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Espaces littoraux remarquables (Plévenon)

Dossier IA22004547 réalisé en 2005

Fiche

Dénominationsfront de mer
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
AdresseCommune : Plévenon

Un plan général de la lande de Fréhel fut dessiné par le conducteur De Gauffier en 1851, dans la perspective de réaliser une route de communication à travers la lande de Fréhel, de Plévenon au phare. Cette route large de 5 mètres et longue de 2300 mètres fut aménagée en 1854. Par acte notarié du 20 mai et du 1er juin 1882, la commune de Plévenon vendit la lande de Fréhel (AD 22, série 3E 56/88), soit un espace de 326 hectares, 74 ares et 57 centiares (en section A 1ère feuille). Les 5 parcelles, suivantes étaient vendues aux enchères à Ariane Montesquiou de Pessensac, comtesse de Joyon (Paris) : les Vaux du Cap, les vaux du port, Gohas, Besnard, Croix Gohas (AD 22 3E 56/88), où l'on peut situer la carrière des Sévignés ou des Fontaines. Le site a été classé en 1943. Les landes de Fréhel ont été rachetées par la commune en 1952. Proches des deux phares de Fréhel, les ruines de l'ancien sémaphore et de la chapelle, dont un capitaine au cabotage Etienne Piou avait financé la construction au milieu du 19ème siècle, sont à peine visibles. Les autres édifices présents sur le site sont représentés par des blockhaus et d'autres édifices militaires de la seconde guerre mondiale.

Période(s)Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

La lande de Fréhel couvre aujourd'hui 430 hectares, soit plus de 30% de la superficie de cette ancienne commune. En 1540, la lande de Fréhel avait une contenance de 1000 journaux, surface que l'on retrouve en 1711. Elle régressa ensuite : 427 ha en 1862. La lande a joué un rôle considérable dans la vie des habitants de Plévenon. En 1632 fut créé un "bail de la lande de Fréhelle" dans lequel étaient compris les revenus de la lande. Ce bail fut renouvelé tous les ans. La perception en était confiée au gouverneur du château de La Latte. Les deux utilisations principales étaient : - le droit de motte (pour le chauffage) ; - le droit de pacage (pour le bétail). Ces droits furent d'abord accordés aux métayers du château de La Latte en 1647 puis étendus à tous les particuliers de Plévenon et de Pléhérel (aujourd'hui Fréhel) en 1668. Cependant, les redevances étaient rarement acquittées par la population locale, qui refusait l'emprise de de la famille de Matignon (pétition en 1723). A la Révolution, les landes, comme tous les communs, devirent propriété communale. Le mottoyage, l'écobuage et la "dépaissance" des bestiaux sur la lande allaient se poursuivre.

Annexes

  • Histoire de la lande de Fréhel (Guy Prigent)

    La lande de Fréhel couvre aujourd'hui 430 ha, soit plus de 30% de la superficie de cette ancienne commune. En 1540, la lande de Fréhel avait une contenance de 1000 journaux, son maximum historique, surface que l'on retrouvait en 1711. Puis elle devait régresser en 1862 : 427 ha. La lande a joué un rôle considérable dans la vie des habitants de Plévenon. En 1632 est créé un "bail de la lande de Fréhelle" dans lequel sont compris les revenus de la dite lande et qui est renouvelé tous les ans. L'application en est confiée au gouverneur du château de La Latte. Les deux utilisations principales sont :

    - le droit de motte (pour le chauffage)

    - le droit de pacage (pour le bétail).

    Ces droits sont d'abord accordés aux métayers du château de La Latte en 1647 puis étendus à tous les particuliers de Plévenon et de Pléhérel (aujourd'hui Fréhel) en 1668. Cependant, les redevances étaient rarement acquittées par la population locale, qui refusait la possession seigneuriale de la famille de Matignon (pétition en 1723). A la Révolution, les landes comme tous les communs devinrent propriété communale. Le mottoyage, l'écobuage et la dépaissance des bestiaux sur la lande allaient se poursuivre. Cependant, en 1832, les 431 ha de landes paraissaient par trop suffisantes à la commune, qui met en vente des parcelles. 18 transactions eurent lieu en 1835.

