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Ecart de Rostellec (Crozon)

Dossier IA29004094 réalisé en 2006

Fiche

Appellations Rostellec
Parties constituantes non étudiées maison
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Bretagne - Crozon
Adresse Commune : Crozon
Lieu-dit : Rostellec

La présence d´une population à Rostellec est attestée depuis l´ère romaine. Au 17e et 18e siècles, un four à chaux et un dépôt de bois se trouvent à Rostellec. L´écart doit surtout son développement à l´exploitation des carrières au 18e siècle, à Rostellec d´abord, puis à l´Île Longue jusqu´à la fin des années 1950 (avant la construction de la base militaire). Rostellec abrite alors beaucoup d´ouvriers travaillant dans les carrières, mais il n´a jamais compté de communautés importantes de pêcheurs ou d´agriculteurs ; seuls quelques jardinets sont cultivés à des fins d´autosubsistance. Beaucoup de maisons ont été construites vers le milieu du 19e siècle (comme l´indiquent les dates apposées au-dessus de la porte d´entrée de plusieurs maisons). A la même époque, se développe le cabotage (trafic de farine, ravitaillement du lazaret de l´île Trébéron). Le maërl et les sables coquilliers sont également exploités à proximité de Rostellec et sont exportés vers Port-Launay, les bateaux rapportant du bois pour les chantiers navals. C´est durant cette même période, au milieu du 19e siècle, que commence la pêche de coquilles Saint-Jacques et de pétoncles et l´ostréiculture. En 1957, le charpentier naval, Auguste Tertu, vient s´installer à Rostellec, après avoir d´abord travaillé sur le sillon du Fret. Son chantier fournit alors du travail aux habitants jusqu´à la fin des années 1970. Aujourd´hui, la majorité des maisons sont devenues des résidences secondaires, seule une dizaine de familles vit à l´année dans l'écart.

Période(s) Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Secondaire : 18e siècle

Plusieurs héritages maritimes ont été conservés dans l'écart de Rostellec. Celui-ci est constitué d´un front de mer, où presque toute activité maritime a aujourd'hui disparu, et d'un secteur urbain pittoresque situé en retrait.

Données complémentaires architecture PATMAR

REFC CRO27
THPA Activités artisanales et industrielles liées à la mer ; Production primaire et commercialisation des produits de la mer ; Vie des populations littorales ; Transit terre/mer
INGP intérêt de mémoire ; intérêt paysager et pittoresque
PING Plusieurs héritages maritimes culturels diversifiés ont été conservés à Rostellec. Ils témoignent de l´activité autrefois florissante de cet écart (pêche coquillière, ostréiculture, construction navale, carrières), qui a aujourd´hui presque entièrement disparu.
RECO Le modeste et calme site portuaire de Rostellec, aux activités maritimes aujourd´hui endormies, constitue un exemple de valorisation possible d´un espace littoral à partir de sa singularité historique : estran très peu aménagé et hameau d´arrière-côte qui se constitue presque totalement durant la deuxième moitié du 20e siècle. Il est alors habité par des populations vivant de l´exploitation des carrières (demande croissante de microgranite) et du développement de l´arsenal de Brest (demande en main-d´oeuvre), de l´ostréiculture et de la construction navale qui se développe alors dans l´orbite de Camaret. Habité désormais par des retraités et des résidents secondaires âgés (souvent issus du lieu), il faut ici simplement veiller à ce que le site garde son caractère, notamment au niveau du hameau. Les règles particulières pour l´implantation de nouvelles constructions, définies par le rapport Henry de 1981 pour les écarts du cap de la Chèvre, et intégrées au POS (elles le seront à terme au PLU), pourraient être reprises pour le secteur urbain de Rostellec. Il est par ailleurs possible de mettre sur pied une valorisation légère par le biais d´un circuit de découverte pédestre qui intégrerait le village et le front de mer afin de faire comprendre le fonctionnement de ce territoire en liant l´usage de la côte et des ressources de la mer au développement de l´habitat dans la deuxième moitié du 19e siècle. Le cimetière de bateaux est également à maintenir, en laissant les épaves disparaître naturellement.

Annexes

  • 20082908371NUC : Fonds Géomer, Non coté.

Références documentaires

Périodiques
  • DIZERBO, Auguste. Notes sur Rostellec et son histoire. Crozon : Avel Gornog, 1998, n° 6.

    p. 667
  • CHANTEREAU, Loïc. Le chantier Stipon. Crozon : Le Presqu'Îlien. La construction navale en Presqu´Île. 2002 (hors-série).

    p. 16-17