Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ferme, Lojean (Kervignac)

Dossier IA56007671 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Si le village de Locjean est bien "l'elemosina Laustanc" signalé dans la charte de Conan IV, il est possible que la ferme ait conservé quelques signes extérieurs d'un établissement hospitalier. Sa position isolée, quoiqu'assez éloignée de la chapelle, indique soit une métairie noble soit un statut plus ancien non élucidé. Les remaniements subis au 18e siècle, peut-être une reconstruction presque totale, n'ont pas empêché le remploi de nombreuses ouvertures du 16e ou début du 17e siècle dont le décor sculpté de qualité est très démonstratif. La présence d'une cave sous le logis est un fait très rare en milieu rural (3 cas sur l'aire d'étude) et mérite d'être soulignée : de quelle utilité pouvait-elle être avec son accès intérieur uniquement, sachant que le cidre était conservé dans des celliers extérieurs ? L'absence de visite complète de l'édifice empêche une compréhension de l'édifice.

La ferme appartenait en 1837 à la famille de Keridec d'Hennebont, qui possédait aussi le château de Kerfrézec à Sainte-Hélène. L'édificier en était Pierre Corvest. Les matrices cadastrales décrivent : E420 : grange et aire, E 421 : maison, sol et déport.

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Port-Louis
Adresse Commune : Kervignac
Lieu-dit : Lojean
Cadastre : 1837 E1 420, 421, 419 ; 2010 ZX 39

Cette ferme est peut-être liée à la chapelle saint Jean dont la dédicace de la chapelle pourrait faire référence à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem comme le suggèrent plusieurs auteurs ; il s'agit peut-être de l'ancienne "aumônerie de Laustenc" (Nostang), tout proche, indiquée dans la charte de Conan IV mentionnant les lieux dépendant des hospitaliers (quoiqu'il soit admis qu'il s'agisse de Locmaria à Nostang). Les parties les plus anciennes peuvent remonter à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle (base des murs, cheminée est, la plupart des ouvertures). Des modifications ont eu lieu au milieu (?) du 18e siècle : refonte probable des parties hautes avec remploi des ouvertures anciennes, transformation probable du logis est en logis à deux pièces, porte en plein cintre de la partie est, et à la fin du 19e siècle, où la modification de la couverture (tuile remplaçant le chaume) a provoqué la surélévation des murs gouttereaux et la modification des pignons. La fenêtre du logis ouest au rez-de-chausée porte une inscription datée illisible, sans doute la date du remaniement. La grange fournil date de 1761, date portée sur la clé de l'arc de la porte charretière en pignon. Sa pente de toiture modifiée, la perte de ses pignons découverts sont imputables au changement de matériau de couverture, du chaume au fibro-ciment. L'étable à l'ouest avec remise date peut-être du 17e siècle, mais est remaniée à la fin du 20e siècle : ouverture d'une porte charretière dans la partie nord. La couverture en tuiles et les remaniements de la fenêtre passante ont été effectués au milieu du 20e siècle. Le cellier à l'est, visible sur le plan cadastral de 1837, a été très remanié au 20e siècle.

Période(s) Principale : limite 16e siècle 17e siècle
Principale : milieu 18e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates 1761, porte la date

Le chemin qui longe la ferme à l'ouest passait autrefois dans la cour au pignon ouest du logis : le chemin piétonnier demeure au sud de la cour, longeant la grange. La ferme est constituée de plusieurs bâtiments encadrant la cour sur un plan carré : au nord, le logis, au sud, la grange fournil, à l'ouest une étable, à l'est, un cellier ? Le logis construit en moellon assisé de granite dans sa partie basse, plus irrégulier au niveau de comble, se compose de deux parties de taille égale séparées par un mur de refends. La partie est établie sur une cave éclairée par un soupirail à l'est se compose de deux pièces surmontées d'un étage carré à l'origine à usage de grenier. La cheminée au pignon est, à piédroits largement chanfreinés possèdent des consoles vaguement épannelées et un linteau de bois sur sommiers en granite, linteau qui a pu remplacer un linteau de granite. La partie ouest se composait au rez-de-chaussée d'une salle et d'une étable desservies par une porte axiale en anse de panier. Le grenier accessible par une porte haute était peut-être desservi par un escalier extérieur disparu. La grange au sud est ouverte d'une porte charretière en plein cintre en pignon. Le pignon sud porte la cheminée du four, en granite, à linteau de bois. L'étable est construite en moellon, couverte de tuiles et est aujourd'hui divisée en deux parties : au nord une remise ouverte d'une porte charretière à linteau de bois, au sud d'une étable à porte en anse de panier et fenêtre chanfreinée.

Murs granite
moellon
Toit tuile, ciment amiante en couverture
Étages sous-sol, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20095606433NUCB : Archives départementales du Morbihan, 3 P 121.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Morbihan. 3 P, cadastre. Kervignac. 3P 157 : Plan d'assemblage (1810-1852) 3 P 121 : Plan (1837) 3 P 1566 : Tableau indicatif des propriétaires des propriétés foncières et de leur contenance (1837) 3 P 1567-1572 : Matrices des propriétés foncières bâties et non bâties (1843-1941).

    Archives départementales du Morbihan : 3P 121
  • A. D. Morbihan. Série B. B2915. 1721-1726. Inventaire et vente de meubles après-décès : au Moustoir, à Kerdren, à Kersech et à Kervégan en Locoal-Hennebont. À Locmaria, à Kerginio, à Kerpot, à Kericu, à Légevin, et au Magouero en Nostang ; à Kernaven, à Lojean, à Lotuen, au lieu noble de Kermassonnet, à Keremhouarne, au Moustoir, aux maisons nobles du Parco et de Kerballay, à Kercaradec, au Hinguaire, au Manétro et à Kergunay, paroisse de Kervignac. (non dépouillé).