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Digue des Morais, Pissoison (Hillion)

Dossier IA22001672 inclus dans Architecture littorale (Hillion) réalisé en 2003

Fiche

Dénominations digue
Aire d'étude et canton Communes littorales des Côtes-d'Armor - Langueux
Adresse Commune : Hillion
Lieu-dit : Pissoison
Cadastre : 1959 D4 770, 777

Cette grande digue empierrée serait à l'origine antérieure (selon la tradition orale) à la grande digue de Pissoison qu'elle rejoignait perpendiculairement. Cependant, une partie de cette digue aurait été reconstruite en 1913 par l'armée. Elle n'est pas clairement indiquée sur le cadastre de 1785. Cependant, on peut la situer juste au-dessus du niveau parallèle de la « levée des marais », où coule aujourd´hui le canal qui traverse la parcelle n° 2660 (les Marais). Soit au sud-ouest de la ferme de Pissoison et au sud de l'écart du Clos Goblet. Cette digue est de nouveau présente sur le cadastre de 1847, mis à jour en 1959, entre les parcelles n° 770 et 777. La digue aurait permis de mettre hors d'eau les terrains des marais, en particulier la parcelle appelée "les mottes". La digue a subi quelques prélèvements de pierres en son milieu, pour des raisons d´aménagement foncier et agricole. La parcelle n° 2661 du Terrier du Penthièvre entre le Clos Goblet et Pissoison est encore bordée aujourd'hui par un talus, qui représente les vestiges d'une ancienne digue empierrée (la plus ancienne selon la tradition orale), édifiée au niveau des plus hautes mers, parallèle au rivage et perpendiculairement au sillon Saint-Jean..

Période(s) Principale : 18e siècle , (?)
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1913, daté par tradition orale

Cette digue rectiligne actuellement longue de 150 mètres, haute de 2,50 mètres et large de 1mètre a d'abord l'apparence d'un talus empierré, en partie raccourci, dont une partie des pierres de granite et de grès aurait été enlevée au milieu de sa longueur pour d'autres usages. La structure rigide du muret en pierre et ses dimensions confortables ne seraient pas à l'échelle utile d'un talus de simple séparation entre des parcelles ; lesquelles sont de même valeur agronomique. C'est la fonction d'endigage qui semble justifier ses proportions et son tracé entre la levée des marais (la digue de Pissoison), le sillon Saint-Jean et le Clos Goblet.

Murs granite
grès
États conservations inégal suivant les parties
Mesures l : 15000.0
la : 100.0
h : 250.0

Cette digue reste à étudier du point de vue de l'histoire de l'aménagement des marais d'Hillion, qui représentent un cas unique en Côtes d'Amor et en Bretagne (hors les polders de Dol-de-Bretagne et de la baie du Mont-Saint-Michel).

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à étudier

Annexes

  • 20032203668NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série I E 495.

    20032203667NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série I E 495.

    20032203613NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série 1 E 495.

    20032203635NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, Série I E 495.

Références documentaires

Documents audio
  • PRIGENT, Guy. Témoignage audio Jean-Yves Cabaret : les digues et polders de Pissoison. Hillion, 2003.

    Témoignage audio