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Eglise Paroissiale Notre-Dame (Le Quiou)

Dossier IA22017227 réalisé en 2010

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • monument aux morts

Dossiers de synthèse

La sacristie de l’ancienne église, décrite comme « un petit souterrain au milieu du sanctuaire » correspondait probablement à une ancienne crypte liée à un pèlerinage. Une pratique semblable, avec une disposition similaire est encore visible sous l’église Saint Léonard de Châtillon-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine). La nouvelle église a été construite en pierre de taille dans le calcaire des faluns d’extraction locale, l’entourage des baies, en granite gris bleuté du Hinglé. Sa construction est liée à une reconstruction massive du bourg entre les années 1850 et la fin du 19e siècle. Les trois autels de menuiserie, dont le style est assorti avec l’architecture de l’église probablement conçus par Commereuc qui exerçait également la profession d’entrepreneur en menuiserie et fournissait ainsi aux communes des églises « clef en main », sont attribuables par leur décor de rinceaux au sculpteur rennais Jean-Julien Hérault. L’église conserve une belle Vierge à l’enfant en terre cuite du 16e siècle que l’on peut attribuer aux ateliers angevins.

Vocables Notre-Dame
Parties constituantes non étudiées monument aux morts
Dénominations église paroissiale
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Quiou (Le)
Cadastre : 1983 A3 458

L´ancienne église du Quiou, remplacée en 1864 par l´actuelle nous est connue par des descriptions antérieures à sa démolition qui permettent de la rapprocher des églises romanes de Saint-André-des-Eaux, de Tréfumel et de Saint-Maden, avec la même structure à nef unique et choeur rétréci à chevet plat séparées par un arc diaphragme. Une grande chapelle accolée au nord du choeur, construite postérieurement était très vraisemblablement l´ancienne chapelle seigneuriale du Hac. L´édifice actuel fut construit entre 1864 et 1866 sur les plans de l´entrepreneur Jean-Marie Commereuc, maitre-menuisier et architecte à Irodouer, en conservant la tour porche ajoutée peu de temps auparavant en 1841. La nouvelle église, de plan en croix latine et de style néo-gothique est conforme aux exigences du clergé de l´époque ainsi qu´au goût alors prédominant pour le gothique. Une crédence du 15e siècle de l´ancienne église a été remployée dans l´actuelle construction dans la chapelle des fonts baptismaux, ainsi que deux écus martelés.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 15e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Dates 1864, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Gallée frères, maître de l'oeuvre, signature
Auteur : Commereuc Jean-Marie, architecte, signature
Murs falun
granite
moellon
Toit ardoise
Plans plan en croix latine
Étages 1 vaisseau
Couvertures toit à longs pans
toit polygonal
flèche carrée
pignon découvert
noue
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Description de l'ancienne église paroissiale, par l'abbé Faisant, recteur du Quiou, 1858.

    "Elle était depuis longtemps dans un bien triste état et d'une incommodité complète pour l´intérieur. La charpente et la couverture menaçaient ruine. Les murs seuls étaient assez solides. La nef était d´une assez belle élévation. Elle avait six mètres de largeur, tandis que la partie du sanctuaire n´avait que 4m 50. Une voûte (arc triomphal) séparait la nef du sanctuaire. Au haut de la nef, des deux côtés de la voûte, étaient deux petits autels, l´un dédié à la Vierge, l´autre à saint-Lunaire. Sous la voûte se trouvait le chœur qui était d´une extrême exiguïté. Le sanctuaire était aussi petit, proportion gardée, ce qui rendait impossible toute espèce de cérémonie. Une grande chapelle se trouvait auprès du sanctuaire, côté nord, et en était séparée par une autre voûte (arcade).

    Cette chapelle ressemblait plutôt à une grange qu´à un édifice religieux. C´était une espèce de grotte qui jamais n´eut de pavé et était surmontée d´un mauvais plancher. Plus de la moitié des fidèles qui s´y trouvaient aux offices ne pouvaient voir le prêtre ni en chaire ni à l´autel. Cette chapelle était bien postérieure à l´église.

    La sacristie, au milieu du sanctuaire était un petit souterrain (crypte) d´une affreuse humidité. Tous les ornements entassés dans un petit vestiaire qui s´y trouvaient exhalaient une odeur dégoûtante lorsqu´on les dépliait. La nef de l´église n´avait plus qu´une partie de son lambris. Six petites croisées trois de chaque côté placées presque en haut des murs, ne donnaient qu´un faible jour tant elles étaient très étroites. A peine avaient-elles 20 cm de largeur. Aussi environ depuis 60 ans, afin de donner plus de jour à l´église, avait-on placé plus bas du côté midi trois grandes croisées. Ces croisées étaient droites et presque carrées et faisaient un bien triste contraste avec les petites fenêtres du haut qui, sans avoir aucune architecture, annonçaient au moins une grande antiquité ».

  • 20102211594NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor