieur de Bellebat sénéchal de Largouët, laquelle maison cour et appentis au derrière contiennent ensemble sous fond 3 cordes et 1/8ème de corde, les issues non comprises. Le tout échu à la dame de Tallé par les successions de ses père et mère.

  • Bail, 1680

    A. D. Morbihan 6E 14315 : 22 juillet 1680 : Bail de 3 ans passé entre messire Pierre de St Pern chevalier seigneur de la Hay conseiller du roi et président aux enquêtes du parlement de ce pays demeurant rue des Orfèvres et N.H. Pierre Joubert avocat en la cour et Dlle Jeanne de Fèves sa compagne demeurant rue St François de la jouissance de deux chambres hautes du troisième étage de la maison où demeure le dit seigneur président de la Hay rue des Orfèvres, la cuisine, chambre et galerie de plain pied joignant le derrière du dit troisième étage et les galetas au-dessus de la dite cuisine et chambre joignant sans comprendre les galetas au-dessus des dites deux chambres du dit troisième étage et une portion de la cave, le tout pour 300 £/an.

  • Vente, 1749

    A. D. Morbihan 6E 778 : 17 juin 1749 : Vente d´une maison située rue des Orfèvres passée entre messire Jean-Baptiste Alexis Joseph Chef de nom et d´armes de la Chapelle chevalier seigneur de la villeplot et Kercointe et dame Bonne Pauline d´Espinose son épouse demeurant rue Saint François d´une part et Dlle Jeanne Olive Alba fille mineure authorisée de N.H. Jean Guiter du Defaye docteur en médecine médecin du roi demeurant rue Saint Jan, consistant en un embas, premier et second étage, cour et écurie, cave et grenier située rue des orfèvres donnant d´un côté et joignant la maison de monsieur de Limur alloué honoraire au présidial de Vannes et de l´autre à autre maison appartenant aux héritiers de Marc Carré dont elle a dit avoir une bonne connoissance, pour et en faveur de la somme de 5000 £. Prise de possession le 21 juillet 1749 de la maison cour et écurie où sont demeurant comme locataires monsieur et madame de Pernuern.

  • Descente d'experts, 1757

    A. D. Morbihan. B 497 : 3 mai 1757 : Descente d´experts chez monsieur Du Faye rue des Orfèvres. Le 3 mai 1757, nous Gabriel Marie Ulliac architecte, Pierre Lucquin et Jean Brunet entrepreneurs demeurant séparément en cette ville de Vannes paroisse Saint Patern, Saint Salomon et Saint Pierre, experts convenus des parties ci-après dénommées et donné pour tiers d´office nous sommes à requête de noble maître Jean Guitern du Defaye docteur en médecine et médecin ordinaire du roi à Vannes y demeurant rue des Orfèvres contre messire Julien Le Boulh prêtre prieur de Saint Nicolas demeurant à Vannes rue des Orfèvres nous nous y sommes transportés pour en exécution de la sentence rendue au présidial le 23 avril 1757, pour procéder à la visite des murs et latrines et autres lieux de la maison appartenante au dit Sr Le Boulh et habitée par le Sr Guillo serrurier située en la dite rue des Orfèvres, la ruelle d´entre la dite maison et celle qu´a commencé à rétablir le dit Sr du Defaye, des servitudes des dites maisons.

    Venus à l´examen de la cage des latrines de la maison du Sr Le Boulh, nous avons vu qu´elle étoit en ruine et en partie écroulée dans la partie supérieure qui est d´environ 13 pieds de hauteur à compter du dessous du toit de la dite maison du dit Sr Le Boulh et ne pouvant voir clairement si le reste des dites latrines etoit aussi en mauvais état que la dite partie supérieure, pour nous en éclaircir nous avons pris parti de faire démolir la dite partie défectueuse et pour cet effet les nommés Jean Oliveau et Jean Caradec maçons tailleurs de pierres travaillant actuellement pour la dit Sr du defaye ont commencé à la détruire. La dite partie de latrines étant démolie jusqu´à un panneau de colombages nous avons vu que le dit panneau portoit tout entier sur le mur de la maison du Sr du Defaye et que le dit panneau de colombages ne soutenoit ni n´avoit été mis pour soutenir les dites latrines mais seulement pour servir de clôture à la maison du dit Sr du Defaye. Que la dite cage de latrines étoit construite avec pierres et terre grasse également que le contremur d´environ un pied d´épaisseur des dites latrines joignant le dit panneau de colombage et le mur appartenant au Sr du Defaye.

