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Château, Kermorvan (Baud)

Dossier IA56008205 réalisé en 2002

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées enceinte, fossé, cour, portail, passage couvert, jardin, orangerie, ferme, puits, remise, cellier, moulin à farine
Dénominations château
Aire d'étude et canton Baud - Baud
Adresse Commune : Baud
Lieu-dit : Kermorvan
Cadastre : 1987 ZE 84, 86 ; 1829 F1 140, 141, 142, 144

Le lieu noble de Kermorvan est attesté dès 1427 dans les montre et réformation de la noblesse, comme possession de Henry Le Brun. Il passe ensuite à la famille Rimaison pendant la première moitié du 17e siècle, puis à celle des Langle. Louis de Langle était conseiller au Parlement de Bretagne de 1642 à 1671. C'est probablement lui qui est à l'origine de la reconstruction du château dont il ne subsiste, aujourd'hui, que quelques vestiges. En 1826, le château est vendu à Guillaume Olivier Poignant, armateur et maire de Saint-Cast, qui devient maire de Baud de 1836 à 1847. Détruit à la fin du 19e siècle, le château conserve toutefois quelques parties constituantes : à l'ouest, la première cour est bordée d'un fossé remblayé et d'un mur d'enceinte avec deux tourelles et un portail d'entrée ; à l'est, la deuxième cour est encore bordée d'un corps de ferme et d'un passage couvert en retour d'équerre, contemporains du château. La base du puits qui s'y trouve date également du 17e siècle. L'ancienne chapelle, aujourd'hui disparue, figure sur le cadastre ancien sous le numéro de parcelle 140, construite contre le mur d'enceinte ouest. Une de ses fenêtres en arc brisé subsiste dans le mur ainsi que sa cloche remployée sur le portail d'entrée. Toujours dans l'enceinte de la première cour, le bâtiment à usage de cellier est en place. Au nord de l'ancien château, contre le mur d'enclos, il ne reste que des vestiges de l'orangerie. Vers le milieu du 19e siècle une remise à charrette est construite contre le mur d'enceinte ouest en remplacement d'un colombier qui figure sur le cadastre de 1829. Dans le premier quart du 20e siècle, une maison est édifiée à l'emplacement du château par le maître d'oeuvre Hervé Quelven. Le moulin à eau de Kermorvan est toujours en place, à 1 kilomètre environ au nord du château, en limite communale.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Dates 1920, porte la date
Auteur(s) Auteur : Quelven Hervé, maçon,

Le château de Kermorvan s'organise autour de deux cours closes orientées successivement ouest-est : la première, située à l'ouest du château disparu, est bordée, à l'ouest, par un fossé remblayé et un mur d'enceinte dans lequel sont intégrés deux tours à toit conique, le portail d'entrée en plein cintre et une remise à charrettes. La seconde cour, située à l'est de l'ancien château, est bordée, à l'est, de deux corps de ferme en moellon du type logis-étable à pignon découvert. C'est par le troisième corps de dépendance construit en retour d'équerre au sud que l'on accède directement à la seconde cour par un passage couvert. Le nouveau logis qui remplace le château est de type ternaire, en moellon, à pignon couvert. Le fournil construit au sud, à l'extérieur des cours, est couvert d'un toit à demi-croupe.

Murs granite
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans
toit conique
pignon découvert
pignon couvert
demi-croupe
Typologies logis de type ternaire, logis-étable à deux portes
États conservations vestiges
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • Archives départementales du Morbihan. Série 3 P, cadastre ancien.

Bibliographie
  • LAIGUE, René, comte de. Mémoire et réformation de la noblesse, p. 62-67.

    p. 60-67
  • DE LA PINSONNAIS, Amaury. Généalogie de la famille Moraud. 2003.

    p. 3
  • LE MENE, Joseph-Marie.Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes. Vannes : Imprimerie Galles, 1894, t. II. p. 355.

  • Le Patrimoine des communes, le Morbihan. Paris, Flohic, éditions 2000 (Collection Le Patrimoine des Communes de France).

    p. 103