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Ecart, ancien bourg de Saint-Solen (Lanvallay)

Dossier IA22132198 réalisé en 2013

L'annexion tardive de Saint-Solen à Lanvallay

Saint-Solen situé à l'extrémité orientale de la commune en bordure de la forêt de Coëtquen a été rattaché le 29 décembre 1972 à la commune de Lanvallay. Paroisse indépendante sous l'Ancien Régime du diocèse de Dol, elle dépendait sous la Révolution du doyenné de Dinan. Elle élit sa première municipalité en 1790.

Les cadastres de 1811 et 1844 nous fixent son ancien contour délimité par plusieurs cours d'eau, à l'ouest : le ruisseau du Gué Parfond, au sud : le ruisseau des Epinettes, et à l'est : le ruisseau de la fontaine du Bar. En dehors du bourg qui concentre la majorité du bâti, cette ancienne commune était composée de quelques hameaux, le Méseray, le Gué Parfond, Lardriais, la Vairie.

« Sancto Seloum », « Sanctus Solempsis »

Saint-Solen ou saint Sollenne, evêque de Chartres en 483, contribua à la conversion de Clovis. Son culte est également vénéré à Blois. Les premières mentions du saint et du lieu sur le territoire apparaissent dans des actes très anciens , comme celui de la fondation du prieuré du pont à Dinan vers 1100 où il est fait mention de Bresseli de « Sancto Solempni », puis au milieu du 13e siècle lors d'un procès est cité comme témoin Radulfus de « Sancto Seloum ». L'église de la paroisse semble être mentionnée pour la première fois vers la fin du 14e siècle dans un pouillé du diocèse de Dol sous la forme de « Sanctus Solempnis ». De cette période subsiste un rare vestige, une baie à deux lancettes en réemploi au chevet de l'église reconstruite entre 1877 et 1885.

Les cours

En dehors de la rue de Combourg tracée après le cadastre de 1844, le centre de Saint-Solen a subi peu de modifications. On retrouve l'organisation ancienne du bâti. Plusieurs rangées de maisons perpendiculaires à l'axe principal de la rue, forment des impasses qui sont en fait une succession de cours antérieures. Le registre des états de section des matrices cadastrales de 1844 indique des appellations pour certaines d’entre elles qui évoquent des anciens noms de familles, ainsi au nord de l'église se situaient la cour des Locquets ( 1844 A n°513, 514...) ou la cour Carcouet ( 1844 A n°527 à 537 et n° 540 à 544).

Patronymes et professions

D'autres patronymes s’exhibent fièrement aux linteaux des baies ou sur des pierres sculptées des façades principales. Ainsi au début de la rue du Mézeray, deux maisons mitoyennes sont édifiées en 1840, l'une pour Louis Lorre, tailleur de pierres comme semble l'indiquer le pic des carriers qui accompagne l'inscription et l'autre pour Jean Marie Essirard arpenteur et marchand. Un peu plus loin, au cœur d'un alignement de maisons, Pierre Heuzé appose son nom à la date de 1858 qui correspond à la reconstruction du logis. Un peu plus au nord, derrière le cimetière vers le Méseray, une grande ferme édifiée en 1912 porte également les initiales de la famille propriétaire G.L et une ancre de marine qui rappelle la polyvalence des métiers sur ces territoires proches de la mer.

Particularismes

1791, 1821, 1832, 1833, 1834, 1835, 1836, 1838, 1840, 1846, 1855, 1858, 1862, 1864, 1874...Plusieurs dates inscrites sur les façades indiquent une reconstruction importante tout au long du 19e siècle. Elles dénotent également de l'évolution et du maintien de formes architecturales propres au territoire. La lucarne en granite avec sa moulure incurvée, dite en chapeau de gendarme, que l'on retrouve sur les hôtels urbains de Saint-Malo et Dinan au début du 18e siècle se retrouve dans le bourg de Saint-Solen, jusqu'au début du 20e siècle comme le modèle local en vigueur. Le linteau en arc segmentaire des portes et fenêtres est remplacé à partir de 1840 par un linteau droit monolithique ne nécessitant pas de travail particulier au niveau des huisseries.

Les équipements publics

En 1860, sur un terrain appartenant à Mlle Ferron, la municipalité projette la construction d'une maison d'école, à l'entrée du bourg, rue de l'Ardrillais. Les archives attestent en 1873 de la construction à cet emplacement d'une mairie-école avec d'un côté un vaste jardin (parterres, tonnelle, carré d'asperges) et de l'autre côté une grande cour des jeux. Quant à l'école pour les filles, elle sera construite en 1902 comme l'atteste le procès-verbal,de réception définitive des travaux, signé de l'architecte Adam de Dinan. Sur la place de l'église sera édifié en 1921 par l'architecte Duguet un mémorial pour les morts de la guerre 14-18.

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Lanvallay
Lieu-dit : Saint-Solen
Période(s) Principale : Temps modernes, Epoque contemporaine
Secondaire : Moyen Age

Annexes

  • Bâtiments communaux : Saint-Solen

    A. D. des côtes d'Armor : 2O 329 Saint-Solen.

    Monument aux morts : 1921, projet de M.r Duguet, architecte

    École des filles, construction 1898-1902, Jean Louis Chevalier, entrepreneur. Procès verbal de réception définitive des travaux de la maison d'école des filles, le 14 décembre 1902. Adam, architecte demeurant à Dinan.

    marie école, plan du jardin de l'école communale de Saint Solen,

    par charles Aubry, le 15 mars 1873.

Références documentaires

Multimedia
  • FOURNIER Jean-Pierre. Lanvallay et son histoire. http://lanvallayhistoire.eklablog.com/