    Cette même année, le conseil municipal établissait un rôle de répartition du revenu de la lande de Fréhel entre les habitants selon les prélèvements effectués pour les charretées de tourbe, de joncs et de bruyère, pour le pacage. En 1873, de nouveaux "communs" sont vendus : de la Vallée, de la Mare, des Côtières de Saint-Guireuc, du Quartier. En juin 1877, suite à la décision de construction de l'église, et par nécessité financière, la commune proposait au préfet de vendre la lande de Fréhel en quatre lots, pour une contenance de 350 ha, dont une partie pouvait être mis en culture. En 1888, le duc de Feltre, nouveau propriétaire par héritage d'une grande partie du cap, autorisait les habitants à faire paître leur bétail sur la lande, suite à une grande sécheresse. A partir de cette année 1905, la lande semble utilisée en tolérance gratuite. Le mottoyage se perpétua jusqu'en 1920 et l'écobuage se pratiquait encore dans la 1ère moitié du 20ème siècle. L'élevage de moutons, de race anglaise venus d'Ecosse en 1920, se développa sur ces terres avec une autre activité : l'apiculture.

    En 1921, le duc de Feltre vendit une partie de la lande à la SCI du Cap Fréhel (actionnaires de grandes firmes de l'industrie alimentaire), qui construisit le restaurant de la Fauconnière, mais ne put réaliser d'autres projets immobiliers, le site étant classé le 19 janvier 1943. La commune put redevenir propriétaire des terrains (296 ha) en 1952, évitant ainsi le morcellement de la lande. Mais les taxes d'utilisation privée de la lande furent aussitôt instaurées. En 1962, la commune de Plévenon signait une convention avec le département, où elle cédait ses droits sur la lande, moyennant une certaine indemnité annuelle. Cependant, en mars 1975, le conseil municipal de Fréhel, succédant à celui de Plévenon, arguant de la nécessité de et de l'urgence de réaliser une route d'écoulement touristique vers le Fort-La-Latte, outre les interdictions préfectorales, faisait réaliser cette route, aux frais de la commune, en pleine lande. Contre cet état de fait, la SEPNB, gérante du site, déposait une plainte en justice et demandait et obtenait le classement de la lande en réserve naturelle.

  • Le chemin de la lande de Fréhel (Texte extrait du rapport de Cadin, 1887, Musée de Saint-Malo).

    Avant 1791, la lande de Fréhel, dans la commune de Plévenon, était un bien seigneurial, situé dans l'étendue du comté de Matignon, inféodé au duché de Penthièvre. C'est une vaste steppe d'environ 400 ha, ne rapportant que de la bruyère et des petits ajoncs maigres et rabougris. On y élève quelques moutons. On y extrait une espèce de tourbe. En 1792, la commune de Plévenon devient propriétaire de cette lande. L'absence de chemin entre le bourg de Plévenon et le phare de Fréhel est constatée en 1891 par l'ingénieur Camus, qui indique une lande de 2400 mètres, très accidentée.

  • Toponymie du Cap Fréhel, d'après le conducteur Morin en 1887

    (document inédit, Musée de Saint-Malo).

    Les roches à signaler à la pointe du cap Fréhel : les cheminées ou aiguilles de pierre.

    A l'ouest, en suivant le trait de côte de la falaise de Fréhel : la Houle, la Houle puante (rejet d'épaves par les courants), la Roche Jaune, la grotte de la Fable du Diable, le sentier des grottes (au sud-ouest), les roches du Crémus en face, les grottes souterraines, les grottes de la Cathédrale à la pointe du Jas, la Banche.

    A côté de l'enceinte du phare, le pré Carfantan.

    Le vieux sémaphore est toujours indiqué à côté d'une modeste chapelle.

    Sur la côte est, le sentier de la Tour des Fous permet d'accéder à des ponts naturels superposés pour joindre un îlot "le Tendret", non loin de la Fauconnière, située au sud-est.

    Une fontaine, établie par l'administration vers 1873, est indiquée à côté. A proximité, le sentier du Port-Manceaux, situé sur la côte avant le platier de débarquement de la pointe du Moine et le port Manceaux. Au large, le caillou nommé "L'Etendrée" découvre par 4, 60 m au-dessus des basses mers.

