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Fort de mer et de terre, batteries de la Pointe du Portzic (Stützpunkt "Portzic") (B 90-112) (Brest)

Dossier IA29001300 inclus dans La forteresse Brest (Festung Brest codée "B") réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

"Le fort du Portzic" par Jean-Yves Besselièvre. 2007.

in Fortifications Littorales, La Rade de Brest, projet de publication du Service de l'Inventaire du Patrimoine (SINPA), Région Bretagne.

"Jusqu´à la seconde moitié du 18e siècle, la protection terrestre de la batterie du Portzic édifiée par Vauban repose sur les retranchements en terre réalisés dans l´urgence de la guerre de la Ligue d´Augsbourg (1688-1697). Formant la gauche du camp retranché de Saint-Pierre (1776-1784), le fort de terre est alors considérablement renforcé. Son rôle est triple : protéger la batterie côtière du côté de la terre, s´opposer à une attaque terrestre venant de l´est et soutenir le fort Montbarrey au nord.

Le front du fort du Portzic, large de 270 m et orienté vers le fort Montbarrey, est constitué de deux demi-bastions reliés par une courtine précédée d´une vaste demi-lune. À l´est, une branche de plus de 200 m de long relie le nouveau front aux retranchements en terre de l´ancienne batterie au sud. Cette branche abrite la porte du fort ainsi que les logements et magasins dans des casemates à l´épreuve de la bombe, prévus pour une garnison de 644 hommes. Isolé par un fossé sec large de 13 m, l´ouvrage est entouré d´un chemin couvert et d´un glacis. Bien que destinés à s´opposer à un assaut venant de la terre, au moyen de 37 pièces d´artillerie, le fort dispose d´une batterie de canons et mortiers faisant feu sur le goulet et contribue ainsi à la défense de la côte.

Les retranchements en terre de la batterie du 17Ie siècle, dépendants du département de la Marine, ne font pas l´objet de travaux lors de la construction du nouveau fort au 18e siècle, dépendant lui du département de la Terre. Cette situation crée ainsi un point faible dans la défense du site. Celui-ci ne disparaît que dans la première moitié du 19e siècle lorsque la branche est des retranchements Vauban est remaniée et maçonnée.

Propriété de la Marine nationale, le fort a perdu sa demi-lune, son chemin couvert et son glacis et il abrite en son sein de nouvelles installations. Les ouvrages du 18e siècle conservés ne sont plus visibles mais le sentier côtier permet d´observer la jonction entre le fort de Terre et le fort de la Marine".

AppellationsFort du Portzic, Batterie du Portzic, Enveloppe du Portzic
Parties constituantes non étudiéesblockhaus, casemate, poste d'observation, batterie, centrale électrique, abri, édifice logistique
Dénominationsensemble fortifié, fort, batterie, édifice logistique, poudrière, caserne
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
AdresseCommune : Brest
Lieu-dit : Le Portzic
Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates1693, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1694, daté par travaux historiques
1695, daté par travaux historiques
1776, daté par travaux historiques
1777, daté par travaux historiques
1784, daté par travaux historiques
1877, daté par travaux historiques
1882, daté par travaux historiques
1883, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Vauban ingénieur militaire
Auteur : De Caux ingénieur militaire
Personnalité : Louis XIV, roi de France personnage célèbre, commanditaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Louis XVI, roi de France personnage célèbre, commanditaire attribution par travaux historiques
Personnalité : Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne
Marquis de Langeron, lieutenant général en chef de la division de Bretagne
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personnage célèbre attribution par travaux historiques
Mursgranite
schiste
maçonnerie
moellon
moyen appareil
béton armé
Toitpierre en couverture, terre en couverture, béton en couverture
Planssystème bastionné
Étagessous-sol, rez-de-chaussée
Couvrementsvoûte en berceau plein-cintre
Couverturesterrasse
Typologiesfort de terre et de mer réorganisé entre 1777 et 1784 pour une garnison de 32 officiers et 612 soldats
États conservationsdésaffecté, envahi par la végétation, mauvais état, vestiges
Techniquesgravure rupestre

