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Église paroissiale Saint-Laurent (Langrolay-sur-Rance)

Dossier IA22132210 réalisé en 2015

Fiche

Construite au nord du bourg à proximité de la propriété de Beauchêne, l'église paroissiale de Langrolay n'a jamais été déplacée. L'édifice atteste de plusieurs campagnes de travaux dont une reconstruction importante dans le premier quart du 18e siècle et des ajouts au 19e siècle, comme l'imposante sacristie située au nord. Des éléments architecturaux de style gothique réemployés dans les murs extérieurs et les contreforts de la façade ouest, témoignent de l'ancienneté de la fondation. L´intérêt de l' édifice tient également dans le maintien d'un ensemble mobilier cohérent du 18e siècle en partie protégé au titre des monuments historiques.

Le clocher abrite 3 cloches réalisées en 1851 et en 1871. Chacune d'entre elle est baptisée par un prénom : Joséphine-Sophie, Louise-Marie-Xavière et Marie-Anne-Jeanne.

Sur le côté droit de la nef, on remarque au sol une pierre tombale sur laquelle est gravée une inscription et un blason. Ce dernier, représente trois canettes correspondant aux armoiries de la famille De Pontual. La croix ajoutée dans la pointe de l'écu est probablement encadrée de deux initiales. Il peut s'agir d'une branche de cette famille, celle des sieurs de la Croix, qui fut déboutée à la réformation de 1671.

Vocables Saint-Laurent
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Ploubalay
Adresse Commune : Langrolay-sur-Rance
Précisions

Les traces d'une fondation ancienne:

La fondation d'une paroisse à Langrolay est attestée dès la fin du 11e siècle à travers la donation d'un certain Hingan à l'abbaye Saint-Florent de Saumur . En 1437, Langrolay dépend du diocèse de Saint-Malo.

Dédiée au saint martyr Laurent, l'église atteste de plusieurs campagnes de travaux dont une reconstruction importante dans le premier quart du 18e siècle et des ajouts au 19e siècle, comme l'imposante sacristie située au nord.

À l'intérieur de l'église, un arc en anse-de-panier situé à la croisée du transept porte la date de 1706. Il témoigne d'une première campagne de reconstruction de l'édifice durant le premier quart du 18e siècle. Le célèbre navigateur malouin Jacques Gouin de Beauchêne est à l'initiative de ces travaux dès son retour d'expédition des mers du Sud en 1701. En 1750, l'église est dite « neuve, en bon état, un peu petite et pas encore payée ».

Plusieurs écussons implantés dans la maçonnerie extérieure, martelés à la Révolution portaient notamment les armoiries de la famille Beaumanoir, seigneur de Beauchêne entre 1479 et 1576.

Au 19e siècle, une sacristie à deux niveaux est construite contre le chevet à pans coupés côté nord-est, une tribune est ajoutée à l'intérieur de la nef ainsi qu'un escalier à deux volées convergentes à l'extérieur, contre la façade ouest. La porte située en haut de ces escaliers était à l'origine une fenêtre qui éclairait sur la nef. La tribune fut réalisée dans un souci de gain de place afin d'accueillir davantage de fidèles.

Au 20e siècle, l'enclos paroissial qui se trouvait autour de l'église est supprimé au profit d'un nouveau cimetière au nord du bourg. Entre 1924 et 1936, plusieurs travaux de restaurations sont menés sur l'église.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle , porte la date, daté par travaux historiques
Principale : 15e siècle, 16e siècle , (?)

Orientée est-ouest, l'église de plan en croix latine est formée d'une nef à un seul vaisseau, d'un clocher dressé à la croisée du transept et au nord-ouest d'une sacristie accolée contre le chevet à pans coupés.

Au sud, une chapelle des fonts baptismaux a été greffée contre la nef. Le chevet à pans coupés est flanqué au nord d'une sacristie à deux niveaux. La façade nord présente contre le bras gauche du transept, une tour d'escalier hors œuvre qui permet d'accéder au clocher. Celle-ci est coiffée d'un épi de faîtage représentant Saint-Laurent, le patron de l'église.