    Le lendemain avons demandé la continuation de la démolition de la partie de mur jusqu´au sol de la dite ruelle. Le lendemain avons vu que le reste de la dite cage des dites latrines étoit tout à fait en ruines et prête à tomber dans les parties du côté de la dite ruelle et celle joignant le mur du Sr du Defaye, avons estimé aussi que les dites matières des dites latrines pouvoient avoir corrompu les fonds des murs tant de la maison du Sr du Defaye que celuy de la maison du dit Sr Le Boulh ce qui pouvoit causer quelques ruines à la maison de ce dernier. Lorsque le Sr du Defaye feroit creuser les fonds de sa maison pour l´établir sur le solide et pour en être sûr, nous avons demandé aux manœuvres de détruire les murs jusqu´au fond. La dite ruelle séparant la maison du dit Sr du Defaye d´avec celle du dit Sr Le Boulh, avons mesuré la dite ruelle et avons trouvé qu´elle a 3 pieds 11 pouces de large près les dites latrines à compter du jambage vers le levant de la fenêtre qui est dans le mur de cotierre de la maison du dit Sr Le Boulh jusqu´au dit mur du dit Sr du Defaye, inclusivement.

    Avons ensuite visité les fondements de la partie de mur, lesquels fondements nous les avons trouvé de bon roc et bien solide, sortis des dits fondements et visité le mur de cotière vers le levant des dites latrines nous l´avons trouvé en état de subsister encore longtemps quoique la tête ou encoignure de la dite cotière de la dite latrine surplombe d´environ trois pouces sur le terrain du dit Sr du Defaye dans la hauteur qu´il a actuellement jusqu´au pavé de la dite ruelle laquelle hauteur est de 9 pieds.

    Venant à l´examen de l´angle de la face de la maison du dit Sr Le Boulh sur la dite ruelle, au ras du pavé de la dite ruelle, d´environ 13 pouces à prendre du côté du couchant la dite ruelle ayant de largeur en cet endroit c'est-à-dire entre la dite cheminée et le mur du dit Sr du Defaye 20 pouces 6 lignes.

    Le lendemain nous avons demandé aux manœuvres de continuer de démolir la partie de mur de la maison du dit Sr du Defaye, vis-à-vis la dite cheminée, jusqu´aux dernières pierres du fond pour en examiner les fondements ce qu´ils ont commencé de faire en notre présence, nous dits experts ayant fait démolir dès le jour d´hier un petit mur fermant la dite ruelle du côté du couchant pour voir et examiner plus clairement la dite cheminée, avons vu qu´elle étoit toute ventrue, arcquée et inclinée sur la maison du dit Sr Le Boulh, que la tige de la dite cheminée avoit été démolie peu de temps avant ce présent PV, nous avons jeté un plomb depuis l´étage du grenier de la maison du dit Sr Le Boulh et avons vu que malgré l´inclinaison susdite de la dite cheminée elle surplomboit du côté de la dite ruelle d´environ 4 pouces, avons aussi remarqué que la dite cheminée étoit caduque et défectueuse en plusieurs endroits, que depuis qu´on avoit démoli le dit petit mur fermant la dite ruelle, une petite pierre qui est à un pied au-dessus du pavé de la dite ruelle et une plus grande au-dessus de la dite petite pierre dans le coin de la dite cheminée vers le couchant avoient rompus ce qui fait que nous estimons qu´il est nécessaire de démolir la dite cheminée jusqu´au pavé de la dite ruelle parce que lorsque le dit Sr du Defaye feroit tirer les fonds de la maison qu´il veut édifier la dite cheminée pouvoit tomber lorsqu´on y penseroit le moins. La dite partie de mur de la maison du Sr du Defaye étant démolie jusqu´aux dernières pierres des fonds, nous avons vu que les fondements étoient de bon roc et bien solides.

