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Ferme 1, Hautière-Rousse (Saint-Juvat)

Dossier IA22017272 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Ce logis de belle qualité architecturale dont les commanditaires sont identifiés et connus par une inscription et les registres paroissiaux de la commune correspond bien à l’expression d’une réalité sociale particulière. Les anciennes réformations de lieux nobles ne font état d’aucun fief à cet endroit. Ces notables ruraux qui n’appartiennent pas à la noblesse, sont sans doute issus de familles enrichies par la culture, le tissage et le commerce des toiles de lin et de chanvre. Un Julien Biffard est d’ailleurs mentionné comme trésorier de la paroisse en 1668.

Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Saint-Juvat
Lieu-dit : la Hautière Rousse

La présence d´un grand bassin visible en parcelle 497 du cadastre de 1833, au sud-est de l´écart, près du cours de la Rance pourrait être à rapprocher du toponyme la Hautière Rousse. Le qualificatif de « rousse » étant étant lié au rouissage du lin et du chanvre dans des bassins de décantation, opération qui donnait à l´eau une couleur rousse et une odeur nauséabonde. Le logis actuel a été reconstruit en plusieurs phases sur les bases d´un édifice du 17e siècle comme en témoignent la cheminée et le vaisselier mural de la salle centrale. Il était sans doute alors plus étendu à l´est ainsi que l´indique l´absence de collage de maçonnerie avec l´actuelle maison mitoyenne. La partie principale du logis a été réédifiée en 1751 : inscription IAN BIFFART ET I : LOUVET 1751, portée sur le linteau de la lucarne de droite. La partie occidentale dont les ouvertures sont en arc segmentaires a été reprise à la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : milieu 18e siècle
Dates 1751, porte la date
Auteur(s) Personnalité : Biffart Jean
Personnalité : Louvet Jeanne

Ces deux logis forment l´extrémité occidentale d´un alignement. Des dépendances plus basses leur font face. La façade du logis principal, est édifiée en pierre de taille coquillière des faluns, tandis que les murs arrière associent maçonnerie de moellons et terre. La corniche moulurée est ornée de denticules, elle est interrompue par deux lucarnes à frontons curvilignes ornés de trois pots à feu stylisés que l´on retrouve au sommet de la souche de cheminée à l´est du logis. La base des frontons est percée d´un petit trou de boulin pouvant servir d´aération pour le grenier supérieur à moins qu´ils aient servi pour le nichage de petits oiseaux. La sortie des trois poutres du grenier supérieur qui servent aussi d´entraits de charpente, bien visible au sommet des murs, se retrouve en façade postérieure. Le deuxième logis, à gauche, présente une façade dont la moitié inférieure est en moellons et la partie supérieure en pierre de taille, son pignon est en terre surmontée de pierre de taille, tandis que son mur arrière est uniquement en terre. Son élévation à deux travées est composée de baies d´inégales dimensions pourvues de linteaux en arc segmentaire qui dénotent une campagne de travaux homogène. Le montage des rampants de pignon avec pierres en épi est caractéristique du 18e siècle. La distribution du premier logis présente une salle à gauche qui conserve une cheminée et un vaisselier en pierre remontant à l´origine de la construction. Un escalier autrefois situé dans l´angle nord-est de cette pièce desservait une chambre haute à droite et un grand grenier à gauche.

Murs falun
terre
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
États conservations bon état, restauré
Techniques sculpture
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20102211541NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor