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Ecart, Saint-Piat (Lanvallay)

Dossier IA22132206 réalisé en 2013

Fiche

Un rattachement tardif à la commune

L'écart de Saint-Piat, au nord de la commune, autrefois situé sur Pleudihen-sur-Rance a été rattaché à Lanvallay par un arrêté du 8 juin 1811. S'y situait une chapelle dont l'implantation est notée sur le cadastre de 1811. De plan rectangulaire à chevet plat et de dimensions modestes elle fut vendue en 1835 en raison de son rattachement à la paroisse de Lanvallay, puis détruite peu de temps après car sur son emplacement se distinguent deux logis datés 1837 et 1838.

Le manoir des Hubert de la Masssue

Les seigneurs de Saint-Piat avait droit d'enfeu aux Cordeliers de Dinan et droit de foire devant la chapelle de saint Piat. Ils possédaient également sur leurs terres, un droit de haute, moyenne et basse justice. Une faveur étonnante est également rapporté dans un acte de vente de la seigneurie du 19 octobre 1701 de Gabriel la Massue à Jacques de Beringhen où il est précisé que les seigneurs de Saint-Piat avaient le privilège de tenir la bride du cheval du roi de France quand il venait à Dinan et de le conduire au château de la duchesse Anne.

La mention des Hubert de la Massue comme seigneurs de la Massue et de Saint-Piat est attesté au 17e siècle. Louis Hubert de la Massue est enregistré comme tel lors de son baptême à la Massue, paroisse de Cuguen, le 7 mars 1640. Leur manoir à Saint-Piat appelé les « terres », sur les cadastres de 1811 et 1844, se distingue par la présence d'une tour d'escalier arrière coiffée d'un pavillon. Ce petit manoir du 16e siècle transformé au milieu du 17e siècle a pu servir de référence au logis de Gileau et à un autre logis situé en cœur du hameau de Saint-Piat où l'on retrouve la même composition décalée associant un bloc à étage et une aile plus basse.

Inscriptions, dates et particularismes de quelques habitations

Parmi les maisons anciennes du hameau, certaines retiennent l'attention par leurs insignes sculptés indiquant souvent la qualité des occupants. Ainsi rue des Emplats, une habitation réemploi en linteau de fenêtre une ancienne pierre sculptée du 17e siècle présentant un calice, une patène, insignes de la prêtrise, accompagnés d'une fleur de lys et du monogramme du Christ : IHS, Jésus Sauveur des hommes. D'autres habitations du 17e

siècle se distinguent par leur décor, lucarne sculptée avec fronton triangulaire ou encore par leur souche de cheminée décorée de pots à feu signalant ainsi une chambre à l'étage pourvue de confort. A partir du 18e siècle quelques maisons de notables se construisent selon les «nouveaux « canons » de l'architecture désormais en vogue : à savoir des volumes plus vastes avec des ouvertures régulières dont les linteaux incurvés laissent davantage pénétrer la lumière. Ces modèles vont se diffuser progressivement et perdurer tout au long du 19e siècle. En 1834, Guillaume Portier, entrepreneur de travaux publics et son épouse apposeront entre les deux fenêtres de leur chambre, leur noms et qualité désignant ainsi par cette enseigne leur fierté et qualité de maître d'ouvrage. Quelques logis de la fin du 19e siècle se distinguent quant à eux par l'emploi du granite gris du Hinglé que l'on retrouve aux chaînages des angles et aux encadrements des portes et fenêtres.

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Saint-Piat
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Saint-Piat
Période(s) Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine
Principale
Dates 1781, porte la date
1834, porte la date
1837, porte la date
1838, porte la date
1898, porte la date

Annexes

  • Extrait des matices cadastrales de 1844, Saint-Piat

    Saint-Piat

    Puynot boismenu, veuve Saint-Brieuc

    C 143, les terres

    C 144, le jardin

    C 145, l'ormerais

    C 146, la clôture

    Piel Laurent à Saint Piat

    C 192, le jardin de la tannerie

    Vanhoutte Jean Baptiste à Dinan

    C 178, maison, cour et batiments

    C 185, maison

    C 186, le petit jardin

    C 200, le jardin du pré noble

    C 201, le clos du pré noble.

Références documentaires

Bibliographie
  • LEMASSON Auguste, abbé. Histoire du Pays de Dinan de 1789 à 1815. Le Pays de Dinan : Dinan, 1989

Liens web