Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Corps de garde crénelé, batterie du Gros Rocher (Le Palais)

Dossier IA56132123 inclus dans Batterie, Pointe du Gros Rocher (Le Palais) réalisé en 2014

Fiche

Le corps de garde crénelé de la batterie du Gros Rocher a connu le sort courant de ceux qui ont été intégrés dans un ouvrage moderne de la fin du 19e siècle. Arasé, recouvert de terre, il a pratiquement disparu.

Il est à rapprocher des corps de garde des batteries de Ramonette et de Taillefer qui ont connu la même évolution.

Précision dénomination corps de garde crénelé servant de réduit à une batterie d'artillerie de côte
corps de garde défensif
Parties constituantes non étudiées caserne, poudrière, cuisine, citerne, mur défensif
Dénominations corps de garde, réduit
Aire d'étude et canton Bretagne Sud
Adresse Commune : Palais (Le)
Lieu-dit : Pointe du Gros Rocher
Cadastre : ZK 157

Le réduit attribué par la Commission de défense des côtes de 1841 à la batterie du Gros Rocher est un corps de garde défensif n° 3 pour 20 hommes. Il est construit en 1859-1860.

Lors de la refonte de la batterie vers 1880, il perd sa terrasse et est intégré dans un massif de terre de sept mètres de haut. Ce massif perd une partie de sa hauteur lors de la modernisation de 1891-1892. A la fin du 19e siècle l'ancien corps de garde crénelé sert de magasin à munitions secondaire.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle , porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Dates 1859, porte la date, daté par source, daté par travaux historiques
1860, daté par source
Auteur(s) Auteur : Génie

Ce qu'il reste du corps de garde crénelé de la batterie du Gros Rocher est conforme au type n° 3 pour 20 hommes de la circulaire du ministère de la Guerre du 31 juillet 1846.

L'aspect actuel du bâtiment est fortement marqué par son intégration dans la batterie de la fin du 19e siècle. Hormis sa façade de gorge qui affleure dans l'escarpe de l'enceinte de la batterie, il est totalement invisible, étant recouvert par un massif terrassé de plusieurs mètres d'épaisseur par endroits. La terrasse a été supprimée pour laisser place à la couverture de terre. Une galerie voûtée en demi-berceau, plus large qu'à Ramonette et Taillefer, entoure le corps de garde sur trois côtés. Des portes ont été percées dans les murs afin de faire communiquer tous les locaux avec cette galerie. L'enveloppe du corps de garde communique avec l'extérieur par deux galeries voûtées.

Au dessus de l'ancienne porte du corps de garde, l'inscription "Batterie du Gros Rocher" et la date "1859" sont toujours visibles.

Les matériaux employés sont le schiste local pour les moellons et le granite importé du continent pour les pierres de taille.

Le massif du corps de garde supporte une construction moderne à usage d'habitation.

Murs schiste moellon
granite pierre de taille
Toit terre en couverture
Plans plan rectangulaire régulier
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
voûte en berceau segmentaire
Typologies corps de garde crénelé type 1846 n° 3
États conservations désaffecté, bon état
Mesures l : 14.75 m
la : 12.0 m
Statut de la propriété propriété privée
Éléments remarquables corps de garde
Sites de protection loi littoral, site classé, zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique
Protections inscrit MH, 200/10/30
Précisions sur la protection

Inscription de l'ensemble de la batterie du Gros Rocher

Annexes

  • Propositions de la commission de 1841 pour la batterie du Gros Rocher.

    Armement proposé par la commission de 1841.

    Belle-Ile.

    [...]

    Batterie du Gros Rocher.

    La batterie du Gros Rocher sera restaurée.

    [...]

    Elle sera armée de 4 bouches à feu tirant sur le mouillage en avant du Port Larron et des grands sables :

    - 2 pièces de 30

    - 2 obusiers de 22c

    Elle aura pour réduit un corps de garde défensif n° 3.

    Elle sera classée de 1re importance.

    A 1000 mètres de Bordadoué, sur une roche très saillante est construite une batterie qui flanque tous les points de la côte. A sa droite, elle croise avec la batterie du Bugull & jette des deux sur le mouillage de la plage de Samzun ; à sa gauche, elle croise avec la batterie Ramonet, dont elles est éloignée de 2000 mètres, et couvre l'anse du Port-Larron. Cette position est importante.

    A 2000 [sic] mètres environ de la batterie, se trouve un rocher détaché de la côte, et avec lequel on ne peut communiquer qu'à la marée basse, par des degrés pratiqués dans son escarpement.

    Une batterie située sur le Gros Rocher en mer aurait une saillie avantageuse ; mais outre qu'elle est d'un accès difficile, comme on vient de le dire, elle serait exposée aux éclats de pierres que les boulets ennemis, en frappant sa base, feraient pleuvoir sur les défenseurs. La Commission conserve la position du Gros Rocher en terre qui n'a aucun des inconvénients précédents.

    (Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843, p. 128-129)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives de l'Artillerie ; Sous-série 3 W, Opérations militaires : 3 W 32, Documents concernant le 3e arrondissement maritime (Lorient). Projet d'armement des côtes de la France, de la Corse et des îles. Titre III : Projet d'armement des côtes du 3e arrondissement maritime (Lorient), 1841-1843.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 3 W 32
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 42, Travail de la commission d'armement des côtes sur les frontières maritimes, 1844. Avis du Comité des fortifications du 7 novembre 1844.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 42
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1859, 30 mai 1860.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, Département Marine, Lorient. Archives de la Place et du Génie de Belle-Île-en-Mer ; Sous-série 4 S2, archives du Génie de Belle-Île-en-Mer : 4 S2 52, Direction du Génie de Brest, Place de Belle-Île, Règlement général et définitif des dépenses faites pour les fortifications de la place de Belle-Île (défense des côtes) pendant l'exercice 1860, 1er juin 1861.

    Service Historique de la Défense de Lorient : 4 S2 52
  • Service historique de la Défense, département Armée de Terre, Vincennes. Archives du Génie ; Article 12, Avis du Comité : 1 VK 41, Mémoires généraux sur les frontières maritimes, 1853-1885. Rapport sur la situation des travaux de défense des côtes à la fin de l'exercice 1861.

    Service Historique de la Défense du Château de Vincennes : 1 VK 41
Bibliographie
  • LE POURHIET-SALAT, Nicole, La défense des îles bretonnes de l´Atlantique, des origines à 1860, Vincennes, Service Historique de la Marine, 1983, 2 vol. : XLV-375 p. XXV pl.

  • FAUCHERRE, Nicolas, PROST, Philippe, CHAZETTE, Alain (sous la dir. de), Les Fortifications du littoral, La Bretagne Sud, Chauray-Niort, 1998, 279 p., collection : les fortifications du littoral. ISBN 2-910137-24-4.

  • TRUTTMANN, Philippe (Colonel), Les derniers châteaux forts, les prolongements de la fortification médiévale en France 1634-1914 , Thionville, Klopp, 1993, 253 p. ISBN 2-906535-75-3.

Périodiques
  • CHAURIS, Louis, Nature et provenance des pierres mises en œuvre dans les ouvrages défensifs à Belle-Île (Morbihan), Bulletin de l'association bretonne, 2011, CXX, p. 285-302.