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Édifices militaires, Cap Fréhel (Plévenon)

Dossier IA22004552 réalisé en 2005

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiéesblockhaus
Dénominationsédifice militaire
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
AdresseCommune : Plévenon
Lieu-dit : le Cap Fréhel

Les défenses militaires, installées lors de la seconde guerre mondiale par les troupes allemandes sur la commune de Plévenon (Cap Fréhel) comportaient : - Côté ouest : 1 blockhaus de 2 étages, portant un radar Mammut Fumo Caesar 52 (armé par la Luftwaffe), d'une portée de 300 km. 1 radar d'avertissement et d'approche d'avions Wurzburg Riese, fixé sur un socle hexagonal (portée 60 km). 3 emplacements de canon de 75 à ciel ouvert. 1 tobrouk (abri bétonné enterré et inventé par les Italiens pour la défense du port de Tobrouk) ; en allemand : Ringstand). De 2 m sur 3 m, plafond percé à une extrémité par un orifice circulaire pour emplacement de combat, généralement une mitrailleuse lourde). 1 abri P.C. et 2 groupes de combat. 2 emplacements batterie Flak. 8 baraques pour le personnel. 1 abri infirmerie. 1 abri magasin. 1 point d'eau aménagé et 1 citerne. Le tout relié par tranchées en abris individuels et à munitions par un maillage de tranchées, encore visible aujourd'hui. - Près des phares de Fréhel (occupés et entretenus par les troupes allemandes) : 2 blockhaus armés avec canons de 50 (disparu). 1 emplacement de mitrailleuse sur cuve béton (à peine visible). 2 emplacements de batteries Flak (près de la corne de brume). 1 emplacement pour radar. - Côté est : 1 radar Wurzburg Riese fixe sur socle hexagonal. 1 emplacement canon de 150 sur cuve maçonnerie, pouvant tirer des obus éclairants. 1 abri bétonné d'observation, réutilisant une ancienne construction (cabane à moutons) et assurant l'observation des abords terrestres du Cap Fréhel. Remarques : les deux "bunkers" sont des abris-personnels, dont le bunker de commandement, tous deux armés de tobrouks. Un de ces bunkers fut détruit. Le phare du Cap était protégé par un poste de tir aux coins de la cour. Il fut dynamité par les Allemands en 1944. Les baraques semi-enterrées étaient situées dans une cuve quadrangulaire bétonnée, reliées à deux abris (magasin et infirmerie). Les baraques de la cuisine et de la cantine pour la troupe (à l'est) et le baraquement des officiers (à l'ouest), ainsi que le magasin réutilisant un bâtiment des Ponts et Chaussées, existe toujours. Une bâtisse en pierre et briques, ayant l'aspect d'une construction traditionnelle (sans toit) abritait un radar du type Freya. Il en existe seulement 3 ou 4 exemplaires en France. L'embarcadère pour faire la liaison avec Saint-Cast et le "Festung" de Saint-Malo, était situé au port Saint-Géran. De nombreuses tranchées en terre et emplacements bétonnés de trous d'homme et de mortiers lourds sont encore visibles sur l'ensemble du cap. Ils ceinturaient la plaine, la pointe du cap et la route départementale, avec de nombreux mortiers d'appui-feu et un réseau de barbelés, complétés par des champs de mines. Les landes du cap étaient entièrement minées et plantées de pieux d'arrêt contre les avions planeurs. Au centre de ce dispositif, les radars Freya FuMG 80 étaient alimentés par un abri usine L 486 comportant les groupes électrogènes. Cet ouvrage était long de 26 mètres. Ses fondations sont encore visibles aujourd'hui. La route touristique a été construite après guerre au croisement de l'ancienne route principale : lieu où les Allemands, commandés par le lieutenant Sasse, déposèrent leurs armes après s'être rendus, sans condition, aux troupes américaines le 30 août 1944. La Wehrmacht rendait compte de la reddition du cap Fréhel, en ces termes de propagande : "En Bretagne, une position de renseignement de l'armée, encerclée par l'ennemi, a, sous la conduite du lieutenant Sasse, repoussé, des semaines durant et au cours de combats héroïques, les attaques les plus vives de forces bien supérieures en nombre et a rejeté quatre sommations de se rendre". Sources : travaux de recherche de Charles Lévêque et Michel Grimaud.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
États conservationsdésaffecté, détruit, menacé, vestiges, inégal suivant les parties

Le site militaire du cap Fréhel est encore à étudier pour réaliser une meilleure interprétation historique de ce site stratégique.

Statut de la propriétépropriété du département
propriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • 20042208911NUCB : Collection particulière

    20042208941NUCB : Collection particulière

    20042208962NUCB : Collection particulière

    20042208963NUCB : Collection particulière

    20042208913NUCB : Collection particulière

    20042208912NUCB : Collection particulière

    20042208919NUCB : Collection particulière

    20042208916NUCB : Collection particulière

    20042208915NUCB : Collection particulière

    20042208914NUCB : Collection particulière

    20042208921NUCB : Collection particulière

    20042208918NUCB : Collection particulière

    20042208917NUCB : Collection particulière

    20042208922NUCB : Collection particulière

    20042208920NUCB : Collection particulière

Références documentaires

Bibliographie
  • CHAZETTE, Alain, DESTOUCHES, Alain, PAICH, Bernard. AtlantikeWall. Le mur de l´Atlantique en France 1940-44. Bayeux : Editions Heimdal, 1995.

  • CHAZETTE, Alain, GUILLOU, Michel. La Bretagne en guerre 1939/45. Editions Heimdal, 1994.