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Eglise paroissiale saint Martin (Noyal-sous-Bazouges)

Dossier IA35049714 réalisé en 2012

Fiche

Dossiers de synthèse

Vocablessaint Martin
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonPays de Fougères - Antrain
AdresseCommune : Noyal-sous-Bazouges
Cadastre : 1985 C1 70

L'église actuelle dédiée à saint Martin a été construite de 1855 à 1856 sur l'emplacement d'une ancienne église romane, remaniée aux 15e et 16e siècles, qui menaçait ruine. Cette ancienne église était orientée à l'est comme le veut la tradition chrétienne alors que la nouvelle église a le chœur orienté au sud. En orientant ainsi l'édifice, son entrée est directement visible pour le visiteur qui entre dans le village en provenance de Bazouges-la-Pérouse. Ce choix a sans conteste donné une nouvelle physionomie au village et mis en valeur le nouvel édifice. A la demande du recteur de Noyal-sous-Bazouges, un procès verbal dressé en 1840 par l'architecte Anger de la Loriais, élève de l’École Royale des beaux-arts, rend compte de l'état de l'église. Celle-ci est construite en moellons de granite. Elle est couverte de bardeaux et surmontée d'une flèche en bois couverte en ardoise ainsi que d'un clocheton couvert en ardoise. L'état général de l'église est d'une grande vétuste et menace ruine. Le procès verbal décrit une façade occidentale "dégradée", une façade sud "dans un état de vétusté" et dont "plusieurs pierres de la corniche se sont déjà détachées". La façade nord est quant à elle "dégradée par l'humidité parce qu'elle est peu enterrée". L'état intérieur complète cette description : la voûte de la nef en bois est "entièrement pourrie" et menace "d'une ruine imminente", les dix poteaux en bois qui la soutiennent étant "en fort mauvais état" ou "entièrement vermoulus". Les voûtes du chœur et de la sacristie semblent en meilleur état. La couverture, le clocheton et le clocher menacent ruine. La conclusion de ce procès verbal précise que " l'église, dans l'état où elle se trouve, menace ruine, qu'elle compromet la vie des habitants et qu'une réparation même partielle serait inutile, insuffisante et même dangereuse. En conséquence, [...] il est urgent de démolir la dite église de Noyal-sous-Bazouges dans toutes ses parties et de la rebâtir sur de nouveaux plans." L'église actuelle a ainsi été construite de 1855 à 1856, sur les plans de l'architecte Jean-Marie Anger de La Loriais, qui avait fait le procès verbal 15 ans plus tôt et l'auteur également de la Maison d'école et mairie, construite en 1850. Ce dernier a réemployé pour la nouvelle église quelques éléments de l'ancien édifice, comme les portails du transept datables du 15e siècle. Hormis la chaire à prêcher qui date de 1858 et dont l'auteur est Julien Viard de Combourg, l'ensemble du mobilier de l'église a été exécuté par le menuisier rennais Jean-Julien Hérault. Il est composé de deux autels latéraux (1862), d'un confessionnal (1864), d'un maître-autel (1870 ou 1872) et de stalles (1876). La sacristie est construite en 1865 au dos du chœur. En 1923, suite à de grosses intempéries, une partie du pignon sud-ouest s'est effondrée. Des travaux de rénovation sont alors entrepris. De 1981 à 1983, l'église est fermée pour travaux. Un fort écartement des murs de la nef vers l'extérieur rend indispensable sa restauration.

