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Ecart de Kerascoët

Dossier IA29005513 inclus dans Cale de Kerascoët (Hôpital-Camfrout) réalisé en 2012

Fiche

Appellations Kerascoët
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Parc Naturel Régional d'Armorique
Adresse Commune : Hôpital-Camfrout
Lieu-dit : Kerascoët

Implanté sur une ligne de crête de 67 mètres de hauteur, l'écart de Kerascoët se situe entre la pointe de Goasqueliou et le bourg de Hôpital-Camfrout, face au château de Rosmorduc (Daoulas). Le réservoir d'eau, construit en 1975, domine l'écart et est visible depuis Térenez.

Kerascoët est l'écart le plus important de la commune. Son développement a bénéficié de sa situation en bord de rivière, en amont du bourg, donc plus facile d'accès par voie maritime.

C'est à Kerascoët que se situe la première carrière de Kersanton exploitée avant le 19e siècle. Son existence est mentionnée sur une carte éditée par le Service hydrographique de la marine entre 1751 et 1785. Les travaux d'aplanissement de la petite zone portuaire ainsi que la végétalisation des lieux ne laissent pas de trace de l'exploitation de pierres. L'activité économique de Kerascoët était jusqu'aux années 1970 agricole, maritime et ostréicole : le port de Kerascoët accueillait jusqu'à 50 coquilliers (3 à 4 hommes) en 1930 ; des parcs à huîtres étaient installés sur la rivière ; 4 fermes étaient en activités dans les années 1950.

L'occupation de Kerascoët est ancienne : une date portée datant du 17e siècle a été répertoriée (1657) et l'écart est signalé sur la carte de Cassini.

Des vestiges de croix et calvaire (16e siècle) sont intégrés dans les maçonneries de quelques maisons. L'étude du cadastre ancien, de la carte de Cassini et des recensements de population réalisés au cours du 19e siècle permettent d'apporter une documentation.

Les métiers exercés au 19e siècle par les habitants de Kerascoët :

Lors du recensement de la population en 1841, 32 personnes exercent un métier lié à l'agriculture, 4 personnes sont marins et on compte 1 tailleur de pierre, 1 charpentier, 1 calfat et 2 domestiques.

En 1846, 12 personnes exercent un métier en lien avec la mer (matelot ou marin), 4 personnes sont domestiques, 7 exercent un métier en lien avec l'agriculture (cultivateur ou journalier), 1 charpentier et 1 fendeur de pierre sont répertoriés.

Dix ans plus tard, 16 marins sont répertoriés lors du recensement, 17 cultivateurs, 6 journaliers, 2 domestiques, 1 charpentier, 2 calfats et 1 couturière.

En 1866, les métiers liés à la mer prennent le pas sur l'activité agricole : 20 marins pour 6 cultivateurs. Les charpentiers sont au nombre de 2 et 1 forgeron.

En 1876, l'activité maritime du hameau de Kerascoët est dominante : 45 marins sont recensés pour 21 cultivateurs et journaliers. Le reste de la population exerce des métiers de couturière, vacher et tenancier de cabaret. Les femmes, qui auparavant exerçaient des métiers comme cultivatrice ou journalière, sont répertoriées comme ménagères : signe d'une aisance financière ou modification de la perception du travail féminin?

Chiffres de la population d'après les recensements du 19e siècle :

1846 : 80 habitants pour 17 maisons.

1856 : 94 habitants pour 19 maisons.

1861 : 130 habitants pour 26 maisons.

1866 : 138 habitants pour 27 maisons.

1872 : 189 habitants pour 42 maisons.

1876 : 185 habitants pour 37 maisons.

1891 : 205 habitants pour 39 maisons.

1896 : 171 habitants pour 30 maisons.

1906 : 227 habitants pour 45 maisons.

1911 : 247 habitants pour 47 maisons.