Il s'agit d'un site en terrain militaire : l'accès est interdit sans autorisation préalable. Il est cependant en partie visible par le sentier côtier (aménagé). Sur le secteur du Portzic (propriété privée), présence d'une casemate avec cloche blindée à 6 embrasures (Type 634) codée B 92 / 18 (ouvrage ferraillé, sous terre, fouillé par une équipe de bunkerarchéologues). Vide. Sur le secteur du Portzic dans un champ (propriété privée) à droite de la route en arrivant du site de Thales, présence d'une casemate avec cloche blindée à 6 embrasures (Type 114 a neu) codée B 94 / 17 (ouvrage ferraillé, sous terre, fouillé par une équipe de bunkerarchéologues). Huit masques à gaz complets. Sur le secteur du Portzic dans un champ (propriété privée) à gauche de la route en arrivant du site de Thales, présence d'une casemate avec cloche blindée à 6 embrasures (Type 114 a neu) codée B 96 / 16 (ouvrage ferraillé, sous terre, fouillé par une équipe de bunkerarchéologues).

Statut de la propriétépropriété de l'Etat
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre, à signaler

Annexes

  • LES BATTERIES DU PORTZIC ET DE LA POINTE DES ESPAGNOLS.

    GOULET DE BREST

    in La route des fortifications en Bretagne et Normandie de Guillaume Lécuillier, coll. les étoiles de Vauban, Paris, éditions du Huitième jour, nov. 2006, 168 p.

    "Quand la batterie du Portzic sera achevée, elle ne sera pas moins considérable que celle de Léon [Mengant], non par le nombre de canons qui ne sera pas si grand, mais par la qualité du calibre qui est plus gros et qui bat très bien sur l'arrière, le travers et l'avant des vaisseaux [...] Elle contiendra 43 pièces de gros canon très avantageusement placé sur l'endroit du goulet le plus étroit". Vauban, Fortification du goulet de Brest, novembre 1695.

    Programmée par Vauban en 1683 sur une pointe à l'ouest de Brest, la batterie du Portzic est aménagée de 1693 à 1699. C´est l´ultime barrière de feu avant les canons de la Penfeld et du château, l'ingénieur Mollart suivant les conseils du grand ingénieur l'agrandit à plusieurs reprises. En "aménageur du territoire"... Vauban prévoit de créer des communications terrestres : "en faisant un chemin du Portzic à la ville le long de la côte où il y a déjà un petit sentier, y ajoutant quelques logements de mousquetaires de distance en distance [...]". En 1777, la batterie du Portzic est intégrée aux forts détachés de Brest. L'ouvrage est encore agrandi et doté d'un fort de terre... Au fil des années, le calibre des canons de Portzic augmente, jusqu'aux batteries sous casemate du Mur de l'Atlantique...

    Face au Portzic, se dresse la batterie de la pointe des Espagnols voulue par Vauban. "Ouvrage très difficile auquel j'ai fait travailler une grande partie de la campagne passée [1694]. Elle aurait été achevée si les fonds n'avaient pas manqué ; il y a encore pour 10 à 12 000 livres de dépense à faire, non compris les affûts et plate-formes des pièces qui sont tous faits au parc de la Marine. Cette batterie-là doit contenir 32 grosses pièces de 36 livres de balle chacune, qui répondront à celles de Portzic [...]" écrit ce dernier en 1695. Pourtant, selon le plan de Traverse de 1700, la batterie de la pointe des Espagnols qu'il désigne comme la "batterie de Vauban" est toujours en travaux ! Elle est dotée au final de 33 embrasures, d'une rampe pour le débarquement des chaloupes d'approvisionnement, de corps de garde et magasins... L'ingénieur propose la construction de deux tours voûtées (à trois niveaux) servant à la fois de "magasins et logements" et d'escaliers de communication pour monter de la batterie basse aux retranchements de la gorge. Enfin est prévue la construction d'une grosse tour voûtée pour "servir de réduit et de magasin avec une batterie de neuf pièces au dessus". La tour de défense côtière d'inspiration médiévale semble être la solution idéale pour Vauban mais, faute de fonds, ces extensions ne seront pas réalisées.

