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Demeure de Roz-Maria, 2 rue du 19 mars 1962 (Quimper)

Dossier IA29131308 réalisé en 2015

Fiche

Dénominationsmaison
Aire d'étude et cantonQuimper - Finistère
AdresseCommune : Quimper
Lieu-dit : anciennement commune d'Ergué-Armel Ror-Maria
Adresse : 2 rue du 19 mars 1962

Le terrain sur lequel elle est implantée appartenait à la famille de la Hubaudière. Il semblerait que la demeure ait été construite dans les années 1910 pour Monsieur Joseph Villard photographe, sur l’ancienne demeure de la famille de la Hubaudière. En outre, un plan réalisé en 1908 par Jean-Marie Abgrall atteste de la présence d’un pavillon de ferme aux abords de la demeure. Actuellement, la demeure est le foyer de l’Enfance et appartient à la ville de Quimper.

Période(s)Principale : 20e siècle , (?)

La demeure Roz-Maria est construite sur les terres du domaine de Roz Maria appartenant à la famille de la Hubaudière et où se trouvait une ancienne propriété. Sur le cadastre napoléonien de 1834 de la commune d’Ergué-Armel, la propriété actuelle est construite sur le même emplacement que l’ancienne. La façade principale est orientée vers le nord-ouest.

Cette demeure est construite sur une butte, le jardin s’épanouit en contre-bas et vient l’entourer. Elle est de plan rectangulaire, possède un sous-sol, un rez-de-chaussée et des combles. Par ailleurs, elle a la particularité d’être constituée de différents corps de bâtiments plus au moins en saillie et dont les toitures s’élèvent à des hauteurs variables. Cela introduit des jeux d’ombre et de lumière.

L’ensemble est construit en pierre de granit à taille droite. Les éléments de couvrement ou de décor ainsi que le soubassement sont en pierre de taille de granit à bossage rustique. Un perron mène à une plateforme qui se prolonge vers l’est du bâtiment, les piliers d’angle sont surmontés d’un pot à feu en granit. Autrefois, cette plateforme permettait de rejoindre un serre située à l’extrémité est du bâtiment comme l’atteste une carte postale ancienne. Cette serre a été remplacée au XXème siècle par un bâtiment qui a repris les caractéristiques principales de la demeure : pierre de taille à bossage rustique, linteau en arc surbaissé, deux ou trois baies jumelées, chaînages d’angle, etc.

La façade nord comporte un avant-corps, deux ailes latérales ainsi qu’un pavillon d’angle carré à l’ouest. Le rez-de-chaussée et le premier étage des deux ailes latérales bénéficient d’un large ensoleillement de par la présence de larges baies ou bien de deux ou trois baies jumelées. Ces baies permettent d’éclairer deux chambres d’enfant au nord et une vaste chambre à l’ouest où se trouve le pavillon d’angle. Les combles des deux ailes latérales et du pavillon central sont éclairés par des lucarnes. Les lucarnes des ailes latérales étaient avant qu’elles ne soient remplacées, similaires à celle du pavillon central. C’est-à-dire une lucarne en pierre de taille de granit avec pignon à chevronnière ainsi que jambages et linteau en pierre de taille de granit à bossage rustique.

Le pavillon d’angle çà l’ouest, de plan carré et placé à demi hors œuvre est percé d’une ouverture au rez-de-chaussée, ainsi que d’une autre ouverture au premier étage qui est précédée d’un balcon en granit. L’ouverture du premier étage permet d’apporter une large luminosité à la grande chambre déjà éclairée par deux baies jumelées. On trouve les mêmes ouvertures sur la façade ouest du pavillon.

A la différence de la façade nord les façades ouest et sud sont enduites. La façade sud est constituée de trois corps de bâtiment, un pavillon central et deux corps de bâtiment à l’ouest et à l’est. Chacun des corps de bâtiment comprend de nombreuses ouvertures semblables à celles de la façade nord. A l’instar de la façade nord, les lucarnes des façades est et ouest ont un fronton ou un pignon à chevronnière en pierre de taille de granit. Le pavillon central accueille l’escalier permettant de desservir les étages.

Le jardin d’agrément d’environ 600m² et qui renferme de nombreuses espèces d’arbre est cerné par un ruisseau. L’eau se déverse dans un bassin de rocailles et est ponctué de petits ponts. A l’est un mur de soutènement en moellon granit, est percé d’une ouverture couverte d’un arc en plein cintre. Le mur et l’ouverte paraissent anciens à la vue des pierres employées. L’eau du ruisseau stagne dans la travée comblée et des marches permettaient de descendre au ruisseau. Ces éléments laissent supposer qu’à cet endroit se trouvait peut être un lavoir ou bien que l’ouverture laissait passer l’eau et qu’au-dessus il y avait un pont.

Mursgranite pierre de taille
granite moellon enduit
Toitardoise
Étages1 étage carré, étage de comble, étage de soubassement
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public départemental
Intérêt de l'œuvreà signaler, intérêt botanique