Concordance entre analyse du bâti et données du recensement de la population :

Les datations proposées pour le bâti de Kerascoët correspondent à l'augmentation de la population au cours du 19e siècle. Ainsi, le 19e siècle représente 43% du bâti et le 20e siècle 35%. Quant aux 17e et 18e siècle, respectivement 2% et 16%, il s'agit de bâti modifié (création d'étage, charpente modifiée, création d'ouverture). L'habitat ancien est un habitat de type maisons de pêcheurs où l'activité est mixte (pêche et agriculture). Les maisons construites à la fin du 19e siècle et début 20e siècle possèdent, pour certaines, en rez-de-chaussée des commerces. Et ce en lien avec le développement de l'activité maritime faisant de Kerascoët un lieu d'échange.

Période(s) Principale : 3e quart 17e siècle, 1er quart 18e siècle, 19e siècle, 1ère moitié 20e siècle , porte la date
Dates 1657, porte la date
1702, porte la date
1869, porte la date
1867, porte la date
1893, porte la date
1923, porte la date
1925, porte la date
1900, porte la date
1888, porte la date
1864, porte la date

L'habitat s'est développé le long d'un axe allant de l'ancienne route, unique voie de communication entre le bourg et l'ouest de la commune, vers le port de Kerascoët.

Les maisons, en alignement, sont situées sur une hauteur de crête. Anciennes maisons de pêcheurs où le bâti couvre le parcellaire. Composées d'un rez-de-chaussée, avec une pièce à feu, elles étaient couvertes de chaume sur étage de combles. La maison, 10, rue du port, présente en façade la trace d'une fenêtre de comble, obstruée lors la réalisation de la couverture en ardoise. La maison située, 12, rue du port, reçoit un étage carré et une couverture en ardoise à la fin du 19e siècle. Le nord de l'alignement se compose de maisons reconstruites à l'emplacement de maisons plus anciennes à la fin du 19e siècle et au 1er quart du 20e siècle, montrant une occupation ancienne et permanente de cet écart.

Les maisons de type ternaire sont de la seconde moitié du 19e siècle, ferme (21, rue du port) et commerces.

Les maisons situées hent ar zaout ont conservées leurs anciens volumes bien qu'ayant pour la plupart des charpentes modifiées. A signaler Ty Koz, (4, rue Hent ar zaout) en mauvais état et envahit par la végétation, mais unique maison appartenant à la typologie des maisons à avancées (rez-de-chaussée avec pièce à feu ; étage carré ; étage de combles ; avancée en façade sud)

La route de Penn ar c'hleuz, présente un habitat de type élémentaire, à rez-de-chaussée et étage de comble. La route s'ouvrant vers le bourg, via le Pouligou, au début du siècle, un alignement (limite 19e siècle 20e siècle) se compose d'un ensemble de maison à rez-de-chaussée, un étage carré et étage de comble sous couverture en ardoise et encadrement de fenêtre de granite.

Les constructions allant vers Pouligou sont du 1er quart, voire second quart 20e siècle.

Les maisons situées sur la place du Poull, de type pavillonnaire, date du 1er quart 20e siècle. Seule une maison est datée du 4e quart du 19e siècle.

Murs kersantite moellon
granite moellon
Étages rez-de-chaussée, étage de comble, 1 étage carré
Couvrements
Couvertures
États conservations bon état
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives départementales du Finistère. Populations, économies, statistiques. Série 6 M.

Documents figurés
  • Division 3 du portefeuille

    43 du Service hydrographique de la marine consacrée à la carte

    topographique des côtes de France offrant celles de la Bretagne depuis

    le Mont Saint-Michel jusqu'à l'isle de Noirmoutier] ; 144 D. Carte de 1771-1785.

    Bibliothèque nationale de France : Cartes et plans, GESH18PF43DIV3P144D
Périodiques
  • Association du patrimoine "Dec'h, hizio, warc'hoazh".

    n°3, octobre 2001

Liens web