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Ecart le Yaudet (Ploulec'h)

Dossier IA22002377 réalisé en 2004

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéeschapelle, maison, croix monumentale
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Lannion
AdresseCommune : Ploulec'h
Lieu-dit : le Yaudet
Cadastre : 1826 A2 ; 1987 A1

Le site départemental naturel du Yaudet occupe une position exceptionnelle à l´entrée de la rivière de Lannion (Le Léguer), à trois kilomètres au nord-ouest du bourg de Ploulec´h. Ce promontoire rocheux en forme d´éperon barré protégé sur trois côtés par des falaises, probablement occupé de manière continue depuis la préhistoire (les premières traces d´implantation humaine apparaissent au mésolithique vers 8 000 av. J.-C.), contrôlait une des principales voies d´accès à l´intérieur de la Bretagne. Anciennement dénommé Vetus Civitatis « Vieille Cité » (1267), puis Keodet ou Cozqueoudet (1638), formes bretonnes issues du latin civitatem « cité », le Yaudet a conservé les traces d´un important établissement gallo-romain fortifié. Le programme de fouille lancé en 1991 par une équipe d´archéologues de l´Institut d´Archéologie de l´Université d´Oxford et du Centre de recherche bretonne et celtique de l´Université de Bretagne Occidentale de Brest a permis de mettre en évidence l´importance politique de ce lieu à l´époque gauloise et à l´époque romaine, périodes d´occupation majeure du site. Les recherches ont permis d´établir la présence, au sommet du promontoire, d'un habitat de l´Age du fer structuré derrière un rempart massif de pierre, de bois et de terre atteignant parfois une hauteur de 6 mètres. A l´époque romaine, à la fin du IIIème siècle, de nouvelles fortifications vinrent compléter ou remplacer les remparts gaulois, s´intégrant ainsi au réseau de défense des côtes nord de la Bretagne. Outre les monnaies gauloises et carthaginoises mises au jour, les seuls vestiges visibles de ces occupations anciennes demeurent le gros rempart qui défend le promontoire du côté terre et les fragments d´une porte et d´une muraille romaine dans l´angle nord-est du site [fig. 4]. Ces fouilles ont plus précisément mis en évidence une séquence d´occupation complexe de l´Age du Fer à la période médiévale. En dehors des tessons de céramique, elles ont permis de mettre au jour des indices d´exploitation agricole du haut Moyen Age en la présence de tranchées creusées à travers la masse de pierres du rempart et du sol sous-jacent. Des maisons furent bâties par la suite au 11ème ou 12ème siècle, puis détruites entre 1400 et 1600, et des murs de pierres sèches, encore visibles au sud de la chapelle, furent élevés. Les références documentaires relatent l´importance politique du Yaudet au Moyen Age. Un document de 1707 mentionnant le « lieu et metterie noble de Guéaudet ou la Vieille Cité, c´est-à-dire l´emplacement et appartenances de la ville d´Exobie où jadis estoit le siège épiscopal de Tréguier » renvoit ainsi aux IIème et IIIème Vies de saint Tugdual rédigées aux XIème et XIIème siècles. Selon ces textes, le Yaudet, alors désigné sous les noms de urbs et civitas Lexoviensis ou Lexovium, aurait été le siège d´un hypothétique évêché. Comme en témoigne l'analyse du paysage architectural, de nouvelles habitations furent construites au nord, à l´est et au sud-est de la chapelle à partir du 17ème siècle, puis en direction du bourg de Ploulec´h et de la plage de la Vierge à partir de la 2ème moitié du 19ème siècle. La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle furent notamment marqués par l´amorce d´un phénomène de villégiature. Deux hôtels de voyageurs - l' hôtel « Ar Vro » et l'hôtel « Les Genêts d´Or » -, furent effectivement construits à cette époque en amont de la chapelle.

Période(s)Principale : Mésolithique
Principale : Age du fer
Principale : Gallo-romain
Principale : 2e moitié 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

L´essentiel de la production architecturale du Yaudet relève de l´architecture domestique et agricole. L´habitat est quasi-exclusivement construit en granite. L´analyse du paysage architectural distingue un noyau d´habitat ancien localisé à proximité de la chapelle, au nord, à l´est et au sud-est de celle-ci, et une zone de construction plus récente, localisée le long d´un axe principal (vers le bourg) et d´un axe secondaire (vers la baie de la Vierge). Cet habitat est essentiellement de type mitoyen, en alignement et en front de parcelle.

Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvreà étudier

Annexes

  • Le port de Lannion :

    Le port d´échouage de Lannion est situé sur le Guer, à 8 km environ de son embouchure. La rivière n´a, dans le port, que 50 m de large au maximum, contre 300 m au plein et 80 m au bas de l´eau à l´embouchure même du Yaudet. L´entrée du Guer, éclairée par le phare de Beg-Léguer est bien balisée, avec un chemin qui s´étend sur 5 km de la pointe du Beguen au port et permet le halage. Mais la mer est souvent très mauvaise dans l´estuaire que rien ne protège du sud au nord-est contre les vents du large et il se produit parfois, dans la partie étroite du Guer, un mascaret dangereux.

    En 1964, Lannion était l´aboutissement de la ligne de chemin de fer de l´Etat, Plouaret-Lannion et des lignes de chemin de fer départementaux Perros-Guirec-Lannion et Plestin-Les-Grèves-Lannion. Mais la ligne venant de Plouaret concourait médiocrement au trafic du port. Quant aux produits des régions desservies par les lignes Perros et Tréguier à Lannion, et Plestin à Lannion, destinées à l´exportation, ils avaient tendance à se partager entre le port de Lannion et ceux de Toul-an-Héry à Plastin, de Perros-Guirec et de Tréguier. Il nous faut préciser qu´aucune voie ne reliait au port la gare de Lannion, ce qui rendait les transbordements onéreux et difficiles. Une voie qui traverserait le Guer était encore à l´étude.

    Le Yaudet occupe l´emplacement de l´ancienne Lexobie, que les Normands avaient détruit ; les habitants se réfugièrent à Lannion, qu´ils fortifièrent, mais rien n´a encore justifié ces allégations. C´est au 12ème siècle seulement que l´on trouve une trace certaine de l´existence de la ville de Lannion, en 1178, l´évêque de Tréguier remit à quiconque contribuerait à l´édifice de Notre-Dame de Lannion. Le port fut détruit par le capitaine anglais Richard Toussaint en 1346. En 1592, après le pillage de Tréguier par la flotte espagnole, la juridiction royale des regraires fut transférée à Lannion, qui paraissait mieux fortifiée et plus sure. Cependant, le port et la flottille ne se modernisaient pas.

    En 1695, Vauban constatait cependant la présence d´un nouveau quai et conseillait la création d´une cale. En 1755, le duc d´Aiguillon fit combler les dunes des anciennes fortifications et les planta d´arbres : ce fut l´allée Verte. En 1762, il fit commencer la construction d´une double cale en amont de la place des Viarmes. Ainsi se trouva canalisé, rectifié et rétréci le petit fleuve. En 1786, la ville entreprenait la construction d´un quai et d´une cale de débarquement entre le pont Sainte-Anne et le quai d´Aiguillon, qui ne furent achevés que sous la consulat de Napoléon Bonaparte.

    En 1783, la marine nationale possédait un petit établissement (la Corderie) en bordure de la rivière où l´on travaillait le chanvre, cultivé localement. De 1825 à 1880, les installations portuaires furent améliorées pour assurer du travail aux chômeurs et améliorer les conditions du trafic promis au développement (curage de la rivière, suppression des coudes, construction du chemin de halage sur la rive droite, remplacement du pont Kermaria et allongement des quais sur 1500mètres).

    Le quai de Sainte-Anne était utilisé par les sabliers (sable coquillier), le quai d´Aiguillon pour les bois, les charbons, le quai de Viarmes pour les caboteurs et les engrais marins (goémon).

    En 1875, il y avait au port de Lannion 15 caboteurs jaugeant au total 760 tonneaux et 37 petits bateaux de pêche se livrant au dragage des engrais marins. On importait 5000 tonnes de marchandise diverses, notamment des matériaux de construction et on exportait 15 000 tonnes de blé, de farine. Enfin le port distribuait dans les campagnes environnantes 31 000 tonnes d´engrais (goémon, sable), livrés par les ports de la baie de Lannion, en particulier Locquémeau.

    En 1885, Lannion recevait 312 navires dont 92 étrangers, jaugeant ensemble 14 246 tonneaux pour 1216 hommes d´équipage. Les importations de l´étranger atteignaient 7221 tonnes contre 2314 tonnes au cabotage français. Le trafic alla en décadence jusqu´à la première guerre mondiale. Deux décisions municipales en furent en partie la cause. La première entraînant l´ajournement de la prolongation de la voie ferrée pour le débarquement du port. Il n´y eut que 222 entrées en 1891 pour 211 sorties.