  • Précis historique des ouvrages ordonnés par le Règlement du roi du 21 décembre 1776 d'après l'Atlas des places fortes de France de 1777

    Ouvrages extérieurs de Brest

    Précis historique des ouvrages ordonnés par le Règlement du roi du 21 décembre 1776

    D'après l'Atlas des places fortes de France de 1777 : tome 69 : ouvrages extérieurs de Brest par De Caux

    (Extraits de l'introduction).

    "En 1655, on jeta les fondations des arsenaux et des bâtiments nécessaires aux constructions navales. 1694 voit l'achèvement de la fortification de Brest. Le dessin du cordon des remparts est achevé par un mur crénelé. Cette fortification se révèle imparfaite car pouvant être attaquée depuis les hauteurs.

    En 1763, le duc de Choisel charge monsieur Filley, lieutenant général du corps royal du Génie de chercher les moyens d'aggrandir l'étendue du port pour le mettre en état de contenir le nombre des vaisseaux, de construire les ateliers, magasins nécessaires à cette augmentation, d'assurer ces nouveaux établissements en temps de guerre contre les entreprises de l'ennemi.

    Dans son rapport de 1764, il propose du côté de Recouvrance l'ouvrage à corne de Quéliverzan, du côté de Brest l'ouvrage couronné des hauteurs du Bouguen et du Ménès, enfin, sur la carrière du Pape un autre ouvrage à corne. Il propose de faire usage de son système de fortification qu'il avait nommé la Mézalectre. Il projette encore deux lunettes sur les hauteurs du Stiff (détruites sur ordre du roi daté du 23 août 1779). En 1770, il est remplacé par monsieur Dajot, chargé de continuer la construction des ouvrages projetés.

    Dajot propose la construction des forts de l'île Longue, Lanvéoc, Plougastel, Le Corbeau ainsi que la rectification des Lignes de Quélern et de l'ancienne enceinte en terre faite autour des batteries du Portzic [le fort de terre]. Leur construction eut lieu en 1774. L'année suivante, l'ouvrage à corne de Quéliverzan et les deux lunettes du Stiff furent commencées et continuées en 1776. La même année monsieur Dajot eut l'ordre de substituer à la Mézalectre projetée par monsieur Filley les fronts bastionnés du système de monsieur de Vauban rectifié par monsieur de Cormontaigne.

    En 1776, le marquis de Langeron prend le comandement des troupes, un nouveau plan d'ouvrages est soumis au roi :

    - Premièrement : couronnement des hauteurs du Bouguen et du Ménès.

    - Deuxièmement : construction de cinq forts (Le Portzic, Saint-Pierre, Keranroux, Questel Bras, Penfeld) en avant de Recouvrance, afin de former un camp retranché et d'arrêter l'ennemi à distance de Brest. Ils doivent être assez respectables pour obliger l'ennemi aux préparatifs d'un siège en règle et à la fois tirer leur plus grande défense de la part de l'artillerie afin de pouvoir être défendus par le moins de monde possible. Il est nécessaire de chercher la position où ils pourraient découvrir en avant la plus grande étendue de terrain et dans leur tracé à diriger une partie des feux de manière qu'ils se protègent mutuellement.

    - Troisièmement : rectification des Lignes de Quélern".

  • Ouvrages extérieurs de Brest

    Mémoire sur le Portzic

    Article 2 du règlement du Roi du 31 décembre 1776 par De Caux, 1er mai 1785

    (Transcription G. Lécuillier).

    [...]

    "1. Etat de la garnison

    1. Etat-major : (6 officiers)

    1 commandant en chef

    1 commandant en second

    1 chirurgien et son aide

    1 munitionnaire et son employé

    Domestiques de l´état-major (6 soldats)

    2. Troupes :

    Infanterie (20 officiers ; 500 soldats)

    Artillerie (5 officiers ; 100 soldats)

    3. Corps du Génie :

    Officiers du Génie (1 officiers)

    Sergents ouvriers (6 soldats)

    Total (32 officiers ; 612 soldats)

    Total des bouches : 644 bouches.

    Toute cette garnison peut être logée dans les sept souterrains ; à l´égard des officiers, ils pourraient occuper les corps de garde et le passage sous la porte, que l´on suppose blindé par devant.

    Les magasins des vivres et autres effets seraient établis dans les bâtiments du vieux fort ; on déposerait aussi les poudres dans les magasins de la marine ou sous des blindages.

