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Écart, la Busardière (Liffré)

Dossier IA35011890 réalisé en 2001

Fiche

Œuvres contenues

Evolution de l'habitat à la Busardière depuis le 18e siècle (Erwan Le Texier)

Bâti sur les hauteurs de Sérigné, le hameau de la Busardière apparaît sur le cadastre napoléonien (1827) comme un village éclaté en plusieurs blocs, de part et d'autre de la route sur le bord de laquelle il s'est développé. Ecart dit "en paquets", ses différents ensembles sont formés d'alignements et de petits bâtiments un peu dispersés. 17 propriétaires se partagent l'ensemble de l'écart mais leurs propriétés ne sont pas toutes de la même taille. Très petites au nord et à l'ouest de l'écart, elles sont plus importantes au sud, en particulier la grande ferme (actuelles parcelles 645 à 647) composée d'un alignement, d'une grange, de jardins et de terres.

Partout, l'espace non bâti est distribué logiquement : les jardins d'un côté des maisons, les terres agricoles de l'autre côté. Les parcelles d'une même exploitation ne sont donc pas dispersées, quelque soit la taille de cette exploitation.

Depuis 1827, il y a eu un important remembrement des parcelles sous la forme de regroupements ou de divisions. Cependant, le nord-ouest de l'écart conserve des parcelles de taille réduite et très imbriquées les unes dans les autres. Le bâti est lourdement remanié ; un alignement a même disparu à l'ouest, remplacé par un pavillon récent (parcelle 653). Autre exemple : en 1827, une "masure" était indiquée au centre de l'écart. Ce terme qualifie un édifice de qualité fort médiocre ; il n'est donc pas étonnant que ce bâtiment ait disparu, remplacé par un alignement à la fin du 19e siècle (parcelle 417). Dernier exemple de transformations : sur le bâtiment le plus ancien de l'écart (16e ou 17e siècle) est venu se greffer un logis perpendiculaire à la route (parcelle 426), daté de la fin du 19e siècle.

La comparaison entre le cadastre ancien et le cadastre rénové montre clairement les remaniements effectués sur les bâtiments anciens et les constructions de maisons modernes le long de la route départementale 528. Ces nouvelles constructions font de la Busardière, aujourd'hui plus qu'hier encore, un écart très éclaté ; le toponyme apparaît trois fois sur le cadastre rénové.

Le village de la Busardière résume à lui seul l'évolution du bâti rural sur Liffré : confrontés aux transformations socio-économiques du 19e siècle et de la fin du 20e siècle, ses habitants ont transformé ce bâti, l'ont détruit, (re) construit, afin d'adapter leur habitat à une vie quotidienne éloignée, désormais, des préoccupations agricoles.

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Liffré
Adresse Commune : Liffré
Lieu-dit : la Busardière
Cadastre : 1980 B2
Le hameau de la Busardière est mentionné par Marteville et Varin (continuateurs de Jean-Baptiste Ogée) comme l'un des principaux écarts de Liffré en 1843. Il est aujourd'hui l'un des plus importants de la commune. Dans la partie est de l'écart, aux bords de l'Illet, des carrières furent exploitées jusqu'au début du 20e siècle. Aucun vestige n'a été retrouvé lors de ce recensement.
Période(s) Principale : Temps modernes
Principale : Epoque contemporaine

Données complémentaires architecture IP35

SCLE1 Temps modernes ; Epoque contemporaine
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX intégré
SEL repéré
TYPECA éclaté
POSECA en bordure

Annexes

  • 20013507189NUC : Archives départementales d'Ille-et-Vilaine

Références documentaires

Documents figurés
  • Commune de Liffré. Plan cadastral. Section B, 2ème feuille. Plan, 1980, échelle : 1/2000e. (Mairie de Liffré).

  • Commune de Liffré. Plan cadastral. Section B dite du Bourg, 2ème feuille. Plan, 1827, échelle : 1/2500e. (A.D. Ille-et-Vilaine).