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Église paroissiale Saint-Michel, rue de l'Eglise (Saint-Michel-en-Grève)

Dossier IA22003035 inclus dans Le bourg de Saint-Michel-en-Grève réalisé en 2004

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • cimetière
    • croix de cimetière
    • mur de soutènement

Œuvres contenues

Vocablessaint Michel
Parties constituantes non étudiéescimetière, croix de cimetière, mur de soutènement
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Plestin-les-Grèves
AdresseCommune : Saint-Michel-en-Grève
Lieu-dit : le Bourg
Adresse : rue de l'
Eglise
Cadastre : 1813 A1 11, 12, 12 bis ; 1848 A1 248, 249 ; 1987 AB 193, 194, 195

L´église paroissiale de Saint-Michel-en-Grève est une construction de la fin du 15ème siècle ou du début du 16ème siècle, agrandie, remaniée et restaurée au 17ème siècle, à la fin du 18ème siècle et au cours du 19ème siècle. Le clocher, inscrit à l´inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 20 janvier 1926, fut construit selon René Couffon en 1614, et le bas-côté nord et une partie de la nef reconstruits au cours de la 1ère moitié du 17ème siècle. Le choeur fut agrandi vers l´est en 1679. Toujours selon René Couffon, l´édifice fut restauré une première fois en 1778 par Jean-François L´Hostis, maître-maçon de Plestin, d´après devis dressé par l´architecte Lezormel. Les fonts, placés au milieu de la nef, furent transférés à leur emplacement actuel à cette occasion. L´église était dans un état si pitoyable au sortir de la Révolution qu´elle ne fut pas retenue, le 29 novembre 1811, par la commission chargée de la reconstruction des églises dans le département. D´importants travaux de reconstruction furent néanmoins réalisés au cours du 19ème siècle. Le bas-côté nord fut restauré en 1816. Quant au bas-côté sud, il fut restauré de 1835 à 1862. Selon René Couffon, une première tranche de travaux fut exécutée jusqu´en 1850 par l´entrepreneur Chamaillard de Rostrenen d´après les plans dressés par le conducteur des Ponts et Chaussées Gauthier (un arc du bas-côté sud porte la date 1835, le pignon de la sacristie la date 1862). Le clocher fut entièrement restauré en 1869. Les murs de soutènement du cimetière, sérieusement endommagés par deux tempêtes en 1867 et 1869, furent reconstruits en 1871 et 1874 (dates portées). Les vestiges de deux bains de l´époque gallo-romaine furent alors mis au jour à cet endroit. Quant à la croix de cimetière, probablement due à l´atelier Hernot de Lannion, elle fut érigée au cours d´une mission en 1865.

Période(s)Principale : Gallo-romain
Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 1ère moitié 17e siècle
Principale : 19e siècle
Dates1614, porte la date
1835, porte la date
1862, porte la date, daté par source
1865, porte la date
1869, daté par travaux historiques
1874, porte la date
Auteur(s)Auteur : L'Hostis Jean-François maître maçon attribution par travaux historiques
Auteur : Lezormel architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Chamaillard entrepreneur attribution par travaux historiques
Auteur : Gauthier conducteur de travaux attribution par travaux historiques
Auteur : Hernot Yves sculpteur attribution par travaux historiques
Auteur : Micheau-Vernez Robert verrier attribution par source

Eglise construite en granite et schiste. Elle se compose d´une nef flanquée au nord d´un bas-côté de trois travées et du faux-transept, au sud d´un porche, d'une chapelle et du faux-transept. Elle comprend également une sacristie dans l´angle sud-est et la chapelle des fonts accolée au bas-coté nord. Elévation extérieure : L'édifice présente à l'ouest les caractéristiques de l'architecture Beaumanoir. Le massif occidental, de type Beaumanoir, est composé d'une tour centrale de plan en H portant une galerie à balustrade et un étage de cloches sommé d'une flèche octogonale en maçonnerie. Cette tour, dépourvue de porte à la base, est flanquée à droite d'une tourelle hors-oeuvre abritant un escalier en vis en maçonnerie. L´élévation est présente un chevet plat aveugle et l´élévation sud quatre pignons, dont celui de gauche (à l´ouest) est ouvert d´une porte en arc-brisé. Elévation intérieure : L´espace intérieur de la nef, des bras du faux transept, du porche et de la chapelle sud, est couvert par une charpente lambrissée en berceau brisé, celui du bas-côté nord d´un lambris en demi-berceau. L'élévation intérieure est formée au nord par trois arcades en plein-cintre (à l´ouest) et une arcade en arc-brisé à deux voussures (à l´est), au sud par trois arcades en arc-brisé à deux voussures. La croix de cimetière est composée d'un soubassement massif et d'un socle portant un fût monolithe de section circulaire sommé d'une croix ornée d'un Christ en ronde-bosse et d'un phylactère portant l'inscription INRI.

Mursgranite
schiste
enduit
moellon
moellon sans chaîne en pierre de taille
Toitardoise, pierre en couverture
Plansplan en croix latine
Étages3 vaisseaux
Couvrementslambris de couvrement
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturesflèche en maçonnerie
toit à longs pans
noue
Escaliersescalier hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Typologiesclocher Beaumanoir. Elévation à pignons multiples. Faux transept. Croix de type Hernot
États conservationsremanié
Techniquessculpture

Edifice protégé.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1926/01/20
inscrit MH, 2013/07/03
Précisions sur la protection

Clocher : inscription par arrêté du 20 janvier 1926.

Annexes

  • L´église de Saint-Michel-en-Grève

    Synthèse d'après les recherches de Roger Frey (bulletins municipaux de la commune de Saint Michel).

    L´église de Saint-Michel-en-Grève est construite en bordure de mer sur des vestiges gallo-romains et à marée haute les flots viennent battre le mur du cimetière dans lequel elle s´élève.

    Le mobilier de l´église :

    Le maître-autel et les retables des autels latéraux datent du 17ème siècle. Elle possède quelques statues anciennes de saint Michel, de saint Yves, de saint Loup (1681), de sainte Marguerite et de sainte Anne. Autrefois une statue de saint Cado est mentionnée. Parmi les statues modernes ont peut mentionner la statue de saint Maudez. Dans le mur du chevet, à l´extérieur de l'église, se trouve également une curieuse statue de saint Michel. La pendule de la sacristie date du 17ème siècle. Les panneaux des portes de la sacristie (qui depuis ont été restaurés) datent de la fin du 16ème siècle.

    Remarques :

    Les travaux de restauration du maître-autel et des retables ont débuté fin 1999. La réception des travaux a eu lieu le lundi 5 mai 2003. La restauration de la menuiserie des retables et du maître-autel a été réalisée par l'atelier Le Ber. La polychromie du maître-autel a été réalisée par l'atelier Le Guel. Le coût des travaux de menuiserie, des retables et du maître-autel s'élève à 41 303 euros TTC. Le démontage du mobilier a fait apparaître la nécessité d'entreprendre d'autres travaux. Des fuites d'eau dans les chéneaux du toit ont conduit à envisager la réfection des murs de l'église ainsi que le plancher. La restauration du parquet de la sacristie et de l'église a été entreprise par l'entreprise Ropartz. La porte du clocher a été changée et réalisée par l'entreprise Lachiver.

    Prééminences :

    Les seigneurs supérieurs étaient ceux de Runfao. Les patrons et fondateurs de l´église étaient les seigneurs de Kerhuel-Kerbiriou en raison de leur seigneurie de Kerhuel. Les seigneurs de Portzjezegou, de Kerropars, de Quatredames, de Kerarmet et de Goasven avaient droits de mouvance sur de nombreux convenants.

    Constat des commissaires du 16 novembre 1679 :

    Les verrières du choeur étant en réfection à Lannion, le recteur, messire Nicolas Le Boubennec, communique aux commissaires un procès-verbal du 26 mai précédent, fait avant la dépose et mentionnant dans la maîtresse vitre un seul écu : d´argent bandé d´or avec deux étoiles de même (mauvaise lecture pour du Bois) [1] ; dans la verrière côté évangile, quatre écu : deux en supériorité comme dans la maîtresse vitre (du Bois), le troisième écartelé de même et d´argent à la billette d´or [2], le quatrième écartelé de même et d´argent à la bande d´or. Les prières nominales sont dites pour le sieur de Kerbiriou-Coetlogen et la litre aux armes Pluquellec et Coetlogon. Du côté de l´épître, banc de cinq pieds de long et de deux pieds et demi fors un pouce, dépendant de la terre de Kerropartz possédée par le sieur de Kerninon-Le Roux [3] et armorié d´un écartelé. Sous la seconde fenêtre, côté Evangile, tombe élevée avec armes des Plusquellec.

    La chapelle en aide sur le bas-côté nord, dédiée à sainte Anne était éclairée par une verrière portant les armes mi-parti au I : d´azur à trois souches d´or, armes des Kergaradec-Rogon, au II : d´or à la tour d´azur (Buzic) [4].

    Dans la nef, sous la seconde arcade et vis-à-vis de la porte donnant sur le cimetière, un banc, le seul de la nef, appartenant au sieur de Kerninon-Le Roux et armorié de deux écus écartelés.

    Vis-à-vis des fonts, verrière à deux lancettes. Dans le tympan à six soufflets, deux écus : l´un d´or à trois pommes de pin de gueules (Tanguy sieur de Kerarmet) [5] et l´autre mi-parti au I : d´or à la tour d´azur (Buzic), au II : de gueules au croissant d´argent et six coquilles de même (Le Guales), le dit écu entouré du collier de l´ordre, et sont les armes du sieur de Kercaradec (comme sieur de Portzjezegou).