    Nota. Cette garnison, désignée partie en garde-côtes, partie en troupes réglées, pourrait ne s´y rendre qu´au premier signal d´apparition de l´ennemi.

    2. Mémoire sur l´artillerie que l´on juge nécessaire pour l´armement de la nouvelle enveloppe du Portzic

    La nouvelle enveloppe du Portzic a deux objets. Le premier, de défendre la gauche du camp retranché ; le second, de multiplier les feux sur le passage du goulet.

    Les batteries nécessaires pour l´armement de l´ouvrage remplissent le 1er objet.

    Pour remplir le second, on peut placer autant de canons que l´on voudra entre la branche gauche de l´ouvrage de l´ancien fort : cette batterie serait d´autant plus avantageusement disposée pour empêcher les ennemis d´entrer dans la rade ; qu´elle longerait le cheminement des vaisseaux depuis les travers du rocher du Mingant à 1700 toises de distance [3313,3 mètres], jusqu´à leur passage entre la pointe du Portzic et celle des Espagnols.

    Comme il y a déjà dans le vieux fort plusieurs pièces qui voient sur cette partie, on estime que 6 pièces de 36 pourraient suffire ; 2 mortiers de 12 pouces paraissaient aussi nécessaire, tant pour tirer sur les vaisseaux qui voudraient forcer l´entrée du goulet que pour battre sur ceux qui tenteraient d´y mouiller à dessein de prendre à revers la fortification du Portzic.

    Nouvelle enveloppe

    1. L´épaulement 6 et la face gauche du bastion 1 devant battre dans l´anse Sainte-Anne à 400 toises de distance [779,6 mètres] et 5 à 600 toises [974,5 à 1169,4 mètres] sur les hauteurs longeant la côte qui peuvent voir dans l´intérieur du fort, on propose d´y placer du canon de 16 ; 3 pièces sur chaque partie ; ensemble 6 canons de 16.

    2. Les deux faces des demi-bastions de la corne devant agir efficacement à 5 ou 600 toises [974,5 à 1169,4 mètres] tant pour croiser leurs feux avec le fort Montbarrey que pour défendre puissamment les approches de la demi-lune, si l´ouvrage est attaqué, on propose d´y placer du canon de 16 ; savoir 4 pièces sur chaque face ; ensemble 8 pièces de 16.

    3. Les flancs n´ayant d´autre objet que la défense de l´ouvrage, on demanderait 2 canons de 12 sur chaque ; ensemble 4 canons de 12.

    4. La demi-lune par sa face gauche doit plonger dans le vallon du Portzic et par sa droite, prendre d´écharpe et à revers les attaques, que l´ennemi voudrait faire sur la branche droite de l´enveloppe et sur les hauteurs de Keriou [Kerriou] : dans ces différentes positions, il faudrait tirer à cartouche pour produire le plus grand effet. De plus, la barbette du saillant étant le point le plus avancé de l´ouvrage, son artillerie est le plus avantageusement placée pour battre les troupes ; qui voudraient passer entre Montbarrey et ce fort ; ainsi les pièces doivent agir à 8 ou 900 toises [1559,2 à 1754,1 mètres] et par conséquent être d´un gros calibre : on demanderait donc pour les deux faces 6 pièces de 12 ; pour la barbette du saillant 3 pièces de 16.

    5. Outre les pièces ci dessus placées à demeure, on demanderait encore 4 pièces de 8, 4 de 4 et deux obusiers, pour placer aux différents points où elles seraient jugées nécessaires pendant la défense.

    Nota. Le vieux fort étant du département de la Marine, on ne comprend pas dans l´artillerie ci-dessus demandée 10 à 12 pièces de canon, qui y seraient nécessaires pour garnir les parties droites, qui flanque la longue branche de la nouvelle enveloppe".

  • Caux (de) (alias Decaux) d'après BLANCHARD (A.), Dictionnaire des ingénieurs militaires 1691-1791, Montpellier, 1981, 2 tomes.

    "Famille du Ponthieu originaire d'Abbeville. Echevins de cette ville en 1503. Installée à Montreuil-sur-Mer au 17e siècle. Principe d'anoblissement mal dégagé.

    1710, Pierre de Caux, écuyer.

    1737, Pierre-Jean de Caux, écuyer.

