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Ecart le port de Locquémeau (Trédrez-Locquémeau)

Dossier IA22002817 inclus dans Ecarts de Locquémeau (Trédrez-Locquémeau) réalisé en 2003
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations écart, port
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Plestin-les-Grèves
Adresse Commune : Trédrez-Locquémeau
Lieu-dit : le Port

Le port de Locquémeau a connu un essor économique au cours de la 1ère moitié du 20ème siècle. Il s'y pratiquait différentes pêches et notamment celle de la pêche à la sardine qui, de 1890 à 1950, a fait connaître et reconnaître le port de Locquémeau comme port unique de débarquement sur la côte nord de Bretagne comprenant également une filière de transformation (les deux usines Collet et Armelin). Mais ce fut aussi un port de débarquement pour les pêcheurs de la baie de Lannion et un centre de mareyage important à cette même époque.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle

Situé entre la baie de Lannion et la baie de Saint-Michel-en-Grève, le port de Locquémeau est une presqu'île qui à l'origine a pu être détachée de la terre. En effet, deux cordons littoraux de galets (double tombolo) relient le port à la terre et l'enserrent. En 1900, un de ces cordons avait cédé lors d'une grande marée, rendant impossible l'accès au port par la route construite sur ce cordon. Entre les deux cordons se trouve un petit étang qui se remplit à marée haute, le Vorlenn, auprès duquel les pêcheurs font sécher leurs filets et livrent leur chargement de maërl. L'entrée du port est souvent barrée par la houle à mi-marée et offre un abri précaire par vent d'ouest nord-ouest.

Plutôt que la réallisation d'aménagements portuaires intervenus au cours du 19ème siècle et de la 1ère moitié du 20ème siècle, c'est davantage l'héritage maritime qui a marqué et marque encore la mémoire des habitants de Locquémeau.

Annexes

  • Le port de Locquémeau (Guy Prigent) :

    Le port de Locquémeau s´étend telle une presqu´île entre deux sillons de galets jusqu'à la pointe de Séhar (Beg sec´h : la Pointe Sèche), bordé à l´est par la grande grève de galets et de sable « an Aod Vras », face aux rochers « ar Gorrejo », qui représentent le témoignage d´une ancienne pêcherie. A son extrémité, l´île (an Enez), encerclée par l´étang du Vorlenn, que la marée remplissait deux par jour, avant qu´il ne soit en partie comblé pendant les années 1970. Aujourd´hui, l´étang a été sauvé : il accueille les oiseaux migrateurs et conserve une flore rare et spécifique.

    La nouvelle route « an Hent Bras Newez », descend du plateau, dont le port en plein développement avait bien besoin. Elle remplaça le « Hent Koz » en 1877, pour rejoindre le port en pleine expansion sardinière. La nouvelle route du port date en effet de 1882 au croisement du chemin de la grève.

    Devant la plage d´an Aod Vras, est aménagé aujourd´hui le port de plaisance avec corps-morts et emplacements pour les dériveurs et les annexes à terre. Autrefois, les marins-pêcheurs y déversaient le maërl et le sable coquillier, extraits des îlots de Molène et de Kinier autour de perches dressées dans les dunes de galets de Dossen ruz, que les charrettes des cultivateurs venaient charger comme amendements pour leurs terres du plateau.

    La corniche de la falaise de Notigou, au flan de Roskoualc´h, ne fut construite qu´en 1920 au moment où se développe le tourisme. Les quelques maisons qui bordent les chemins sont des débits de boissons (« A la descente des pêcheurs », tenu par Jégou) et des habitations de pêcheurs.

    L´hôtel de la Baie, bel immeuble en pierres, construit en 1907, accueillait déjà les premiers touristes. Une annexe fut construite en 1923, juste en face du premier bâtiment. Le propriétaire de l´hôtel Yves Keraudren fut le maire de la commune de 1923 à 1929. Dans les années 1950-1960, le bâtiment principal fut aménagé en colonie de vacances.

    Tout au long du 20ème siècle, la route du port fut urbanisée progressivement entre maisons de pêcheurs et de vacanciers jusqu´au Vorlenn, depuis Penn ar Ros, en remplaçant les terres agricoles par des architectures très diversifiées. La poste fut construite en 1913 et fonctionna jusqu´en 1977, route de la grève, avant de s´installer à Kerbrigent.

    La falaise escarpée de Malabri rejoint la côte de l´Armorique en Plestin-Les-Grèves, une côte hostile à la navigation, bordée de récifs, d´aiguilles de porphyre, sans possibilité d´y établir un port.

    C´est donc à l´extrémité de la pointe de Séhar aménagée à la fin du 19ème siècle que les premières maisons furent construites autour des bâtiments industriels de l´usine et chantier naval Collet. La grande cale de haute mer construite en 1872 et la petite cale en 1875 préfigurèrent les premiers aménagements portuaires et le développement du port de Locquémeau dans la première moitié du 20ème siècle.

  • L'habitat du port de Locquémeau (Guy Prignet) :

    L'habitat littoral du port de Locquémeau se caractérise à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle par quelques maisons de pêcheurs bordant la route du port (1882) et le vieux Chemin de la Grève, qui conduit à la pointe de Séhar, où se situent les premiers bâtiments des usines de salaison et de friture, le grenier à sel, le chantier naval Collet. Les cafés vont se succéder plus tard le long de la route ("A la descente des pêcheurs" tenu par Jégou). L'hôtel de la Baie va ouvrir ses portes en 1907. Il faudra attendre les années 1930 pour que de nouveaux bâtiments apparaissent : la coopérative (1930), les halles, la station d'essence puis l'école de voile. Le phénomène d'urbanisation va ensuite se développer avec le tourisme et les premières résidences secondaires autour du port, offrant une architecture sobre et peu distinctive.

    L'habitat littoral de Trédrez-Locquémeau à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle ne dispose pas de caractéristique particulière. Il s'étend le long des chemins ("Hent an Aod" : le "Vieux Chemin de la Grève") et de la route qui descend au port jusqu'à l'extrémité d'an Aod Vras (la Grande Grève). Il est composé de maisons de pêcheurs de modestes dimensions, appareillées de moellons de granite et de gneiss, comprenant un rez-de-chaussée et un grenier, présentant des façades parfois blanchies à la chaux et couvertes d'ardoise en schiste. L'usine Collet avec ses toits en scheds offre une architecture unique au port de Locquémeau. L'hôtel de la Baie, bâtiment à deux étages carrés et son annexe représentent les premiers bâtiments d'importance commerciale et touristique de la commune construits au cours du 1er quart du 20ème siècle. La campagne reste par ailleurs dénudée autour de Locquémeau. La route vers la Corniche de Notigou (non urbanisée) ne sera construite qu'en 1920. Le quartier de Penn ar Ros, qui ne comportait aucune maison en 1913, va s'urbaniser à partir de 1930.

  • 20042204708NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/29.

    20042204709NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/18.

    20042204710NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/48.

    20032206510NUCB : , Collection particulière.

    20042204776NUCB : Collection particulière

    20042204551NUCB : Collection particulière

    20042204775NUCB : Collection particulière

    20042204556NUCB : Collection particulière

    20042204554NUCB : Collection particulière

    20042204552NUCB : Collection particulière

    20042204486NUCB : Collection particulière