De forme carrée et très large, le clocher reprend le volume d'une ancienne tour romane. Sa flèche d'ardoise, octogonale à 4 pans coupés, percée de 4 lucarnes est surmontée d'une croix et d'un coq métallique qui sert de girouette.

À l'ouest, la façade principale de l'édifice flanquée de chaque côté par deux contreforts d'angles massifs est percée de deux portes superposées. La première donne accès à la nef tandis que la seconde, au dessus, qui ouvre sur la tribune intérieure est accessible par un escalier hors œuvre à 2 volées convergentes. Sur le côté droit de cette porte, on remarque la présence de deux initiales « DP » dans la maçonnerie extérieure. Aucun élément n'a permis de les identifier. Elles peuvent faire écho au nom d'un trésorier de la paroisse ou à celui d'un maître d’œuvre.

L'Intérieur de l'édifice :

Au bas de la nef, se distingue une tribune reposant sur des poteaux métalliques à laquelle on accède par l'escalier extérieur. En remontant vers la croisée du transept, se situe au sud de la nef une petite chapelle latérale comportant les fonts baptismaux. L'allée centrale de la nef, le sol du transept ainsi que celui des fonts baptismaux sont couverts par un dallage de schiste de Saint-Cast.

La voûte de la nef en berceau lambrissé est peinte d'un semis étoilé. Un arc en anse-de-panier portant la date de 1706 témoigne d'une première campagne de reconstruction. Cet arc est surmonté d'armoiries portant la devise « Pro deo pro patria et in charitate et in pace ». Elles correspondent à celles de l'évêque de Saint-Brieuc Monseigneur Eugène-Ange-Marie Bouché.

Les matériaux de construction et leur mise en œuvre :

Un mélange de moellons de granite et de schiste constitue l'appareil de l'édifice. L'ensemble a été rejointoyé à l'aide de joints à la chaux, lors de la restauration de 2008. Les encadrements des baies et des portes sont en granite. La toiture en ardoise repose sur une charpente en chêne. L'édifice est actuellement dans un bon état de conservation.

Murs granite moellon
schiste moellon
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Couvrements voûte en berceau
Couvertures
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier en vis avec jour, en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
États conservations bon état, restauré
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Des travaux contemporains

    Plusieurs campagnes de restaurations ont été menées sur l'église paroissiale entre 1924 et 1936. En 1924, la commune passe un contrat de gré à gré avec M. Jean Fouyer, couvreur à Pleurtuit pour réaliser la réfection de la couverture du clocher. 135m² de surface à couvrir furent réalisés moyennant la somme de 3000 francs.

    Entre 1926 et 1927, la commune fait réaliser des travaux de réfection de couverture au niveau de l'aile sud de l'église. Le 14 novembre 1926, un contrat de gré à gré est de nouveau signé entre la commune et l’entrepreneur Jean Fouyer afin de réaliser la couverture de 100m². Le coût des travaux est estimé à 3000 francs.

    En 1936, Maurice Lesueur entrepreneur à Dinan, effectue des travaux pour la construction d'un mur et en consolider à l'extérieur de l'église.

    À partir de 2003, des travaux de réfection généraux sont entrepris par un architecte du patrimoine sur l'édifice.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales des Côtes-d'Armor : 2O 131-1
  • Archives départementales de Loire-Atlantique : B 1297/4
  • Archives municipales de Langrolay-sur-Rance
Documents figurés
  • Plan parcellaire de 1827, AD 22

    Archives départementales des Côtes-d'Armor : 3P 108/1
Bibliographie
  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989

    p.422 à 425
  • Le Saulnier de Saint-Jouan, Régis. Dictionnaire des communes. Département des Côtes-d'Armor. Éléments d'histoire et d'archéologie. 1990.

    p.508 à 511
Périodiques
  • Revue de l'association Le Carrouge, Plouër-sur-Rance.

    Archives départementales d'Ille-et-Vilaine : Delta 295

Liens web