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Église paroissiale Saint-Pierre (Corseul)

Dossier IA22133052 réalisé en 2016

Au début du 19e siècle, l'ancienne église est jugée trop vétuste pour accueillir les fidèles. Elle est démolie en deux temps afin de maintenir le culte et reconstruite au même emplacement. De l'ancien édifice, seul le portail Nord est conservé, l'analyse du cadastre ancien permet cependant de valider plusieurs phases de travaux.

Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonProjet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Plancoët
AdresseCommune : Corseul
Lieu-dit : Adresse : Place
de l'église
Cadastre : 2016 AB 197

Le 5 mars 1825, la première pierre de la tour clocher est scellée alors que l'ancienne église était encore érigée. La construction s'achève en août.

La nouvelle église est construite en 1836 et 1838 par les dons des paroissiens à l’emplacement de l'ancienne devenue vétuste. Le portail du 15e siècle est l'unique élément architectural conservé de l'édifice antérieur, il était déjà placé au nord.

Les 20 et 21 mai 1836, la partie est de l'ancien édifice est détruite, dans les fondations deux croix ainsi que des éléments antiques sont retrouvés ( de nombreuses tuiles et les vestiges d'un mur traversant du nord au sud). Les messes sont toujours célébrées dans la partie subsistante. La première pierre est bénie le 30 mai 1836 (proche portail nord). Le 25 décembre, la Sainte messe est célébrée dans la partie du nouvel édifice, construit avec les pierres du château de Montafilan. L'année 1838, la partie ouest de l'église est démolie puis reconstruite. L'église est consacrée le 8 avril l'année suivante.

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
Secondaire : 15e siècle
Dates1836, porte la date
1838, porte la date
1825, daté par source

Auteur(s)Auteur : Maignan

La tour-clocher, premier élément reconstruit au 19e siècle, est aujourd'hui la seule partie conservant un enduit extérieur. Le premier niveau en pierre de taille est traversant. Au sol une dalle funéraire d'un noble homme de Corseul y est scellée au centre du pavage selon ses dernières volontés afin de racheter ses péchés. Les deuxième et troisième niveaux sont enduits, le chainage d'angle est en pierres de taille ainsi que les bandeaux qui rythment les changements de niveaux. La flèche est couverte en ardoise.

L'église paroissiale Saint-Pierre est construite en granite et schiste selon un plan en croix latine avec nef et bas-cotés, transept saillant et chevet plat auquel est accolé la sacristie. De style néo-gothique elle était destinée à être enduite. L'accès à l'édifice s'effectue au nord par le portail de l'ancienne église. Deux des trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés de feuilles reçoivent les voussures moulurées de l'arc en tiers-point. La sculpture d'une tête de femme datant du 15e siècle surmonte la pierre portant l'inscription "Église bâtie par la foi des habitants de Corseul / An 1834 1836 / Gloire à Dieu". Le mur ouest de l'église s'appuie sur la tour-clocher.

A l’intérieur de l'édifice, la nef et les bas cotés sont enduits avec motif de parement. Les piliers de la nef sont agrémentés de croix de malte à l'occasion de la mission de 1895. L'enduit peint du transept et du chœur présente des motifs néogothiques. Le transept sud destiné à accueillir l'autel du Sacré-Coeur, est dallé d'ardoises en 1966 afin de recevoir les fonds baptismaux. Dans le but de rendre hommage au recteur Piedvache ses restes sont exhumés en 1851 afin de les placer au plus près de l'église qu'il a fait construire, la stèle de marbre blanc est scellée au sol de cette chapelle.

Mursgranite moellon
schiste moellon
granite pierre de taille
Toitardoise
Plansplan en croix latine
Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • DE FREMINVILLE, Antiquités de la Bretagne : Côtes-du-Nord

    P. 269 - 282 Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • COUFFON, René. Répertoire des Eglises et Chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc, Les Presses Bretonnes, 1939-1947, 779 p.

    P. 99-100