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Conserverie de sardines Caradec, actuellement forge Bescou, avenue du Général Leclerc, le Styvel (Camaret-sur-Mer)

Dossier IA29004038 inclus dans Front portuaire du Styvel (Camaret-sur-Mer) réalisé en 2006

Fiche

  • Atelier sud
    Atelier sud
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • maison
    • atelier
Précision dénominationconserverie de sardines
AppellationsUsine Caradec, Forge Bescou
Destinationsforge, maison
Parties constituantes non étudiéesmaison, atelier
Dénominationsconserverie
Aire d'étude et cantonBretagne - Crozon
AdresseCommune : Camaret-sur-Mer
Lieu-dit : le Styvel
Adresse : avenue du
Général Leclerc
Cadastre : AD 62-63-64-203

En mars 1880, Alfred Caradec, de Crozon, sollicite l´autorisation d´implanter une usine de conserves et une usine de gaz de houille (nous ne savons pas si cette dernière fut réalisée). Il obtiendra l´accord à condition que les cheminées fassent au moins sept mètres de haut et que l´usine soit reliée à la mer par un canal souterrain pour l´évacuation des eaux produites dans la fabrique. Cette usine, implantée parallèlement à la rue du Général Leclerc, commençait au coin de la rue de l´Abri du Marin pour rejoindre la rue de la Rampe. Une maison d´habitation donnait sur le port en contrebas des ateliers. La conserverie de sardines a cessé sans doute de fonctionner aux environs de 1908, car en 1909, il ne restait que trois conserveries à Camaret : l´usine Béziers, La Sté Brestoise et Saupiquet. Le bâtiment semble rester inoccupé quelques années, même si l'on sait que la maison d'habitation fut habitée par Eugène Le Bris, charpentier de marine dont le chantier va occuper un temps les anciens locaux de la conserverie. Francis Bescou installe ensuite sa forge marine en 1960 dans un des ateliers de la conserverie et ses bureaux dans un bâtiment plus récent situé entre la maison et les ateliers. La forge fonctionne encore et Francis Bescou, qui a pris sa retraite, vit dans ses anciens bureaux. La maison d´habitation datant de la conserverie est habitée, mais ne donne plus sur le port, une maison plus récente (date inconnue) ayant été construite devant. Le reste des anciens ateliers de la conserverie appartient à un particulier qui a construit une maison juste à côté (années 1970). Les ateliers semblent vides mais entretenus.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1880, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Caradec Alfred commanditaire attribution par source

L´usine Caradec est composée de plusieurs bâtiments, dont deux grands ateliers, distincts du fait de la pente du terrain. Celui qui est situé sur la partie sud du terrain fait environ 40 m de long sur 18 m de large. La hauteur varie avec la pente, environ 6 mètres de haut (charpente comprise). Le bâtiment est en pierre, recouvert d´enduit sur la moitié environ, le toit en ardoise et les encadrements des fenêtres sont en briques rouges. Le second atelier, situé plus au nord et plus bas sur le terrain, est plus petit (25 m de long environ). Il est en pierre, recouvertes de ciment, et le toit est en tôle ondulée. Trois bâtiments plus récents et sans intérêt ont été ajoutés à l´ouest de cet atelier. Encore plus bas, se trouve la maison d´habitation (gardien ou gérant) en pierre. À la vue des ouvertures et des pierres, il semble que cette maison date de la construction de la conserverie. Elle mesure environ 15 m sur 6 et est composée d´un étage et de pièces sous combles. Le toit est en ardoise. Sa cour est entourée de hauts murs.

États conservationsdésaffecté, remanié, inégal suivant les parties

Abords d´un monument historique.

Statut de la propriétépropriété d'une personne privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Entretien avec Claude Le Fur, association Nautisme, arts et cultures.

Périodiques
  • CHANTEREAU, Loïc. Complémentarité des entreprises à Camaret : forges de marine. Crozon : Le Presqu´îlien, 2001, H.S.

    p. 19
  • LE FUR, Claude. Le passé industriel de Camaret : les usines de sardines. Crozon : Le Presqu´îlien, 2002, n° 99.

    p. 869