    Le mouillage des bateaux peut se faire 2 heures avant le bas de l'eau au moment du premier flot. La pointe du Château Renard est située en face de l'îlot "La Teignouse".

  • Etat des informations et des réflexions : espaces littoraux remarquables du département des Côtes-d'Armor, site de Plévenon-Fréhel, 1996. Document réalisé par la DIREN Bretagne et le service des Espaces Naturels du Conseil général des Côtes-d'Armor, 1996. Cartographie en référence.

    Site de Fréhel n° 19.12

    Surface totale des sites sur la commune : 1683 ha 86

    14.1/ Estuaire du Frémur et polders de Port-à-la-Duc : 27 ha 09 dont 7 ha 43 en Domaine Public Fluvial (DPF).

    Qualité et spécificité, nature du site : intérêt biologique important : polders et mares à végétation saumâtre, herbus, digues. Partie naturelle d'estuaire marais, vasière (e). Intérêt paysager et historique (château du Vau-Rouault). Situation foncière : Domaine Public Fluvial (pour partie).

    Etat et usages du site : agriculture sur polders, décharge, projet de lagune d'épuration. Vocation et gestion proposées : maintien de l'unité paysagère, conservation du patrimoine historique et biologique, évacuation de la décharge, maîtrise de la qualité des eaux dans le bassin versant.

    14.2/ Coteaux de la baie de la Fresnaye et du Frémur : 327 ha 81

    Qualité et spécificité, nature du site : intérêt paysager très important (contrastes falaises/estran), intérêt botanique de Haut niveau (flore thermophile unique en Bretagne Nord, avec espèces sub-méditerranéennes). Nature du site : landes côtières, falaises et abords (a), zones boisées proches du rivage (b), partie naturelle d'estuaire (d). Etat et usages du site : bon état, agriculture sur le plateau. Vocation et gestion proposées : maintien en l'état, préservation du patrimoine biologique, éviter les créations ou renforcements d'accès à la mer, conservation de l'agriculture, conservation de l'agriculture littorale.

    14.3/ Baie de la Fresnaye : 351 ha 51, tout en Domaine Public Maritime

    Qualité et spécificité, nature du site : forte productivité biologique, nourrisserie et nurserie, hivernage de limilicoles et d'anatidés. Estran (a), partie naturelle d'estuaire (d), marais, vasière (e), concentration naturelle d'espèces animales et végétales (f).

    Etat et usages du site : mytiliculture et ostréiculture intensives, dégradation par les marées vertes. Situation foncière : Domaine Public Maritime. Vocation et gestion proposées : accueil d'oiseaux hivernants, conchyliculture raisonnée, maîtrise de la qualité de l'eau dans le bassin versant.

    14.4/ Falaises de Fort-la-Latte : 79 ha 72

    Qualité et spécificité, nature du site : intérêt esthétique et patrimonial de très haut niveau, intérêt scientifique assez important (flore), patrimoine culturel du littoral. Nature du site : lande côtière, falaise et abords (a), partie naturelle du cap (d), partie naturelle du site classé (g). Etat et usages di site : bon état, développement de boisements artificiels, vocation et gestions proposées : proscrire tout boisement artificiel.

    14.5/ Falaises et landes du cap Fréhel : 406 ha 16

    Qualité et spécificité : intérêt paysager et écologique très fort : paysage, géologie, végétation, flore et faune d'intérêt national : la plus grande et la plus homogène des landes atlantiques littorales de France, réserve d'oiseaux marins (la Fauconnière). Nature du site : lande côtières, falaise et abords (a), partie naturelle de cap (d), tourbière (e), concentration naturelle d'espèces animales (f), partie naturelle de site classé (g), accident géologique remarquable (h). Etat et usages du site : très bon état d'ensemble mais sur-fréquentation de la pointe. Situation foncière : communal. Vocation et gestion proposées : protection stricte des écosystèmes, renforcement des outils juridiques de protection, maîtrise de la fréquentation, établissement d'un plan de gestion et d'interprétation de l'ensemble du site.

