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Ecart de l'Ile-Grande (Pleumeur-Bodou)

Dossier IA22005685 réalisé en 1999

Fiche

  • Vue d'ensemble de l'Ile-Grande depuis Toenno
    Vue d'ensemble de l'Ile-Grande depuis Toenno
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • mégalithe
    • chapelle
    • lavoir
    • fontaine de dévotion
    • église
    • groupe scolaire
    • sémaphore
    • ferme
    • puits
    • magasin de commerce
    • hôtel de voyageurs
    • carrière
    • maison
    • monument aux morts
    • croix monumentale

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Appellationsdit l'Ile-Grande
Parties constituantes non étudiéesmégalithe, chapelle, lavoir, fontaine de dévotion, église, groupe scolaire, sémaphore, ferme, puits, magasin de commerce, hôtel de voyageurs, carrière, maison, monument aux morts, croix monumentale
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonCôte de Granit Rose - Perros-Guirec
AdresseCommune : Pleumeur-Bodou
Lieu-dit : l' Ile-Grande
Cadastre : 1819 A1, A2 ; 1987 AB ; 1987 AC ; 1987 AD

L'Ile-Grande, qui dépend de la commune de Pleumeur-Bodou, devient une presqu'île en 1891, date de la construction d'un pont reconstruit en 1946 puis en 1974. Depuis le milieu du 19ème siècle, l'économie locale se développe grâce à l'exploitation intensive du granite gris en de nombreux points de l'île. La population est ouvrière, les pêcheurs et les agriculteurs sont rares. Le goémon est récolté, puis brûlé afin d'obtenir des pains de soude. Eloignée du bourg de Pleumeur-Bodou, l'île se développe en autarcie, possède quelques magasins de commerce et regroupe la majeure partie de la population communale. Au cours du 19ème siècle, et jusqu'au milieu du 20ème siècle, cette situation suscite des désirs de scission de la part de la population. Mais les demandes n'aboutirent jamais, seule l'autonomie religieuse est acquise le 12 décembre 1923 lorsque l'île est érigée en paroisse. Le 6 juin 1909 est posée la première pierre de l'église Saint-Marc bénie le 26 juin 1910. Construite par les architectes Emile Genest et Claude-Joseph Lageat, elle remplace l'ancienne chapelle Saint-Sauveur. Les petites habitations des ouvriers locaux tournent le dos aux vents dominants, au sud de l'île. Durant la première moitié du 20ème siècle, le noyau des constructions s'étend le long de la route de Toul-ar-Stang, vers le port à l'ouest. Mais, c'est surtout après 1945 que se développent des nombreux lotissements vers le nord et l'est. Si l'île n' est pas un site privilégié pour la villégiature, elle fait partie des lieux de promenade appréciés pour le caractère sauvage du paysage (Elisabeth Justome).

Période(s)Principale : Néolithique
Principale : Moyen Age
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates1598, porte la date, daté par travaux historiques, daté par source
1613, daté par source
1665, daté par source
1671, daté par source
1813, daté par source
1831, daté par source
1882, daté par source
1907, daté par source
1909, daté par source
1931, daté par source
1936, daté par source
Auteur(s)Auteur : Genest Emile architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Lageat Claude-Joseph architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Le Flanchec Roger architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Turmel Ange entrepreneur attribution par travaux historiques
Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée

Annexes

  • Extrait de Hardouin-Dumazet, "Voyage en France", 1896, "L'île Grande et son archipel", p 75-76.

    Autour du petit estuaire formé par le ruisseau, voici Pen-an-Guern, Kermor-Hézan, Run-an-Guern, hameaux habités par des carriers venus de l'île Grande. L'exploitation de la pierre est l'industrie du pays, elle fait vivre des milliers de personnes. A Pen-an-Guern, on traverse le petit cours d'eau pour longer les rives d'une vaste baie en ce moment à sec, formée d'un sable résistant sur lequel les voitures peuvent passer pour aller chercher des pierres dans les diverses carrières. De la baie surgissent de nombreux mamelons rocheux qui, à haute mer, seront autant d'îles. Les plus importants sont l'île d'Aval et l'île d'Erch. Les autres sont Morville au large, parmi les récifs, l'île Goulmedec. Seule 'île d'Aval a quelque verdure et une ferme, dont le toit rouge vif se détache crûment sur le fond vert des prés et des champs. On croit que c'est l'île d'Avalon ou Agalon, où fut enterré le roi Arthus, attiré dans cet îlot par les enchantements de la fée Morgane.

