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Écart de Montbran (Pléboulle)

Dossier IA22009135 réalisé en 2006

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
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  • Parties constituantes

    • voie ferrée
    • maison
    • édifice fortifié
    • croix de chemin

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées voie ferrée, maison, édifice fortifié, croix de chemin
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Matignon
Adresse Commune : Pléboulle
Lieu-dit : Montbran Meurtel l' Abbaye

Templier. Tour. Foire de Montbran. Passage du chemin de fer.

Période(s) Principale : milieu 12e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1841, porte la date

Annexes

  • Témoignages autour de la foire de la Montbran - Enregistrements effectués par Jean-Louis Dumesnil : (texte proposé par Guy Prigent)

    Témoignage de Lucienne Droguet, 24 novembre 1997 :

    "Quand j´étais petite fille, on y venait à pied. Ca faisait à peu prés 2 km. De chez nous, on regardait les poulains descendre sur la route.

    C´était la grande fête. On n´avait que ça comme sortie à l´époque. Il y avait des cochons, des oies aussi qui venaient à pied, en troupeaux. C´était acheté par des marchands de volaille. Les gens aussi achetaient leur oie pour Noël.

    Il y a eu les potiers. Je ne les pas vu beaucoup, mais j´ai entendu ma belle-mère en parler. Ils venaient là veille. Ils vendaient toutes sortes de poteries. On en utilisait pour aller chercher de l´eau à la fontaine. Nous, on s´est plutôt servi de seaux en tôle galvanisée. Il y avait aussi les briques pour le cidre. Je me souviens qu´on en avait chez nous une grande qu‘on appelait Philomène. C´était pour les battages. Elle faisait au moins 5 litres.

    Il y avait aussi des petites cruches : des « coucous » qu´on appelait ça. C´était des jouets pour nous. C´est qu´il, n´y avait pas de jouets comme aujourd´hui. Il n´y avait pas d´argent non plus. Ils vendaient des charniers, bien sûr. Tous les ans, il y avait le cirque et tout le monde se réservait pour aller au cirque.

    Il y avait le jeu où on cognait sur un truc et ça envoyait un poids on haut. Des mâts de cocagne, des chevaux de bois, des balançoires...

    Pour manger, il n´y avait pas tant de galettes-saucisses qu´aujourd´hui. Les gens ne prenaient pas non plus de repas complets, c´était surtout des portions de ragoût. Ils achetaient aussi des parts de poulets, mais moins. La boisson, c´était les bolées de cidre.

    C´était toujours le 14 et le dimanche avant ou après. Si le 14 était le mercredi, c´était le dimanche d´avant. Si c ‘était le jeudi, c´était le dimanche d´après.

    Entre temps, comme il n´y avait pas de frigos et encore moins de congélateurs pour garder la viande, on tuait les volailles et tout. Il y avait 3 ou 4 bonnes femmes qui venaient plumer les poulets puisqu´on ne pouvait pas le faire avant. Les forains descendaient pendant ce temps-là faire la bonne aventure. Ils apportaient une gamelle et ils prenaient les déchets, les pattes, les gésiers, la tripaille, quoi ! Je ne sais pas ce qu ils en faisaient, ils nettoyaient ça, bien sûr. Le jour de la foire, les gens en profitaient pour acheter des habits. Il y en a beaucoup qui attendaient la Montbran puisque la rentrée ne se faisait qu´après, pour faire les achats pour les écoliers.

    Il y avait les chanteuses. C´est à Montbran qu on apprenait toutes les chansons. Elles se mettaient à un endroit, elles chantaient et, après, elles vendaient leurs chansons. Il y avait Loïse et Prosper. Ils chantaient bien. C´était des chanteurs de rues. Il y avait toujours du monde alentour. ils chantaient plusieurs fois les mêmes chansons et ils vendaient ensuite les textes. Toutes les vieilles chansons ont été apprises là. C´était la grande vogue.

    Il n´y avait pas de sonorisation. Les gens faisaient l´article. Les marchands venaient de loin. Des marchands de chevaux venaient du Finistère. Ils arrivaient avant pour repérer les meilleurs, et puis ils achetaient le jour de la foire. Il y avait des camions de poulains à s´en aller.

    On venait de loin. En voiture à cheval. Il en venait sûrement depuis St Malo et St Brieuc et du fond des terres, Jugon, Plénée-Jugon. .. Ils mettaient leurs voitures dans les clos des environs, dételaient et attachaient les chevaux à la voiture. Les chevaux étaient habitués et, des fois, au retour, ils savaient mieux le chemin que leur maîtres".

  • 20062211892NUC : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/5, Numplan 9.

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/5, plans cadastraux parcellaires de 1826.

    Numplan 9, section D, 1ère feuille Archives départementales des Côtes-d'Armor