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Demeure, La Pilais (Lécousse)

Dossier IA35131132 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations demeure
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Fougères Sud
Adresse Commune : Lécousse
Lieu-dit : La Pilais

Sur la route de Fougères se trouvait l'ancien manoir de la Pilais. Il était en 1485 aux Estourbeillon, en 1627 aux de Servaude, aux Bérel seigneurs du Breil en 1643 et 1658, aux de Coullanges en 1670, aux Guérin en 1682, et est ensuite aux de Boisbaudry.

En ce lieu se trouve aujourd'hui une demeure dont la construction semble dater du second quart du 19e siècle. Elle aurait d'ailleurs été construite par Léon Maupillé (1809-1883). Le relevé du cadastre napoléonien réalisé en 1820 montre bien que la demeure actuelle n'était pas encore construite, à sa place un bâtiment de forme différente est présent ; il s'agit sans doute de l'ancien manoir de la Pilais. Au 19e siècle, les bâtiments anciens ne correspondent plus à la mode et aux attentes de la bourgeoisie, peu d'éclairage et peu de confort dans les vieux manoirs, c'est pourquoi très souvent on reconstruit au goût du jour, et si on en a les moyens, des maisons plus modernes reprenant souvent les codes des maisons de ville, comme c'est le cas ici.

Cette demeure devient ensuite une école ménagère pendant la seconde guerre mondiale, puis elle est louée au député Alexandre Lefas.

A l'ouest de cette demeure, se trouve une ancienne ferme qui a été en activité jusque dans les années 1970. Celle-ci porte la date de 1834 sur un linteau de porte.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Dates 1834, porte la date

La demeure de la Pilais est un bâtiment de plan rectangulaire. Les façades antérieures et postérieures présentent cinq travées régulières, la travée centrale étant à chaque fois pourvue d'une porte d'entrée en rez-de-chaussée. Le bâtiment est double en profondeur et possède cinq niveaux : cave semi-enterrée, rez-de-chaussée, deux étages et un comble. Le pignon ouest est également percé de deux portes : une donnant dans la cuisine et l'autre dans la cave, il faut soit monter soit descendre quelques marches. Chaque pignon est percé d'une fenêtre au niveau du premier étage. La façade sud est percée de soupiraux éclairant la cave. Le toit à croupes est couvert en ardoise. Sur le pignon Est un petit bâtiment en brique est accolé, il s'agit sans doute de toilettes. Les façades nord et ouest sont recouvertes d'un enduit ; les encadrements d'ouvertures, les chaînages d'angles et les bandeaux horizontaux qui rythment les façades sont en pierre de taille de granite. Les pignons sont construits en moellon de schiste.

La façade principale se situe au sud et donne sur le parc. La montée de l'escalier fait d’ailleurs face à sa porte. Le rez-de-chaussée se compose de quatre pièces chauffées par une cheminée à chaque fois, sauf une pièce qui possède un grand poêle, et d'un grand vestibule central. Le premier étage est occupé par quatre chambres également pourvues de cheminée ; sur chaque façade entre les chambres se trouve une sorte d'anti-chambre ou garde-robe non chauffée. On trouve également une autre petite pièce située sur les pignons entre les chambres, il s'agit d'une salle de bain. Toutes les pièces communiquent entre elles. Le second niveau est pourvu de cinq pièces ayant vraisemblablement servies de chambres mais seulement deux sont chauffées, il s'agit des deux grandes chambres situées au sud. Les portes des chambres de ce niveau ont gardé des inscriptions à la craie indiquant un numéro et des noms. En effet, ses pièces ont servi de dortoir lorsque le bâtiment était une école ménagère dans les années 1940.

A l'ouest de la demeure se trouve l'ancienne métairie. Il s'agit d'un grand bâtiment construit en longère. Elle se compose d'un logis à une pièce unique à vivre, et de plusieurs dépendances : étable, grange, remise, écurie. On trouve également un fournil dans le prolongement, ainsi que dans le mur de clôture des petites pièces, sans doute des soues à cochons et/ou un chenil et un bûcher. L'ensemble est construit en moellon de schiste et couvert en ardoise. Les chaînages d'angles et les encadrements d'ouvertures sont en pierre de taille de granite, on trouve aussi quelques linteaux de bois.

Murs schiste moellon enduit
Toit ardoise

Références documentaires

Bibliographie
  • BANÉAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine. Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1927.

    Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel)
  • SALAUN Marguerite, Lécousse des origines à 1914, 57p.