Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Ecart de Landeboulou (Lanvallay)

Dossier IA22132391 réalisé en 2013

Fiche

Le site de Landeboulou apparaît comme une enclave historique sur la commune de Lanvallay, s'y situait un peu plus au nord un ancien gué sur la Rance qui menait au vicus gallo-romain de Taden. Ce passage qui ne se voit plus, était situé au “port Josselin”. La présence à l'époque médiévale d'un château en ce lieu n'est pas attestée, cependant à la fin du 11e siècle dans un charte du prieuré de Dinan est mentionné un certain «Picotus de Landa Boilot ». Trois grands logis, un manoir du 16e siècle, une malouinière du 18e siècle et une villa du 19e siècle y sont implantés dans un cadre champêtre sauvegardé. Quelques fermes dont les plus anciennes sont du 17e siècle se situent principalement à l'ouest du chemin communal.

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Landeboulou

Le port Josselin, sur la rive droite de la Rance, au nord de Landeboulou, était le lieu de passage vers le port de Taden, vicus gallo-romain routier et portuaire sur la rive gauche de la Rance.

Le passage d'une voie romaine, dans la Rance, entre le "port Josselin" sur Lanvallay et le port de Taden est connue depuis le 19e siècle. L’élargissement du chemin de halage avait entrainé la destruction de maçonneries gallo-romaines qui atteignaient par endroits une hauteur de 1m80. Les prospections aériennes menées dans les années 1980 ont révélé, sur la rive gauche de la Rance, plusieurs sites archéologiques dont deux temples d'importance. Enfin, les découvertes monétaires situent leur fréquentation entre le Ier et le IVe siècle. Le vicus de Taden semble avoir été le port fluvial de Corseul tandis que Reginca (cité d'Alet) en était le port maritime.

Le site était-il occupé à l'époque médiévale ? Dans la charte de fondation du prieuré du Pont à Dinan, plusieurs témoins apparaissent au côté de Geoffroy de Dinan dont un nommé « Picotus de Landa Boilot ». Ce nom de famille est sans doute à l'origine du toponyme actuel.

Le premier manoir de Landeboulou encore en place remonte majoritairement au 16e siècle, lui fait face de l'autre côté du chemin communal un autre logis imposant construit ou reconstruit au 18e siècle. Ce dernier qui s'apparente en façade sur cour à une “Malouinière” a été prolongé au 19e siècle par une construction de style éclectique qui rappelle les nombreuses villas de la côte d’Émeraude. Au-dessus de la fenêtre de l'étage sont sculptés deux blasons dont celui de la famille Serisay ou Cerisay " d'azur à 3 croissants posés deux en chef et un en pointe" qui sont propriétaires, au milieu du 19e siècle, d'une grande partie des terres de Landeboulou. Les matrices cadastrales de 1844 précisent que le logis du 18e siècle est transformé en métairie.

Les plus anciennes fermes de l'écart se situent dans la courbe de Landeboulou, elles remontent au 17e siècle, l'une d'entre elle réemploi un linteau de porte daté 1626.

Période(s) Principale : Moyen Age, Temps modernes, Epoque contemporaine

Références documentaires

Bibliographie
  • LANGOUET Loïc. Un vicus gallo-romain, routier et portuaire : Taden

    sur les bords de la Rance. Revue archéologique de l'Ouest, 1985, volume 2, pp. 73-82.

Liens web