    Nous avons fait jeter partie des pierres et terre du Sr Le Boulh dans une masure lui appartenant au derrière de sa maison et fait porter une partie des pierres luy appartenant auprès de la porte du devant de la dite maison et environ une chartée de décombres auprès de la boutique où demeure Scaudan maître tailleur, les décombres provenant des démolitions des parties de mur du Sr du Defaye un peu plus bas que celles du Sr Le Boulh vers les Cordeliers et les pierres ont été mises en partie dans la cave de la maison que le dit Sr du Defaye fait bâtir et partie au devant de la dite maison.

    Finalement nous avons remarqué que les eaux pluviales de la maison que le dit Sr du Defaye rétablit doivent tomber et avoir leur cours où écoulement dans toute la longueur du mur de côtière par la ruelle cy-devant mentionnée et de là dans la rue, que les eaux pluviales de la même maison qui tombent dans la cour du dit Sr du Defaye, les décharges de lavure et autres lavages de la cuisine pavent de par un touc et une dalle pratiquée dans le dit mur de côtière du dit Sr du Defaye et doivent avoir leur écoulement par la ruelle de séparation ci-devant dite et ensuite dans la rue, que dans la cage des latrines du dit Sr Le Boulh du côté et presqu´au ras du pavé de la dite ruelle il y a une bonde d´environ 5 pouces de diamètre, que dans le mur de côtière du dit Sr Le Boulh au rez-de-chaussée il y a une fenêtre et une porte pour avoir jour et sortie de la dite maison dans la dite ruelle, dans les étages supérieurs plusieurs autres fenêtres éclairant l´escalier et quelques appartements de la maison du Sr Le Boulh et que les eaux pluviales de la dite maison tombent et ont leur écoulement dans toute la longueur du mur de côtière de la dite maison par la dite ruelle et de là dans la rue.

  • Vente, 1762

    A. D. Morbihan 6E 26 : 17 mai 1762 : Vente d´une maison passée entre noble maître Pierre Grignon, docteur en médecine de la faculté de Montpellier et dame Jeanne-Olive Alba son épouse demeurant à Vannes paroisse St Pierre à messire Pierre Jean-Baptiste Louis Charpentier, chevalier seigneur de Lanvaux et autres lieux, conseiller au parlement de Bretagne et dame Marie Anne Le Févre de la Salière sa femme demeurant ordinairement en leur hôtel à Rennes place Sainte Anne paroisse Saint Germain de la maison où demeurent actuellement les parties situées en cette ville ayant ses ouvertures sur la rue des Orfèvres et vis-à-vis la rue Saint-François, avec ses écuries, remises, cour close prohibitive, une seconde cour qui est mitoyenne dans laquelle il y a un puits aussi mitoyen et toutes leurs appartenances servitudes et dépendances appartenant au Sr et dame Grignon du chef de cette dernière, pour et en faveur de la somme de 25 000 £, secondement qu´ils feront leurs diligences pour faire juger définitivement l´instance actuellement pendante et indécise à la cour entre eux et le Sr Le Boulh prêtre au sujet du conduit ou dalle situé en la cuisine du second étage de la dite maison et de la gouttière mise au côté de la couverture qui donne vers la maison du Sr Le Boulh, sans cependant qu´ils soient tenus de répondre aux seigneur et dame acquéreurs des évènements de l´arrêt qui interviendra, troisièmement que les dits Sr et dame Grignon continueront de jouir en bon ménage et sans faire aucune dégradation de l´appartement au second étage de la dite maison dont ils jouissent actuellement jusqu´à la St Jean-Baptiste prochaine sans être tenu d´en payer aucun loyer.

  • Sources iconographiques

    20055600532NUCA : Archives départementales du Morbihan, 1 Fi 88/1.

    20105606621NUCA : Archives départementales de Vannes, 3 P 297/22.

    19975601199XB : Archives municipales de Vannes

    20105606622NUCA : Archives départementales de Vannes, 3 P 297/53.

    19985600192XA : Archives municipales de Vannes

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Loire-Atlantique B 2340 : 1677 : Déclaration et dénombrement de Me Pierre Deremon Sr de la Garenne notaire royal et procureur au présidial de Vannes et Dlle Marie Henry son épouse d´une maison size en la ville de Vannes près la rue des Orfèvres.

    Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2340
  • A. D. Loire-Atlantique B 2340 : 1677 : Déclaration et dénombrement de messire Pierre Le Gouvello seigneur de Kerantré conseiller du roi maître ordinaire en la chambre des comptes à Nantes.

    Archives départementales de Loire-Atlantique : B 2340
  • A. D. Morbihan 6E 14315 : 22 juillet 1680 : Bail de 3 ans passé entre messire Pierre de St Pern chevalier seigneur de la Hay conseiller du roi et président aux enquêtes du parlement de ce pays demeurant rue des Orfèvres et N.H. Pierre Joubert avocat en la cour.

    Archives départementales du Morbihan : 6E 14315
  • A. D. Morbihan 6E 778 : 17 juin 1749 : Vente d´une maison située rue des Orfèvres passée entre messire Jean-Baptiste Alexis Joseph Chef de nom et d´armes de la Chapelle chevalier seigneur de la villeplot et Kercointe et dame Bonne Pauline d´Espinose son épouse demeurant rue Saint François d´une part et Dlle Jeanne Olive Alba fille mineure authorisée de N.H. Jean Guiter du Defaye docteur en médecine.

    Archives départementales du Morbihan : 6E 778
  • A. D. Morbihan B 497 : 3 mai 1757, descente d´experts chez monsieur Du Faye rue des Orfèvres. Le 3 mai 1757, nous Gabriel Marie Ulliac architecte, Pierre Lucquin et Jean Brunet entrepreneurs demeurant séparément en cette ville de Vannes paroisse Saint Patern, Saint Salomon et Saint Pierre, experts convenus des parties ci-après dénommées et donné pour tiers d´office nous sommes à requête de noble maître Jean Guitern du Defaye docteur en médecine et médecin ordinaire du roi à Vannes y demeurant rue des Orfèvres contre messire Julien Le Boulh prêtre prieur de Saint Nicolas demeurant à Vannes rue des Orfèvres.

    Archives départementales du Morbihan : B 497
  • A. D. Morbihan 6E 26 : 17 mai 1762 : Vente d´une maison passée entre noble maître Pierre Grignon, docteur en médecine de la faculté de Montpellier et dame Jeanne-Olive Alba son épouse demeurant à Vannes paroisse St Pierre à messire Pierre Jean-Baptiste Louis Charpentier, chevalier seigneur de Lanvaux et autres lieux, conseiller au parlement de Bretagne et dame Marie Anne Le Févre de la Salière sa femme.

    Archives départementales du Morbihan : 6E 26
  • A. M. Vannes 1 O 216. Voirie urbaine alignements 1840-1847.

    Archives municipales de Vannes : 1 O 216
Bibliographie
  • THOMAS-LACROIX, Pierre. Le vieux Vannes. Malestroit, presses de l'Oust, 2e édition, 1975.

    p. 45
Périodiques
  • CLOSMADEUC de G. La maison des Représentants du peuple à Vannes en 1795. Bulletin des amis de Vannes, 1998, n°23.

    p. 29, 31
  • FRELAUT, Bertrand. Les hôtels du vieux Vannes. Bulletin des amis de Vannes, 1996, n°21.

    p. 51

Liens web