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 15e siècle
Secondaire : 16e siècle
Dates1855, daté par source
1856, porte la date
Auteur(s)Auteur : Anger de la Loriais Jean-Marie architecte attribution par source

L'église Saint-Martin présente un plan en croix latine à vaisseau unique. Elle est construite en granite et couverte d'ardoise. Son style néo-roman est caractéristique de cette deuxième moitié du 19e siècle, époque à laquelle de nombreuses églises sont reconstruites en remplacement d´églises en état de vétusté. L´entrée de l´église se trouve au nord. Le portail est surmonté d´une baie en plein cintre elle-même flanquée de deux baies plus étroites. Deux fins contreforts en granite rythment et soutiennent la façade. A droite de la porte, une pierre en granite servait autrefois d´estrade pour le garde champêtre, chargé chaque dimanche matin de proclamer les informations de la commune aux habitants. Les façades est et ouest sont percées de trois baies, une éclairant la nef, une le transept et une le chœur. La partie basse de la nef est également soutenue par de fins contreforts en granite. Des tirants métalliques participent au renforcement de la construction. Ils sont visibles à l´extérieur et à l´intérieur de l´église. Les portes donnant sur le transept proviennent de l'ancienne église. De style gothique, elles datent de la rénovation de l'église aux 15e et 16e siècles. La porte située à l'ouest bénéficie d´un décor plus élaboré. Elle est ornée de deux chapiteaux sculptés : un animal d´un côté et un visage de l´autre, tenant dans sa bouche une chaîne et du feuillage. Ce personnage n´est pas sans rappeler l´Ankou, une personnification de la mort dans la tradition bretonne. Le chevet de l´église est plat, s'y adosse la sacristie. La différence d'appareillage et de matériaux (présence de schiste) témoigne d'une construction ultérieure de la sacristie. Le bas de la nef est surmonté d'une tour carrée ouverte sur ses quatre côtés par de longues baies à persiennes. Le clocher polygonal est couvert en ardoise. L´intérieur de l´église a subi de fortes modifications au début des années 1980. Sur des photographies datant de 1977, la nef est surmontée d´une voûte en berceau et la croisée du transept d´une croisée d´ogive. Aujourd´hui ces éléments sont cachés par un lambris. On remarque également en comparant ces photographies que la chaire à prêcher a disparu. Le retable au fond du chœur comporte trois niches en cul-de-four ornées de statues et surmontées de frontons de style Renaissance. Une pierre tombale est visible à l'entrée de la porte située à l'est. Ornée d'une croix et d'une fleur de lys, elle porte la date 1583. Une peinture du 17e siècle représentant une descente de croix est présentée au fond du chœur, à gauche. Cette peinture a été restaurée en 1997.

Mursgranite
moellon
pierre de taille
appareil mixte
Toitardoise
Plansplan en croix latine
Étages1 vaisseau
Couverturestoit à longs pans
flèche polygonale
noue
pignon découvert
Typologieseglise en croix latine avec clocher en façade, chevet plat, sacristie accolée au chevet
Statut de la propriétépropriété publique

Annexes

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Ille-et-Vilaine. Série O : Noyal-sous-Bazouges. Administration et comptabilité communales. Edifices publics. Monuments et établissements publics. Eglise : 2 O 206/11.

Bibliographie
  • BADAULT, Dominique. CHEVRINAIS, Jean-Claude. ANTRAIN et son canton. Chronique de la vie quotidienne 1880-1950. Editions Danclau, 1996.

  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927 ; reprint, Mayenne : Editions Régionales de l´Ouest, 1994.

    t. 2, p. 508-510
  • CHALMEL, Théodore. Monographie de la commune de Noyal-sous-Bazouges, Anciennes familles. Rennes, Imprimerie Simon, 1908.

  • CHALMEL, Théodore. Noyal-sous-Bazouges, Ille-et-Vilaine Rennes, 1939.

  • GUILLOTIN DE CORSON, Amédée. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1883, 1884, 1886.

    t. 5, p. 357-361
  • POCQUET DU HAUT-JUSSÉ, Bertrand. Le mobilier religieux du XIXe siècle en Ille-et-Vilaine. Bannalec : imprimerie Régionale, 1985.

    p. 41, 128, 294, 369-370, 399.
  • L'architecture traditionnelle dans le canton d'Antrain. Association pour la Promotion du Patrimoine d'Antrain et de son Canton, 1985.

  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 65