    14.6/ Dune de la Fosse et abords : 42 ha 73

    Qualité et spécificité : intérêt paysager et géomorphologique (dune perchée), flore calcicole très remarquable. Nature du site : dune, lande côtière, falaise et abords (a), partie naturelle du site classé (g). Etat et usages du site : espace naturel en bon état, mais avec secteurs sur-fréquentés, camping. Situation foncière : communal.

    Vocation et gestion proposées : conservation biologique, éviter toute artificialisation supplémentaire par des aménagements ; transfert du camping, ou à défaut, maintien l'état sans augmentation de la capacité d'accueil.

    14.7/ Côte de la Ville-Men/Le Bourg Neuf/ Les Vaux : 47 ha 09

    Qualité et spécificité du site : intérêt essentiellement paysager. Nature du site : dune (a), zone boisée proche du rivage (b). Etat et usages du site : boisement, agriculture, habitat diffus. Vocation et gestion proposées : conservation paysagère et maintien de l'agriculture.

    14.8/ Dune de Vieux-Bourg : 60 ha 42

    Qualité et spécificité du site : intérêt paysager et géomorphologique (dune perchée), flore calcicole très remarquable. Nature du site : dune (a), zone boisée proche du rivage (b). Etat et usages du sites : camping sur la majeure partie, parking en enclave. Situation foncière : communal. Vocation et gestion proposées : conservation du patrimoine paysager et biologique ; éviter toute artificialisation supplémentaire par des aménagements ; transfert du camping, ou, à défaut, maintien en l'état sans augmentation de la capacité d'accueil.

    14.9/ Estran nord-ouest : 238 ha 13, tout en DPM

    Qualité et spécificité du site : bois intercotidal typique des milieux exposés, intérêt géomorphologique (formes d'érosion dans les grès rouges). Nature du site : plages, estran (a), concentration naturelle d'espèces animales (f). Etat et usages du site : bon état. Situation foncière : Domaine Public Maritime. Vocation et gestion proposées : maintien l'état.

    14.10/ La Pointe aux Chèvres/Port-Barrier : 71 ha 17

    Qualité et spécificité du site : intérêt paysager (landes rases sur grès), géologie (poudingues). Nature du site : landes, falaises et abords (a), zone boisée proche du rivage (b), formation géologique remarquable (h). Etat et usages du site : carrière (en enclave), boisements de conifères. Vocation et gestion proposées : réhabilitation paysagère et écologique ; maintien de l'état boisé de part et d'autre de la RD 34a ; retraitement des lisières en front de mer ; réhabilitation progressive de la carrière après exploitation.

    14.11 / Dunes des Sables-d'Or : 25 ha 75

    Qualité et spécificité du site : forte valeur paysagère et géomorphologique (flèche dunaire à pointe libre), intérêt botanique non négligeable. Nature du site : dune (a), espace boisé proche du rivage (b), formation géologique remarquable (h). Etat et usages du site : dune altérée par l'urbanisation et la forte fréquentation, érosion marine. Situation foncière : privé (association) et espace naturel du Département. Vocation et gestion proposées : préservation de l'intérêt géomorphologique et biologique ; gestion respectueuse des processus sédimentaires.

    14.12/ Marais des Sables-d'Or : 13 ha, tout en DPM

    Qualité et spécificité du site : marais maritime sur estuaire sableux, de très grand intérêt botanique : assure le lien d'une unité paysagère très remarquable. Nature du site : estran (a), partie naturelle d'estuaire (d), marais, vasière (e), concentration naturelle d'espèces animales et végétales (f). Etat et usages du site : dégradation sensible de l'écosystème (perte de biodiversité). Situation foncière : Domaine Public Maritime. Vocation et gestion proposées : maintien des équilibres écologiques, conservation biologique, maîtrise de la qualité de l'eau dans le basin versant.

    14.13/ Vallée de Diane : 1 ha 84

    Qualité et spécificité du site : petit site d'intérêt paysager et patrimonial. Nature du site : zone boisée proche du rivage (b). Etat et usage du site : parc. Vocation et gestion proposées : conservation paysagère et ouverture au public, gestion écologique.