    Le chemin aboutit à un détroit, en ce moment, à mer basse, lagune sans profondeur, franchi par un pont de granit. En face, voici Enes-Meur, l'île Grande, ses nombreux village et ses rocheuses campagnes. Le pont est vite franchi, la route pénètre dans l'île par une tranchée qui nous révèle la constitution du sol. Un village Kerjagu, garde l'entrée du détroit, plus loin voici Kervalant, et enfin le centre principal de l'île, Kervégan, où se trouvent l'auberge, l'école, et une haute construction aux allures de château.

    L'Île Grande a 2 km d'étendue dans le sens de l'est à l'ouest, et 1200 m du nord au sud, c'est une masse régulière frangée, devant Kervégan, par une anse assez vaste au milieu de lquelle est un îlot. Au nord, deux ou trois criques se creusent.

    La fontaine de Saint-Sauveur coule près de l'église, dans le quartier de Rucornic. Des bancs entourent le petit bassin. Au-dessus de la source, une niche renfermait la statuette de saint Yves, en faïence. Cette fontaine, dédiée au saint Sauveur, était un lieu de pèlerinage ; les mères venaient de fort loin y plonger leurs enfants pendant trois lundis de suite pour les faire marcher. Elle alimentait plus bas un lavoir, aujourd'hui déplacé, comme la fontaine.

    L'ancienne église avec sa chapelle gothique, datée de 1563 (la sacristie porte la date) renfermait autrefois de nombreux ex-votos, dont de curieuses statues et un Christ en bois, naïvement sculpté et bariolé, oeuvres, sans doute, des tailleurs de granit de l'île.

    Sur la pointe dunaire de Creac'h-an-Lannic, au sud-ouest de l'île, se tenait un ancien corps de garde, dont ne subsiste aujourd'hui que quelques pierres. Il surveillait l'anse et mouillage de Toinot.

    Sur la côte orientale de l'île, la plupart des îlots sans verdure ont été excavés par les carriers. Le granite de l'île Grande : une pierre bleue à grain fin, pailletée de gneiss, est très dur, mais se prête bien à la taille et convient à merveille pour certains emplois, tels que les bordures de trottoirs et les murs des quais. L'île comptait peu de pêcheurs et de cultivateurs à la fin du 19ème siècle (8 à 10 fermes) ; les hommes préféraient le travail de la pierre ou le cabotage pour le transport des matériaux jusqu'aux ports du Havre, Cherbourg et vers Bordeaux . Pour amarrer les bateaux, de grands piliers de granit ont été plantés sur la rive.

    Presque toutes les îles possèdent une forge et des modestes abris pour les carriers (cabanes recouvertes de grandes pierres plates et plus tard de tôles) : île à Canton, île du Renard (qui possèdent une habitation, servant de cantine), île Fougère et Toinot, Loquet et Lierne, dont nous avons pu décrire les vestiges. Le combustible (fagots d'ajonc) est fourni par l'aubergiste-boulanger de l'île Grande.

    L'île Milliau est élevée de 60 mètres, longue d'1 km, large de 500 mètres au centre et se terminant par deux pointes effilées. Milio ou Milliau est très verte et offrait au début du 20ème siècle de belles cultures, dont témoignent encore les anciens bâtiments cossus d'une ferme aux toits de tuiles rouges.

    Le phare des Triagoz est construit sur l'îlot de Guen-Braz, il avait une portée de 15 milles.

    Le lichen est récolté par les habitants de l'île et tenait lieu d'un commerce, organisé à la fin du 19ème siècle par l'aubergiste Mme Le Bail Coadou, qui en expédiait six tonnes par an.

  • Voir aussi enquête thématique régionale (patrimoine de la villégiature) - 1999 (Elisabeth Justome) : .

  • 20052205705NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, 4 num 1/41, Numplan 1.

Références documentaires

Documents figurés
  • AD Côtes-d'Armor : 4 num 1/41, plans cadastraux parcellaires de 1819.

    Numplan 2, section A, 1ère feuille ; Numplan 3, section A, 2ème feuille