    Après la première guerre mondiale vers 1920, le port de Lannion retrouva son activité du passé. Il importait du charbon jusqu´à 6272 tonnes et exportait 300 tonnes de pommes de terre, 24 531 poteaux de mines et 620 tonnes de pommes pour la fabrication de la confiture. Tous ces produits étaient acheminés vers l´Angleterre et l´Afrique du Nord.

    En 1921, on pouvait remarquer une appréciable sortie de l´avoine et de l´échalote. Puis les exportations devinrent à peu près nulles mais les importations continuèrent (charbon et ciment).

    L´année 1955 a vu le déclin du port de Lannion. Avec 4500 tonnes de marchandises, le port se classait comme l´avant-dernier port du département. L´anne 1956 fut encore plus désastreuse : peu de sorties, mais plus de 7000 tonnes d´entrées parmi lesquelles on trouvai 6229 tonnes de sable, 80 tonnes de boulets de charbon et 90 tonnes de graviers destinés aux Ponts-et-Chaussées.

    Depuis la création du Marché commun, le port de Lannion était concurrencé par le port de Tréguier, mieux équipé (silo à blé, grues électriques).

    De ce fait en 1960, le port de Lannion n´était plus qu´un port d´échouage, fréquenté par les sabliers, qui vont chercher la sable dans l´estuaire du Léguer, c´est-à-dire face au port du Yaudet et du Beg-Hent. Il s´envase régulièrement. Le quai des Viarmes fut quelques années plus tard comblé pour réaliser le parking actuel, avec pour conséquence la fin du port de Lannion.

    Synthèse d´après l´étude non publié du collège d´enseignement général de Lannion, 1964.

  • L´école Intercommunale du Yaudet :

    Juin 1912 : demande de création d´une école au Yaudet

    Messieurs Even, député et Soisbault, conseiller général, pour faire droit aux réclamations des habitants du Yaudet et du maire Jean--Marie Auregan, avaient adressé au ministre de l´Instruction publique une demande de création d´école de hameau dans cette agglomération, étant donné la grande distance qui la sépare du bourg de Ploulec´h, distance que sont obligés de faire tous les jours et par tous les temps, en hiver, les jeunes enfants qui suivent les cours de l´école communale. En attendant cette réalisation, un local privé fut loué par la mairie (immeuble Le Quéré) de 1913 à 1927 pour accueillir les élèves de l'école mixte du Yaudet.

    En 1931, les deux communes font l'acquisition d'un immeuble (l'mmeuble Tobigo en Ploumilliau) pour aménager la première école intercommunale, dite "du Yaudet".

    En 1935 Monsieur le maire dépose sur le bureau les plans et devis dressés par l´architecte Paul Rollant et M. De Jaegher de Lannion pour les travaux d´aménagement de cette école.

    Le 25 juillet 1936 le conseil municipal décide de procéder à la construction que lorsque la commune de Ploulec´h et de Ploumilliau auront reçu une subvention de l´état.

    Le 23 août 1936 : conférence intercommunale pour la construction de l´école.

    Février 1939 : est établi le devis relatif au branchement électrique de l´école intercommunale du Yaudet, ainsi qu´un cabinet d´aisance.

    Mai 1941 : le maire donne connaissance à l´assemblée d´une lettre du sous préfet de Lannion en date du 8 juillet, relatif à l´installation de l´école intercommunale du Yaudet en Ploumilliau, dans la pension de famille de Mme Le Blas propriétaire au Yaudet en Ploulec´h, moyennant un loyer annuel de 5000 F, plus les frais suivants à supporter par les communes de Ploulec´h et de Ploumilliau : clôture de la cour et construction de toilettes publiques, installation d´une cloison au fond du couloir du r.d.c.

    Octobre 1941 : considérant que pour l´acquisition de la maison d´école actuelle située à Pont-Roux en Ploumilliau, ainsi que le terrain sur lequel sera édifiée la nouvelle école ; que si la fréquentation scolaire à l´école du Pont Roux par les enfants venant du village de Christ est si réduite actuellement, une dizaine d´élèves de ce village pourrait plus tard fréquenter cette nouvelle école quant la nouvelle route venant de ce village à Pont Roux actuellement en construction, sera achevée ; par ces motifs le conseil municipal décide de maintenir sa décision du 27 juillet 1941 pour une participation de 50°/° à l´aménagement de cette école dans la maison Le Blas.

    Mars 1942 : transfert de la maison d´école chez Mme Le Blas hôtel Bellevue. bâtiment en haut de la côte face au calvaire qui était au milieu de la route.

    Les élèves de Melle Prat au chalet école, dans les années 1950, de haut en bas et de gauche à droite :

    Nicole Le Moigne, Héliane Le Calvez, Robert Le Meur, Jean François Le Pierres, Michel Cadran, Serge Le Calvez, Pierrette Menou, Maryannick Clastro, Roger Le Calvez, Christianne Le Calvez, Yannick Le Dret, Martine Le Braz, André Le Levier, Bernard Tanguy.

  • Le tourisme au Yaudet :

    Il est incontestable que le tourisme a une influence sur la situation économique et sociale de la pêche, ne serait-ce qu´en faisant mieux connaître tous les produits de la mer. La vogue des balades en mer ne date pas d´aujourd´hui : en 1895 des pêcheurs ont armé leur bateaux au bornage afin de promener les touristes qui devenaient de plus en plus nombreux. Le tourisme au Yaudet a commencé dés l´avènement des congés payés en 1936. Les hôtels Clairin et Plantis accueillaient les gens de la région Parisienne, qui arrivaient en gare de Lannion.

    L´hôtel Clairin :

    Le café restaurant Quéré Dret était tenu par la famille Souron, transformé en 1932, puis agrandi en 1952 par Louis Clairin. En 1947, l´hôtel accueillait l´école dans la petite salle, en attente de la construction du chalet-école. L´établissement, accueillait également les réfugiés de Roubaix, de Brest, ces villes ayant subit d´importants bombardements.

    Témoignage :

    Les hôtels restaurant Clairin et « La Gavotte » (chez Pierre Alexandre), possédaient des allées de boules, où des parties très disputées avaient lieu le dimanche après midi et se terminaient à l´heure de l´apéritif chez « Pierre ». Il fallait tendre le bras derrière trois rangs de consommateurs pour saisir son verre. Dans les années 1960, en juillet et août, les touristes investissaient les lieux, habitués à leurs hôtels. Ils venaient pour certain d´entre eux depuis plus de vingt ans et étaient très connus et appréciés. Ils allaient souvent en mer pour une partie de pêche avec les professionnels. A cette époque, il y avait aussi des campeurs qui s´installaient sur le chemin de ronde entre les deux corps de garde et entre le vieux corps de garde et la fontaine de la Vierge. Grâce au dynamisme de l´un d´entre-eux, « le grand Charles Raymond » fut surnommé à cette époque « Le Maire du Yaudet », avec l´aide de ses « adjoints », il avait fait une quête dans le village pour organiser les festivités à l´occasion du 14 Juillet. Il y eu des jeux : course en sac, course à l´oeuf, radio crochet un feu d´artifice (le seul dans la région à cette époque), qui ce termina par un feu de lande ! ! et un bal populaire sur la place.

  • Pêche à pied et aquaculture :

    Activité multi-séculaire de toute une population au cours de laquelle, jeunes et anciens, armés de croc, pelle et autres instruments, traquent les crustacés dans les creux de roches, ou ramassent des coquillages, la pêche à pied constitue un des aspects les plus pittoresques de la vie de l´estran, et certainement pas le moins négligeable d´un point de vue alimentaire. Des moulières sont signalées en 1820 à l´embouchure de la rivière de Lannion, mais leurs accès s´avérait difficile et leur qualité médiocre.

    En 1890, Richard Allain était détenteur d´un parc à moules de 12 ares 20 centiares à Run ar Moulec en Ploulec´h. Celui de Pierre Le Fur à Crec´h Olen était un peu plus petit. Dans la baie de la Vierge au Yaudet, J.M Le Tourneur, possèdait un parc à palourdes de 64 ares en septembre 1891.

    En 1966 le conseil municipal appela à l´attention des pouvoirs publics sur les graves conséquences qu´entraînait pour les plages du Yaudet, l´enlèvement massif du sable par les bateaux sabliers, demande à l´administration des ponts et chaussées de prendre toutes les mesures utiles en vue de remédier à cet état de chose.

    Le 28 Mars 1969 M le Maire donnait connaissance à l´assemblée de la circulaire préfectorale du 27 février 1969 lui demander de déterminer :

    1° les parties du littoral de la commune qui paraissaient avoir une vocation exclusivement touristique.

    2° Les parties du littoral sur lesquelles l´implantation de parcs ostréicoles et mytilicoles ne soulèveraient pas d´objection. Après avoir pris connaissance de la carte côtière le conseil municipal à l´unanimité demande le classement de toutes les parties du littoral en zone à vocation exclusivement touristique.

    Aujourd´hui, l´état sanitaire du Léguer ne permet pas l´exploitation des gisements coquilliers, en particuliers les gisements de palourdes sur le banc du Guer.

    Témoignage

    Janvier 1913 : tout le monde à Lannion connaissait la vielle marchande de moules Marie-Jeanne André, du Yaudet. C´était la doyenne des pêcheurs et malgré ses 90 ans révolus, elle fréquentait encore le marché de Lannion pour y vendre ses cueillettes. Très pieuse elle voulut faire le pèlerinage à Saint Antoine de Kerduel et pour chercher un raccourci au chemin que ses vielles jambes devaient parcourir, elle voulut traverser le Léguer auprès du four à chaux. Elle, qui connaissait à fond la rivière où elle passa la plus grande partie de son existence, se trompa cependant de chemin et, au lieu de prendre le gué, vint dans les eaux profondes du lieu-dit « Traou Madame », où elle se noya. Son cadavre fut retrouvé par des pêcheurs.

  • La pêche à pied :

    Ce type de pêche est remarqué par Le Masson du Parc, Inspecteur général des Pêches en 1726 : On pêche beaucoup à pied sur le littoral à l´aide de cordes, paniers, havets et haveneaux à chevrette, pesche à la ligne et dans les rochers à l´aide de crochets métalliques, pour pêcher essentiellement des crustacés, mais aussi des congres, des vieilles et autres poissons de roches.

    Cette pêche est pratiquée en grande partie par les femmes de marins-pêcheurs, ce qui leur permet de trouver un complément aux revenus de leurs maris. Elle est aussi souvent pratiquée par les pauvres et les indigents. Rien de plus facile que d´aller à l´embouchure de la rivière chercher dans le sable, les coques et les palourdes, de prendre des huîtres dans le chenal, ou de chercher dans les rochers autour de Beg Léguer ou de la pointe du Dourven, étrilles, bigorneaux, ormeaux, et moules.

    Certains posent des balances le long des berges de la rivière, entre le Four à Chaux et le Beg Hent, afin d´attraper crevettes grises ou roses, ainsi que bouquets. Tous ces déplacements entre la ville où l´on vient vendre le produit de sa cueillette, et les lieux de pêche, se font parfois en bateau, la plupart du temps à pied en longeant le chemin de halage. Ceux qui habitent le Yaudet doivent emprunter le bateau du passeur ou traverser au gué qui se trouve près du Four à Chaux, ce qui n´est pas sans danger comme cette mésaventure relatée par le Journal de Lannion (11/01/1913) :

    Tout le monde à Lannion connaissait la vieille marchande de moules Marie-Jeanne André du Yaudet. C´était la doyenne des pêcheurs et malgré ses 90 ans révolus, elle fréquentait encore le marché de Lannion pour y vendre ses cueillettes. Très pieuse, elle voulut faire un pèlerinage à Saint-Antoine de Kerduel et pour chercher un raccourci au chemin que ses vieilles jambes devaient parcourir, elle voulut traverser le Léguer auprès du Four à Chaux. Elle, qui connaissait à fond la rivière où elle passa la plus grande partie de son existence, se trompa cependant de chemin, et au lieu de prendre le gué, vint dans les eaux profondes au lieu dit "Trou-Madame" où elle se noya.

  • Potr ar Yeoded

    Savet ton ha son gand Yann Derrien : chanson écriteet interpétée par Jean Derrien.

    Refrain :

    'Vel toud ar vartoloded

    'M eus baéet er bed

    Ar broiou tomm m'eus gwelet

    Hag ar briou skornet

    Gwelet 'm eus 'n eur veaji

    Broiuo kaer ha dispar

    Med broiou all 'vel ma hini

    n'eus ket war an douar !

    Me zo deuz ar Yeoded

    'Tal ar chapel du-hont

    En bro ar vartoloded

    E beg rinier Lanuon.

  • 20042203141NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/43, Numplan 3.

    20042203206NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 16 Fi, Ploulec'h.

    20042203600NUCB : Collection particulière

    20042203640NUCB : Collection particulière

    20042203494NUCB : Collection particulière

    20042203631NUCB : Collection particulière

    20042203632NUCB : Collection particulière

    20042203583NUCB : Collection particulière

    20042203582NUCB : Collection particulière

    20042203585NUCB : Collection particulière

    20042203590NUCB : Collection particulière

    20042203589NUCB : Collection particulière

    20042203593NUCB : Collection particulière

    20042203584NUCB : Collection particulière

    20042203644NUCB : Collection particulière

    20042203655NUCB : Collection particulière

    20042203643NUCB : Collection particulière

    20042203470NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Bi.

    20042203469NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Bi.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/43 (plans cadastraux parcellaires de 1826).

    Numplan 3, section A, 2ème feuille