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Fourche à marne

Dossier IM22003318 réalisé en 2003

Fiche

Dénominations fourche
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Langueux
Adresse Commune : Hillion
Lieu-dit : les Grèves

La fourche à marne est une fourche à cailloux, utilisée depuis des siècles précédents pour enlever la marne argileuse dans la grève. Dans les grèves au nord-ouest de la côte de Gernugen, le sieur Olivier Clésieux demandait le 19 juin 1863 au Ministère des Travaux Publics et auprès de la Marine, une concession temporaire, afin d'extraire la terre argileuse, pour la fabrication des tuiles et briques de Saint-Ilan, dont il allait inaugurer ensuite l'usine en 1864. La fourche à marne est encore utilisée aujourd'hui par certains riverains des marais pour remblayer les digues avec les mottes de pétrelles. Témoignage recueilli auprès de Monsieur Louis Le Borgne (Hillion).

Période(s) Principale : 1ère moitié 20e siècle

Fourche à cailloux, utilisée pour enlever la marne des marais. Large de 27 cm pour une hauteur de 30 cm, elle comporte 9 dents en fer forgé, enmanchée sur une longueur de 150 cm. Les dents sont limées pour entrer plus facilement dans la vase dure, sans la couper.

Catégories ferronnerie
Matériaux fer
bois
Précision dimensions

l = 150 ; la = 27

Statut de la propriété propriété d'une personne privée

Annexes

  • Limon et marne

    Les conditions naturelles d´un sol arable très limoneux sont très favorables à l´agriculture littorale de l´anse d´Yffiniac. Ce limon périglaciaire dans la zone légumière permet plusieurs récoltes dans l´année. Il donne une terre lourde et riche, qui résiste bien au vent, imperméable aux grandes pluies, tout en devenant « liant » après les pluies fines. Les gels altèrent ces terres peu profondément. Mais elles nécessitent d´être aérées régulièrement avec de puissants attelages. Autrefois, elles étaient travaillées à la bêche, à la houe, à la tranche.

    Les parties gagnées sur la mer sont constituées essentiellement de tangue. C´est une terre idéale pour les cultures de légumes. Tous les deux ans environ, le sol des parcelles est « relevé » par des apports nouveaux de tangue pris sur la slikke.

    Les récoltes abondantes et ininterrompues épuisent les terres . Ici, toute proche, la marne sableuse, précieux amendement pour une terre manquant de calcaire, a été un élément primordial de la richesse.

    A la fin de l´été et au début de l´automne, les exploitants vont par tombereaux ou remorques de tracteurs, chercher la marne. Ils la déposent ensuite dans un coin du champ pour la laisser se déliter. Puis, peu de temps après, ils la répartissent en petits lots appelés « marnerons », qui vont être ainsi soumis aux alternatives d´humidité et sécheresse. Sous ces actions multiples, la marne finit par se désagréger. Elles est alors répandue sur le champ à la pelle, par temps sec, pendant l´hiver ou au début de printemps. Enfin, ils achèvent de la pulvériser à la herse et au rouleau. Souvent l´enfouissement est terminé par un labour.