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Église paroissiale Saint-Sulpice, rue de l'abbaye (Saint-Sulpice-la-Forêt)

Dossier IA35010702 inclus dans Village (Saint-Sulpice-la-Forêt) réalisé en 1994

Fiche

Œuvres contenues

VocablesSaint-Sulpice
Parties constituantes non étudiéescimetière
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonRennes Métropole - Liffré
AdresseCommune : Saint-Sulpice-la-Forêt
Adresse : rue
de l'abbaye
Cadastre : 1826 section unique 2e feuille 380, 381 1989 AA non cadastré

Eglise romane du 11e ou 12e siècle, élevée par l'abbesse de Saint-Sulpice et érigée en paroisse au 13e siècle dont subsiste le volume général et les fenêtres nord de la nef. Elle a été transformée à maintes reprises dont les baies aux 15e, 16e, 17e siècles. La façade occidentale a été reconstruite en 1675. Le choeur a été également remanié dans la 2e moitié du 18e siècle. Il a perdu toutefois son décor peint de cette époque visible sur la carte postale ancienne ainsi que celui du lambris, peint au 19e siècle. Ajout d'une sacristie contre le chevet au 19e siècle. A signaler : La croix faîtière du chœur, probablement un remploi, dont les motifs accusent une grande ancienneté. Le clocher s'élevait originellement au centre de l'édifice, il a été déplacé en 1855 à son emplacement actuel.

Isabelle Barbedor, Véronique Orain, Enquête thématique départementale, 1994.

L’église, nommée Saint-Sulpice en raison de la piété inspirée par l’évêque de Bourges du VIIème siècle, doit son origine à l’abbaye. On suppose que sa fonction originelle était d’être une chapelle : pour les besoins des vassaux ou des moines. Un texte attribué à l’évêque Pierre de Dinan, datant de la toute fin du XIIe siècle, déclare paroissiale « l’église du bourg de Saint-Sulpice et l’église de Serigné ». Selon le pouillé historique de Rennes, la paroisse fut d’abord administrée par les frères Condonats. La paroisse est supprimée en 1803 après le concordat et unie à celle de Chasné, pour être enfin rétablie en 1820.

La croix de cimetière paroissial et les fonds baptismaux, tous deux en granit furent probablement taillés du temps de Jeanne II Milon, à la fin du XVe. Un maître-autel et un retable en bois sont datés du 17e siècle, c’est à dire lors de l’administration de l'abbesse Marguerite d’Angennes, réformatrice de l’abbaye.

Rémy Janin, Enquête topographique, 2018.

Période(s)Principale : limite 11e siècle 12e siècle
Principale : 13e siècle
Principale : 4e quart 17e siècle
Secondaire : 15e siècle
Secondaire : 16e siècle
Secondaire : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Dates1675, daté par travaux historiques
1855, daté par travaux historiques

Plan allongé. Choeur à chevet plat situé dans le prolongement du vaisseau unique de la nef. Pignon du chevet sommé d'une croix en pierre. Lambris de couvrement pour l'intérieur.

Isabelle Barbedor, Véronique Orain, Enquête thématique départemental, 1994.

L’église romane possède une nef à chevet droit. C’est une formule de plan simple qui a été très répandue en Bretagne à l’époque romane, à l’image de l’église du Lou-du-Lac. Sans aucun contrefort, avec une épaisseur de mur inhabituelle (plus de 1,20m) l’édifice tient depuis plusieurs siècles. L’église a conservé sur sa façade nord quatre baies romanes hautes et étroites, dites “ en meurtrière “. La façade sud a été reconstruite au 16e siècle, comme en témoigne la troisième baie, gothique en arc trilobé ou l’ancien cintre reste encore apparent.

Contrairement aux autres églises du même plan, la délimitation du chœur et de la nef n’est pas marquée par un arc en plein cintre ; cet arc diaphragme a probablement disparu. On voit dans le tiers oriental du mur sud que le choeur, initialement plus bas a été surélevé pour être aligné en hauteur avec la nef.

Rémy Janin, Enquête topographique, 2018.

Mursgranite
grès
enduit
moellon
Toitardoise
États conservationsremanié
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

  • Eglise paroissiale

    "Elle paraît très ancienne ; mais, comme elle est entièrement enduite de badigeon, elle ne permet guère de reconnaître des traits de caractère assez marqué pour pouvoir lui attribuer une date certaine. On opterait cependant volontiers pour le XIe siècle. Le mur le mieux conservé est celui du nord de la nef, qui présente quatre étroites fenêtres romanes. Au mur sud, il en existait quatre également ; la troisième a été refaite à l'époque gothique, en arc trilobé ; on discerne encore l'ancien cintre ; la quatrième date du XVIIIe siècle. Il n'y avait pas de transept. Le chevet est plat. La façade ouest a été refaite. Quant à l'intérieur, très fruste, il est difficile d'en faire état à cause du crépi qui voile tout."

    Roger GRANDL'art roman en Bretagne. Editions A. et J. Picard et Cie, Paris, 1958, p. 451-452.

  • 20013508422NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le Département d'Ille-et-Vilaine Histoire Archéologie Monuments. Rennes : Librairie Moderne J. Larcher, 1927-1929.

  • GUILLOTIN DE CORSON. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray Libraire-éditeur. Paris : René Hatton Libraire-éditeur, 1882-1886.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • DECENEUX, Marc. La Bretagne romane. Rennes : Editions Ouest-France, 1998.

    p. 43
  • GRAND, Roger. L'art roman en Bretagne. Paris : Editions A. et J. Picard et Cie, 1958.

    p. 451-452
  • INVENTAIRE GÉNÉRAL DES MONUMENTS ET DES RICHESSES ARTISTIQUES DE LA FRANCE. Région Bretagne. Ille-et-Vilaine. Eglises et Chapelles, par ORAIN Véronique, avec la collaboration de BARBEDOR Isabelle, DUFIEF-MOIREZ Denise, RIOULT Jean-Jacques. Rennes : Association pour l' Inventaire Bretagne, 1996, (Indicateurs du patrimoine).