    Né à Hesdin le 24 décembre 1720.

    Père : Pierre, ingénieur qui précède.

    Mère : Marie-Anne d'Arras.

    Marié avant 1749 avec Jeanne-Marie Bouillon des Forges.

    Enfant :

    - Anténor-Jean-Pierre, officier de cavalerie.

    Mort à Cherbourg le 18 août 1792 (72 ans).

    Lieutenant en second au régiment de Pons infanterie en 1734.

    Ingénieur ordianire et lieutenant réformé à 17 ans en 1737 ; affecté à Cherbourg auprès de son père.

    Campagnes d'Allemagne en 1744 ; des Pays-Bas de 1745 à 1748.

    Capitaine réformé au régiment de Lyonnais infanterie en 1747.

    A Arras en 1748.

    A Port-Louis en 1749.

    A Granville en 1750.

    Chevalier de Saint-Louis en 1751.

    A l'équipage du Havre en 1756.

    Ingénieur en chef en 1758.

    Campagnes d'Allemagne de 1758 à 1761.

    Lieutenant-colonel en 1761.

    A Lille en 1763.

    Colonel en 1768.

    Brigadier d'infanterie en 1770.

    Directeur des fortifications de Haute-Provence en 1771. De Basse-Normandie en 1775.

    Chargé en outre, de 1776 à 1786, de celles de Bretagne. Maréchal de camp en 1780.

    Cordon rouge de l'ordre de Saint-Louis en 1788. Le reçut des mains du roi venu à Cherbourg : "Vous ne pouvez venir à Versailles ; j'ai voulu vous l'apporter".

    Retiré le 1er avril 1791.

    Sièges :

    1744, Fribourg (blessé),

    1746, Anvers (blessé), Namur ville et château,

    1747, Berg-op-Zoom (blessé), Fort Frédéric-Henry, Lillo, Zumberg, bataille de Lawfeld,

    1748, Maestricht (blessé),

    1758, bataille de Crefeld,

    1761, défense de Dorsten, prisonnier de guerre.

    Donna ses soins aux grands travaux de Brest ; à ceux du fort de Châteauneuf près de Saint-Malo ; aux grands travaux de la rade de Cherbourg.

    Atlas 1775,

    Antibes - 10 planches (tome 58).

    Fort de Sainte-Marguerite et de l'île Saint-Honorat - 12 pages, 6 planches (tome 59).

    Entrevaux - 10 pages et 5 planches (tome 60).

    Colmars - 10 pages et 4 planches (tome 61).

    Cherbourg et la côte du nez de Carteret au cap Levi - 9 pages et 6 planches (tome 72).

    Granville, le Mont-Saint-Michel et la côte de Pontorson au nez de Carteret - 16 pages et 12 planches (tome 71).

    Le fort de la Hougue, l'île de Tatihou et la côte du cap Levi à la redoute d'Audouville - 5 pages et 13 planches (tome 73).

    Carentan et la côte de la redoute d'Audouville à la batterie de Beuzeville - 1 page et 4 planches (tome 75).

    Atlas 1777,

    La presqu'île du Cotentin - 23 pages et 6 planches (tome 76).

    Le fort de Châteauneuf - 15 pages et 4 planches (tome 70).

    Ouvrages extérieurs de Brest - 22 pages et 18 planches (tome 69).

    Atlas 1785,

    Ouvrages extérieurs de Brest - 107 pages et 26 planches (tome 69a).

    Saint-Malo, avec des mémoires sur la côte nord de Bretagne, du Mont-Saint-Michel à Morlaix - 48 pages et 26 planches (tome 74).

    1740, Jean-Baptiste de Caux de Blacquetot, écuyer".

  • 20082908815NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Bibliothèque de l'armée de Terre : Génie, Ms33gT2n°9f5.

    20082908863NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001896_P.

    19712900683Z : Archives Départementales, Finistère

    20082908816NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Bibliothèque de l'armée de Terre : Génie, Atlas69f5.

    20082910511NUCA : Archives municipales et communautaires, Brest, 5Fi02151.

    20082908864NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, SHDMD07001908_P.

    19702900913Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904183NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19712900684Z : Archives Départementales, Finistère

    20052904184NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904185NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904186NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900914Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900081Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904175NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900055Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904176NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900056Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900082Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900089Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904177NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904178NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900058Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900084Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904179NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904180NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900060Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900087Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904181NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900059Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900085Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20052904182NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900086Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    19702900061Z : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes

    20082910387NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910396NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910323NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910324NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910325NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082910326NUC : Bundesarchiv, Koblenz, Deutschland

    20082909345NUC : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi05125.

    20082909346NUC : Archives municipales et communautaires, Brest, 2Fi05126.

    20062904773NUCA : Secrétariat d'Etat aux Anciens Combattants (SEAC), Paris

    20082909219NUCB : Archives municipales et communautaires, Brest, 3Fi007_044.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bibliothèque du Génie : manuscrit in f°33g tome 2 atlas.Plan, support papier, 4e quart 17e siècle, 15 juillet 1695.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : Ms33gT2n°9f5
Documents figurés
  • Collection particulière Alain Chazette (Librairie Histoire et Fortifications à Paris).Photographie, 2e quart 20e siècle.

Bibliographie
  • PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p. La batterie de Portzic "Située sur une pointe rocheuse en saillie sur l´entrée Nord du goulet, large en cet endroit d´environ 850 toises, la batterie de Portzic, construite à partir de 1693 vis-à-vis de la pointe des Espagnols, devait être remaniée à diverses reprises. Cet ensemble de batteries présentait l´avantage de pouvoir suivre les vaisseaux ennemis depuis leur passage dans le goulet jusque dans la rade de Brest. Selon l´estimation de Mollart du 24 avril 1693, le coût de la grande batterie de Portzic de vingt-huit embrasures, y compris la terre, les gazons, les fascines, la maçonnerie, la plate-forme, le corps de garde et le magasin à poudre, s´élevait à 9 850 livres dont 8 079 pour la plate-forme et 1 771 pour le corps de garde et le magasin à poudre. En octobre 1694, la grande batterie (vingt-cinq embrasures) était équipée de quinze canons, la batterie haute (neuf embrasures), de quatre canons et de deux mortiers. Le 15 juillet 1695, Vauban qui faisait travailler à la batterie de Portzic, pièce majeur du dispositif de défense du goulet de Brest écrivait : "On augmente la batterie de Portzic de huit pièces. Ce qui joint aux vingt-cinq qu´il y a déjà, fera le nombre de trente-trois dont l´effet répondra à celui de la pointe des Espagnols. Cette batterie est encore très bonne et l´une de celles qui se trouvent le mieux situé. J´ai commencé à la faire retrancher par derrière par les matelots parce qu´il est nécessaire de pouvoir soutenir les deux côtés du goulet contre la terre et l´eau supposant même l´ennemi entré dans la rade, et de convertir par conséquent les batteries en autant de petits forts qui n´obligeront pas à d´autres gardes que celles qu´on lui met pour le canon". Selon le plan de Vauban daté du même jour, la batterie de Portzic comprenait : 1. La vieille batterie de six canons de 18 livres. 2. La grande batterie de vingt canons de 36 livres construite en 1694. 3. La nouvelle batterie de huit canons de 36 livres qui enfilait le goulet jusqu´à la croisée du Mengant, à achever en 1695. 4. Deux mortiers. Sur le plan de Vauban figuraient un corps de garde à deux étages, un magasins à poudre, ainsi qu´un emplacement pour un magasin et une forge. Vauban faisait en outre travailler à un retranchement de 25 toises de long (Génie : F° 33 g, tome 2). En septembre 1699, Vauban écrivait à Jérôme de Pontchartrain : "J´estime qu´un maître canonnier et deux aides avec leurs familles suffiront pour garder la batterie de Portzic jusqu´à ce qu´elle soit achevée de fermer, donnant ordre aux canonniers de milices du voisinage de s´y rendre au premier signal. Je serai d´avis d´y tenir toujours six pièces montées sur leurs affûts prêtes à tirer et toutes les autres sur le ventre, et mettre les affûts sous les hangars s´il y en a, sinon les retirer à la ville". Il ajoutait : "on pourrait laisser le maître canonnier qui est à la pointe de Plougastel pour la conservation de la batterie et des bâtiments et mettre toutes les pièces sur le ventre".

    p. 275-277
(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume