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Front de mer : espaces littoraux remarquables (Pléboulle)

Dossier IA22009247 réalisé en 2006

Fiche

Dénominations front de mer
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
Adresse Commune : Pléboulle

Les espaces littoraux remarquables de Pléboulle DIREN Bretagne, DDE 22 et Service des Espaces naturels du Conseil Général. L'approche systémique du patrimoine naturel et du patrimoine culturel prend en compte à la fois les espaces naturels au sens environnemental mais aussi sur les usages sur ces sites (du point de vue ethno-écologique et culturel), qui ont forgé un territoire vécu et un territoire identitaire. La surface totale des sites littoraux remarquables sur la commune couvre 234 ha 76, Fig 1. 13/1 - La baie de la Fresnaye : elle couvre 47 ha 23 tout en Domaine Public Maritime (estran, partie naturelle d'estuaire, marais, vasière, concentration naturelle d'espèces animales et végétales). Elle se caractérise par une forte productivité biologique (nurserie et nourrisserie, hivernage de limicoles et d'anatidés). Etat et usages du site : mytiliculture, ostréiculture, pêche à pied. La gestion proposée tend à la maîtrise de la qualité de l'eau dans le bassin versant. 13/2 - La zone humide de Corbusson/Launay : elle couvre 18 ha 60 et représente une partie d'une unité plus importante sur Matignon, de grand intérêt géomorphologique et botanique. Cette zone boisée proche du rivage est associée à des marais et à des paries humides, avec des activités agricoles. La gestion proposée est la conservation du patrimoine biologique et le pâturage extensif ou prairie de fauche. 13/3 - Falaises de Crissouët et abords : elles couvrent 55 ha 50 (falaises et abords), d'un intérêt paysager très important, participant à l'ensemble baie de la Fresnaye. Le paysage agricole ainsi constitué est ouvert avec un habitat diffus et des plantations de conifères. La vocation et la gestion proposées insistent sur la protection paysagère et le maintien d'une agriculture durable. 13/4 - L'ensemble des coteaux agricoles de l'estuaire du Frémur couvre 85 ha 84 : versant agricole au relief mou, peu accentué, contrastant avec les coteaux abrupts de Fréhel ; en fond d'estuaire, la tour médiévale ruinée de Montbran (patrimoine culturel du littoral). La partie naturelle de l'estuaire contraste avec les parties agricoles et les boisements localisés. Le maintien de l'agriculture est souhaitable. 13/5 - L'estuaire du Frémur et les polders de Port-à-la-Duc : ils couvrent 27 ha 59 dont 16 ha 31 sur le Domaine Public Fluvial. Ces espaces littoraux sont d'un intérêt biologique important : polders à végétation saumâtre, herbus, marais, zone humides, ruisseaux et leurs affluents. Le circuit de l'eau est ponctué d'ouvrages littoraux, parfois anciens (19ème siècle) : ponts, ponceaux, fontaines, lavoirs. L'intérêt patrimonial du site réside aussi autour des anciens marais salants, aujourd'hui disparus, remplacés par des cultures extensives. Cette ancienne littoralité d'usage fait partie du patrimoine culturel du littoral qui reste encore à étudier. La vocation et la gestion proposées concernent le maintien de cette unité paysagère et la conservation du patrimoine historique et biologique. La suppression des remblais s'impose ainsi que la qualité des eaux dans le bassin versant afin de restaurer les caractéristiques initiales du site.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
États conservations bon état, restauré, remanié, inégal suivant les parties
Statut de la propriété propriété publique
propriété privée

Annexes

  • La baie de la Fresnaye

    La baie de la Fresnaye a une largeur moyenne de 2,5 km et de 1, 5 Km, dans sa partie la plus étroite.

    Sa longueur, de la pointe de Crissouët au large est de 6 km. Et son ouverture entre la pointe du Fort-la-Latte et celle de l'Isle en St-Cast est de 4 km. Son orientation est Nord-Nord-Est.

    On dit qu'elle n'existait pas autrefois, qu'elle serait due au cataclysme de l'an 709 qui aurait provoqué aussi l'affaissement de la baie du Mont Saint Michel, et qu'à sa place, il y avait une forêt de frênes, d'où son nom de Fresnaye. Cette affirmation est contestées par plusieurs auteurs. Une grande partie de la baie est consacrée à la mytiliculture (élevage des moules) et à l'ostréiculture (élevage des huîtres). Cela a commencé il y a une trentaine d'années avec la venue des conchyliculteurs charentais.

  • 20062212126NUC : Collection particulière

Références documentaires

Bibliographie
  • DIREN BRETAGNE, OUEST-AMENAGEMENT. Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor. Rennes, DIREN Bretagne, 1998.

    p. 51
  • DUMESNIL, Jean-Louis. Pléboulle et la mer. Association culturelle de Pléboulle, Pléboulle, avril 1999.

    p. 13-14