    Sortant de la nef, du côté épître, se trouvent deux chapelles : la première, anciennement chapelle de Kerarmet et dédiée au Sacre, est éclairée par une verrière à deux lancettes, avec tympan à un soufflet portant un écu écartelé des armes de Kercaradec et, près de l´autel, enfeu de cinq pieds de longueur et deux pieds de largeur. La table de l´enfeu porte plusieurs écus (non décrits) dont un seul reconnaissable à trois pommes de pin (Tanguy).

    La seconde chapelle, dédiée à saint Maudez, est éclairée par une verrière à deux lancettes, avec, dans l´une, écu à trois chevrons de gueules (Plusquellec). Dans cette chapelle, banc aux armes des Rogon. En 1496, Rolland Buzic, Sr de Portzjezegou, y avait obtenu des paroissiens trois tombes "quittes de poulage"[8].

    A l´extérieur de l´église, les commissaires notent sur le pignon de la chapelle du Sacre, deux écus : l´un des armes pleines de trois pommes de pin (Tanguy), l´autre mi-parti au I : trois croissants (Blevin), au II ; annelets sans nombre (Coetmen) [6] au pignon de la maîtresse vitre, armes de Kerbériou-Coetlogon avec couronne de comte, et, au sommet, écu en bosse mi-parti, au I : d´argent à billettes de sables (Pont Blanc), au II : Plusquellec.

    Au-dessus du portail, armes de Kerhuel (du Bois).

    [1] Identification confirmée par l´écu semblable au-dessus du grand portail et par divers aveux et minus de la seigneurie de Kerhuel-Kerbériou.

    [2] Armoiries inconnues des armoriaux comme les suivantes ; il semble y avoir eu mauvaise lecture, la billette indiquant probablement les armes des Pont-Blanc alliés aux du Bois.

    [3] La terre de Kerropartz appartenait au 15ème et au 16ème siècle aux Troguindy, puis aux Le Roux de Kerninon dont les armes étaient : écartelé d´argent et de gueules.

    [4] Les plus anciens seigneurs connus de Portzjezegou (sous Runfao et Kerhuel) sont les Buzic d´où la seigneurie passa aux Le Goalès par le mariage de Philippe Le Gualès et de Catherine Buzic, fille de Jean et de Louise de Kerguiniou, puis aux Rogon par le mariage de Pierre Rogon et de Marguerite Le Gualès.

    [5] Lors de la réformation de 1427, il y avait deux seigneuries de Kerarmet : Kerarmet-Tanguy et Kerarmet-Menou ; divers titres indiquent également Kerarmet-Coetmen. Les deux premières advinrent aux Rogon.

    [6] Armes de Maurice Blevin et de Louise de Coetmen, sieur et dame de Kerarmet-Coetmen.

    [7] Ce M. Dollo, recteur de Saint-Michel-en-Grève, fut, un des prêtre les mieux renseignés sur tout ce qui touche à "l´anaon" (nota : le peuple immense des âmes en peine s´appelle l´anaon). Il savait en quelles directions s´étaient dispersées les âmes de tous les morts qu´il avait enterrés, sauf deux ("La Légende des morts chez les Bretons", vol. 1, chapitre VI : Le départ de l´âme, Anatole Le Braz).

    Dollo se promenait un jour à la campagne, en compagnie d´un monsieur de la ville. Le chemin qu´ils suivaient était bordé d´une double haie d´ajoncs (Nota : on dit que les buissons d´épine poussent sur la poussière des morts répandue dans le monde). Le monsieur, tout en marchant, s´amusait à étêter à coups de canne les pousses qui dépassaient les autres. Le vénérable Dollo lui prit brusquement le bras et lui dit : "Cessez ce jeu ; songez que des milliers d´âmes accomplissent leur purgatoire parmi les ajoncs, et que vous les troublez dans leur pénitence" ("La Légende des morts chez les bretons", vol. 2, chapitre XIII : L´anaon, Anatole Le Braz).

    [8] Jusqu´au début du 18ème siècle on enterrait les morts dans les églises. Pour des raisons d´hygiène un arrêt du Parlement du 12 août 1719 interdit d´enterrer les morts dans les églises. Des exceptions furent pourtant faites en faveur des prélats notamment.

    [extrait du « Répertoire des églises et chapelles", par René Couffon].

  • 20042205257NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/17, Numplan 2.

    20042205256NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/47, Numplan 2.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/28, Saint-Michel-en-Grève, plans par masse de culture de 1805.

    Numplan 1, section A
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/17, Saint-Michel-en-Grève, plans cadastraux parcellaires de 1813.

    Numplan 2, section A, 1ère feuille
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/47, Saint-Michel-en-Grève, plans cadastraux parcellaires de 1848.

    Numplan 2, section A, 1ère feuille
Bibliographie
  • COUFFON, René. Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier. Saint-Brieuc : Les Presses Bretonnes, 1939.

    p. 502-503

Liens web