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Digue de Saint-Marc (Tréveneuc)

Dossier IA22003880 inclus dans Port Saint-Marc (Tréveneuc) réalisé en 2005

Fiche

Dénominationsdigue
Aire d'étude et cantonCommunes littorales des Côtes-d'Armor - Etables-sur-Mer
AdresseCommune : Tréveneuc
Cadastre : Domaine public maritime

Le conseil municipal de Tréveneuc avait demandé en 1864 une étude pour l'établissement d'une jetée brise lames dans l'anse de Saint-Marc, en argumentant de la similitude des dispositions naturelles avec le havre de Port Morguer (digue construite en 1843). Le projet consistait en une double digue insubmersible longue de 100 m joignant le Châtelet à la Luaise et de la terre au Châtelet sur 80 m, avec une côte de 9 m au-dessus des plus hautes mers. Il ne resterait ainsi qu'une passe étroite dirigée vers le sud-est, qui serait protégée du ressac et pourrait accueillir les quelques bateaux dragueurs de sable. Cependant, l'administration refusa d'accéder à cette demande, arguant du manque de bateau de pêche régulièrement attachés à ce havre, dont la dernière activité de dragage des huîtres sur le banc de Saint-Marc datait de 1860 et de 1842. Les plans présentés en 1881 proposaient une digue de 180, 68 m de long sur une largeur de 12 m, avec raccordement à la côte. En 1886, une demande d'amélioration de l'édifice rajoutait 61 m, pour relever la digue de la cote 8, 75 m à la cote + 10, 35 m et pour fermer le passage au courant de flot. L'administration devait accorder la réalisation d'une digue submersible d'environ 42 mètres, monté à la côte (+ 8, 75 m), située dans la moitié aval du seuil, construite par l'entrepreneur Malbert en 1881-82. Les pêcheurs de Portrieux, surpris par la tempête, cherchaient souvent refuge à Saint-Marc. Les marins de Tréveneuc demandèrent une digue, renforçant l'extrémité de la pointe du Châtelet en 1931. Des travaux d'amélioration de la digue : exhaussement du projet de 1886 à 10, 33 m et prolongement de 75, 10 mètres pour la 1ère section et de 51, 50 m pour la 2ème section à l'îlot du Châtelet, furent envisagées en 1931, puis en 1937, avec une aide de 1/3 du coût des travaux par le Conseil général, mais l'Etat refusa sa participation pour le tiers restant. La commune dut prendre en 1938 les 2/3 de la dépense. La jetée fut cimentée plus tardivement, au cours de la seconde moitié du 20ème siècle.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1882, daté par source

La jetée submersible consistait en deux massifs de maçonnerie établis à la suite l'un de l'autre suivant une ligne droite qui partait des rochers attenant à la terre, à 45 m environ de l'angle formé dans le havre et se prolongeant à l'est, pour arriver à un rocher culminant nommé le Châtelet. La longueur totale de la digue, simple mur (en moellons bruts et ciment de Portland) finalement exécutée fut de 41, 80 mètres avec une largeur à sa crête de 2 mètres. La jetée fut plus tard enduite de ciment.

Mursciment
moellon
États conservationsremanié
Statut de la propriétépropriété de la commune

Annexes

  • 20042207386NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup.art. 175.

    20042207357NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup.art. 175.

    20042207359NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup.art. 175.

    20042207387NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup.art. 175.

    20042207388NUCB : Archives départementales des Côtes-d'Armor, S Sup.art. 175.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor : S Sup.art. 175. Premier projet de digue à Saint-Marc, 1866 ; vue du plan aquarellée de la digue en projet de Saint-Marc, 1866 ; plan calque du projet de digue-brise lames de Saint-Marc, 1866 ; plan de la digue réalisée par l'entreprise Malbert en 1882 ; plan et coupe de de la digue à construire (1881-1882).