  • Usages économiques du domaine maritime : la conchyliculture en baie de la Fresnaye

    D'après les informations obtenues auprès des conchyliculteurs de la baie.

    La mytiliculture est apparue dans la baie de la Fesnaye en 1960, suivie dans les années 1970 par l'ostréiculture. Aujourd'hui 15 familles se partagent 25 à 30 ha de parcs à huîtres et 21 km de bouchots. Leurs parcelles, souvent longitudinales, orientées nord-est-sud-ouest, sont localisées soit au centre de la baie, soit le long de la côte, de Port Saint-Géran à la Pointe de la Cierge.

    Aucune nouvelle extension n'est autorisée depuis 1995 afin de conserver les apports nutritifs suffisants. Les moules et les huîtres sont immergées en bassin de décantation de 24 à 48 h pour respecter la réglementation.

    En s'agglutinant autour des pieds des bouchots, les algues vertes sont également gênantes car elles favorisent le passage des prédateurs (crustacés) au-dessus de la "tahitienne" (collerette) disposée au bas du bouchot ; elles asphyxient aussi les herbiers de zoostères.

  • Le chemin douanier entre le Vieux-Bourg et Fort-la-Latte

    Au large des Grèves d'en Bas, sont les dangereux rochers des Ecarets avec, plus au large ceux de la Malicorne, paradis des pêcheurs. A l'ouest de la plage de la Fosse, c'est la pointe de la Guette, puis, en allant vers l'est, le Pory suivi du Trou de Poulifet ouvrant sur la plage sauvage du Port au sud-est. L'Evette, la grève des Loges puis la Banche, vous dirigent vers la pointe du Jas. Sur le versant est, le rocher de la Fauconnière, réserve ornithologique depuis 1965. Tout en suivant la falaise, on arrive à la Roche Jaune puis à la pointe du Cap Fréhel. Au large de la Fauconnière, on aperçoit le banc de l'Etendrée. La Teignouse et la pointe du Château Renard ouvrent l'anse des Sévignés, inscrite comme site protégé depuis 1943 et fermée par la pointe de la Pie. Selon la légende, Gargantua aurait arraché ici, à l'aide de son bâton, toute une forêt située jadis entre la Latte et le Cap-Fréhel. La présence de tourbières dans la lande explique peut-être cela.

    Le menhir qui se trouve sur le chemin conduisant au Fort-la-Latte représenterait le doigt ou la dent ou encore la canne de Gargantua, planté là par le géant. Tant que le monde sera monde, elle y restera selon la tradition. On raconte que le géant, voulant aller à Jersey d'un seul pas, fit un tel effort, que son bâton s'enfonça dans le sol et que l'empreinte de son pied restera marquée à tout jamais.

    Peu avant d'arriver au château, une croix en granite où l'on creusa une sorte de bénitier, laisse deviner l'empreinte d'un bout de canne à quatre becs et celle de deux pieds énormément longs et larges, chaussés de souliers pointus. Elle marquerait selon la légende, le lieu de la mort d'un chevalier de Malte qui commandait le fort.

  • Site Natura 2000 n° 11 "Cap d'Erquy-Cap Fréhel" : diagnostic 1ère phase, février 2001

    Document Syndicat des Caps, 2001.

    Propriété départementale d'une superficie de 170 hectares, le Cap d'Erquy s'étend sur un front de mer de falaises et de criques sableuses sur 3 km.

    Le Cap Fréhel est un site naturel unique : vaste plateau de grès culminant à 70 m, il offre le plus vaste ensemble de landes littorales des côtes françaises avec une superficie d'environ 414 hectares. Recevant près de 1, 5 millions de visiteurs par an, il représente le site le plus fréquenté de Bretagne avec la Pointe du Raz.

    La succession de massifs dunaires de Pléhérel-Plage à Sables-d'Or : dunes de la Fosse, des Grèves d'en Bas (42 ha, espace communal et privé), de Vieux-Bourg (60 ha, espace communal et privé des Sables d'Or), nichés au fond d'anses entrecoupées de falaises plus ou moins basses, représente une zone de transition entre les deux caps, dépôt de coquillages brisés et de mollusques calcaires, favorables à une faune et à une flore d'une grande diversité.

