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Ferme, Locadour (Kervignac)

Dossier IA56007638 inclus dans Hameau ou village de Locadour (Kervignac) réalisé en 2009

Fiche

Cette grande ferme que l'on peut comparer partiellement avec celle de Kermorhen, proche géographiquement, montre encore une fois la paradoxe d'un attachement aux formes anciennes, avec le remploi de baies moulurées, et le désir de modernité, en adaptant par exemple les fenêtres du rez-de-chaussée (création d'arc segmentaire) ou en adoptant le double grenier, ainsi que les jours de comble passant. L'intérieur n'ayant pas été vu, on regrette de ne pas connaître l'escalier, peut-être disparu lors de la restauraion des années 1980.

On notera un décor plusieurs fois rencontré sur le territoire, le motif de remplage sculpté sur le linteau, que l'on retrouve à Porh Berringue et à Kervran en Plouhinec par exemple.

Parties constituantes non étudiées puits, étable
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Port-Louis
Adresse Commune : Kervignac
Lieu-dit : Locadour
Cadastre : 1837 I2 1204

La ferme est édifiée en 1779, date portée sur le linteau de la fenêtre, pour Jean Conan, d'après l'inscription portée sur le puits. Elle remploie toutes les fenêtres, dont les piédroits chanfreinés à bases prismatiques révèlent une date du début du 17e siècle ou de la fin du 16e siècle ; les portes en place remontent à la même époque ; les fenêtres du rez-de-chaussée ont seulement été mises à la mode de la fin du 18e siècle en échancrant leur linteau. La ferme appartient toujours à Jean Conan (peut-être son fils) en 1837 d'après les matrices cadastrales (ainsi d'ailleurs que l'autre maison sélectionnée pour étude, section I, parcelle 1211), puis elle passe à son fils Louis, cultivateur à Landévant. Elle a été allongée vers l'est après 1837, sans que cet agrandissement soit réellement décelable dans l'appareillage. Des remaniements ont affecté sa partie est (étable) lors de sa restauration en maison dans les années 1980 : ajout de trois nouvelles fenêtres et d'une porte remployée de la fin du 16e siècle (?), modifications des divisions intérieures. Le puits porte la date de 1791, accompagné de l'inscription, "BATI PAR MOI JEAN CONAN". Au sud, la grange remise est construite avant 1837 (vers 1800, comme la ferme ?) et agrandie vers l'est à la fin du 19e siècle ou au début du 20e siècle.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Secondaire : limite 16e siècle 17e siècle
Secondaire : 2e moitié 20e siècle
Dates 1779, porte la date
1791, porte la date

La ferme se développe au nord et au sud d'une cour fermée à l'est par un muret qui la sépare du chemin desservant le village et intégrant le puits ; une porte piétonne en plein cintre donnait accès à la cour, fermée sur le plan cadastral de 1837 : il est probable que la porte charretière a disparu au 20e siècle. La ferme se compose au nord d'un grand alignement regroupant sous le même toit, mais séparées par un refends, les fonctions d'habitation et d'étable et au sud d'une grange-remise ouverte en pignon sur la rue. Elle est construite en pierre de taille et aujourd'hui couverte de fibro-ciment. A l'ouest, le premier logis à étage carré comporte une petite salle surmontée de deux niveaux de grenier, dont un sous comble. Il est suivi vers l'est d'un probable logis-étable à l'origine, peut-être à deux portes, l'ensemble également surmonté d'un double grenier. Une seule cheminée à piédroits chanfreinés est engagée dans le mur de refends. Seules les deux travées correspondant à l'habitat ont un jour de comble passant. Sur la fenêtre de l'étage, les piédroits à large cavet se terminent par des bases prismatiques, l'appui est saillant et mouluré ; le linteau est sculpté en réserve d'un motif en forme de remplage, que l'on retrouve partiellement sur le linteau de la fenêtre médiane de l'étage. Le puits est construit en pierre de taille avec margelle non saillante. Des masques ou têtes humaines sont sculptés en relief sur les montants, probablement le propriétaire et son épouse. La remise au sud est construite en moellon et couverte en chaume dont quelques fragments subsistent sous la tôle actuelle. Elle est ouverte en pignon ouest sur le chemin, et couverte en demi-croupe à cette extrémité. L'extrémité est, séparée par un refends est ouverte de deux portes et d'une fenêtre sur la cour : il pouvait s'agir d'un cellier ou d'un logement secondaire avec étable.

Murs granite
pierre de taille
moellon
Toit tôle ondulée, chaume, ciment amiante en couverture
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
pignon découvert
demi-croupe
Escaliers
Typologies logis-étable, logis à pièce unique, double grenier
Techniques sculpture
Représentations masque rosace
Précision représentations

Masques ou têtes humaines sculptés sur les montants du puits. Motif en forme de remplage sur le linteau de la fenêtre ouest à l'étage, "recopié" sur la fenêtre médiane (étage).

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20095606320NUCB : Archives départementales du Morbihan, 3 P 121.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A.D. Morbihan, 3P 121. Plan cadastral. 3P 1567 et 1568. Kervignac. Matrices cadastrales, 1836-1914.