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Four à boulets de Fort-La-Latte, Pointe de la Latte (Plévenon)

Dossier IA22004551 inclus dans Château de la Roche-Goyon dit le Fort-La-Latte (Plévenon) réalisé en 2005

Fiche

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Dénominationsfour
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
AdresseCommune : Plévenon
Lieu-dit : la Pointe de la Latte
Cadastre : 1826 B1 169-171 ; 1983 B1 59, 61,62

Le fort de défense côtière de Fort-la-Latte fut équipé en 1795 d'un four à rougir les boulets en fer ou four à réverbère. L'ordre de construire sur les côtes de la Manche des "fourneaux à réverbère", pour rougir les boulets, fut donné le 26 mars 1794 par Dalbarade, ministre de la Marine. Ils avaient été conçus par le général Meunier, sous Louis XVI, mais la mise en exécution de ce programme fut confiée sous la Révolution, à Jacques Piou, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées et à François Piou, son fils pour le secteur de Saint-Brieuc.

Période(s)Principale : 4e quart 18e siècle
Dates1795, daté par source

Mesures : 7, 50 m de longueur totale, 2, 50 m de largeur hors-tout et 2, 50 de hauteur. La couverture est en ciment et en ardoise avec des tuiles de faîtage. La construction comprend une toiture à deux pentes.

Mursgrès
brique
granite
États conservationsbon état

Le four à boulets de Fort-La-Latte en bon état de conservation est à étudier.

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • Selon Guy de Sallier Dupin, la construction du four aurait été l'oeuvre des habitants des communes de Plévenon et de sa voisine Pléhérel pour les charrois.

    La cheminée du four était très haute, soit la moitié de la longueur de la sole de descente des boulets en direction du foyer. Cette hauteur expliquerait la faible résistance des cheminées aux tempêtes et leur disparition. Seule subsiste celle du four de Fort-La-Latte. Mais celui-ci est d'un modèle plus réduit que celui d'Erquy et est de surcroît bien abrité dans l'enceinte du fort.

    Descriptions : des briques forment la voûte. L'orifice d'entrée des boulets était surmonté d'une cheminée. Sur le côté était aménagée une table sur laquelle étaient posée les boulets froids. La cheminée et la table sont très biens conservés. Les deux ouvertures de la façade principale assuraient l'alimentation du foyer et sa ventilation. Sur la face arrière, en forte surélévation, se trouve la gueule du chargement des boulets.

  • 20052204757NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Bibliographie
  • SALLIER DUPIN (DE), Guy. La mer et la révolution dans les Côtes-du-Nord. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1992.