    L'estuaire des Sables-d'Or, dit aussi de l'Islet ou "Bouche d'Erquy" représente un des 5 marais maritimes les plus remarquables, sur le plan botanique, de toute la façade Ouest de la France. La flèche dunaire (d'une surface de 4, 6 ha) des Sables-d'Or forme une barre sableuse qui permet en arrière le développement d'un petit estuaire, d'une superficie de 100 ha. Il abrite un schorre ou pré salé qui se décline en plus de 50 espèces de plantes adaptées au milieu salé. La flèche dunaire des Sables-d'Or et corridors dunaires au sud de Port-Barrier couvrent 25 ha, domaine départemental.

    La commune de Plurien dispose de 7 ha de marais en DPM et ZNIEFF (Zone Naturelle d'Intérêt Faunistique et Floristique) et des coteaux et polders de la Ville Boulin et de la Ville Hana, soit 54 ha, classés en espaces littoraux remarquables et/ou non constructibles.

    La surface continentale et maritime du périmètre Natura 2000 totalise environ 4050 ha sur ce territoire côtier des 3 communes de Fréhel, Plurien et Erquy, dont le Domaine Public Maritime (DPM) couvre plus de 3000 ha.

    Les enjeux de la région de Caps :

    La concentration des activités humaines entre les deux caps, liée à une sur-fréquentation touristique a bouleversé une littoralité d'usages plus traditionnels :

    - abandon des techniques de pâturage, d'écobuage, d'étrépage au profit d'une agriculture intensive, d'une sur-fertilisation des cultures (développement d'algues vertes en baie de la Fresnaye)

    - pression foncière plus forte

    - exploitation des ressources (carrières de grès, extraction de granulats marins)

    - nouvelles activités sur l'estran : conchyliculture

    Le patrimoine est menacé par une exploitation non raisonnée et non maîtrisée de ses territoires et de ses ressources naturelles alors qu'il constitue le moteur principal de l'activité économique local.

    Les enjeux d'un développement durable vont nécessiter un nouveau fonctionnement socio-économique, que peut promouvoir Natura 2000.

  • 20062203068NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série 11 S-7-26.

    20052204774NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Fi.

    20052204775NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Fi.

    20052204776NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Fi.

    20052204765NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série 3 E 56/88.

    20052204758NUCB : Collection particulière

    20052204742NUCB : Collection particulière

    20052204743NUCB : Collection particulière

    20052204744NUCB : Collection particulière

    20052204746NUCB : Collection particulière

    20052204745NUCB : Collection particulière

    20052204747NUCB : Collection particulière

    20052204748NUCA : Collection particulière

    20052204749NUCB : Collection particulière

    20052204750NUCA : Collection particulière

    20052204752NUCB : Collection particulière

    20052204751NUCB : Collection particulière

    20052204764NUCB : Collection particulière

    20052204778NUCB : Syndicat des Caps

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 3 E 56/88. Acte notarié de la vente de la lande de Fréhel, juin 1882.

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : FiCarte géologique des Côtes-du-Nord par Eugène de Fourcy, 1843.

  • IGN. Carte IPLI : usage du sol, Côtes du Nord, Plurien, 1977. Paris : IGN, 1982.

Bibliographie
  • CADIN. Notice du conducteur des Ponts et Chaussées Cadin : histoire technique du phare de Fréhel, 1887. Saint-Malo, 1887.

  • DIREN BRETAGNE, OUEST-AMENAGEMENT. Les espaces littoraux remarquables des Côtes d'Armor. Rennes : DIREN Bretagne, 1998.

    p. 53-59
  • SYNDICAT DES CAPS. Site Natura 2000 n°11 Cap d'Erquy-Cap Fréhel : diagnostic. Plévenon : Syndicat des Caps, 2001.

  • GEHU, Jean-Marc. Le Cap d'Erquy, un patrimoine naturel d'intérêt exceptionnel à préserver. Rennes : Rapport inédit, 1975.

  • MONFORT, Christiane, ROZE, Françoise. Bilan écologique du Cap d'Erquy. Rennes : UHB, 1981.