Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Château des Blosses (Saint-Ouen-la-Rouërie fusionnée en Val-Couesnon en 2019)

Dossier IA35049684 réalisé en 2013

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Dénominations château
Aire d'étude et canton Pays de Fougères - Antrain
Adresse Commune : Val-Couesnon
Lieu-dit : les Blosses
Cadastre : 1968 AC 127
Précisions commune fusionnée après inventaire Commune inventoriée sous le nom de Saint-Ouen-la-Rouërie

Le château des Blosses a été édifié dans le dernier quart du 19e siècle par Madame Edouard Barbier (fille de l’académicien Saint-Marc Girardin) sur des terres du domaine de la Rouërie dont ses beaux-parents étaient propriétaires. L’architecte Weyland, connu pour avoir également œuvré à Rennes et Dinard, fut chargé du projet et le château fut construit par l'entreprise rennaise Huchet. La forte homogénéité de l’ensemble n’est pas sans lien avec la faible durée du chantier qui s’étala sur cinq ans (1885-1890).

(Frédéric Déan)

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1885, daté par source
1890, daté par source
Auteur(s) Auteur : Weyland, architecte, attribution par travaux historiques
Auteur : Huchet, entrepreneur, attribution par travaux historiques
Personnalité : Barbier Edouard, auteur commanditaire, attribution par source

Fortement inspiré par l’architecture Louis XIII qui rappelle une période faste de la monarchie, le château des Blosses est composé d’un ensemble de bâtiments dont le complexe agencement forme un plan massé. Élevé sur cave, l’édifice compte un étage carré surmonté de deux étages de combles en partie habitables. L’architecte a choisi de combiner à l’ordonnance classique des façades (organisées en travées) des jeux de volumes qui fournissent à la composition une grande variété de rythmes et de formes (très éloignée de la stricte symétrie et de l’architecture stéréotypée). Bien que massive, la silhouette du château est élancée par les pointes des toits et pignons comme par d’importantes souches de cheminées.

Soulignant particulièrement les lignes verticales et horizontales qui structurent l’ensemble, les effets de polychromie jouent un rôle essentiel dans l’animation des façades : les murs sont élevés en brique alors que le tuffeau a été réservé aux encadrements harpés des baies, des chaînages d’angles et des rampants des pignons. Ce parti pris décoratif explique la relative simplicité de forme des hautes baies du rez-de-chaussée et de l’étage. La variété du décor tient également au traitement en bossage des encadrements d’ouvertures comme aux reliefs plus marqués du bandeau et de la corniche à modillons (fortement saillante).

Points forts de la composition, l’entrée, la tour d’escalier et la façade Sud ont fait l’objet d’un traitement particulier.

L’entrée

Située au nord, l’entrée est précédée par un porche composé de piliers supportant un arc en anse de panier dont la clef est feuillagée. Une balustrade ferme le balcon aménagé au dessus de ce porche.

La tour d’escalier

L'imposante tour demi-hors-œuvre qui abrite l’escalier est aménagée dans l’angle nord-est du château, côté par lequel on accède à la propriété. Sa hauteur fortement accentuée par le toit en pavillon qui la coiffe rompt le caractère massif de l’ensemble. Sa face orientale est animée d’une travée dont la structure en tuffeau fait légèrement saillie sur le mur. Les baies dont la taille croît avec les étages sont surmontées d’un ample fronton cintré auquel se superpose un second fronton en accolade, suivant une fantaisie propre à l’architecture du 19e siècle. Une variante décorative est apportée par le fronton à base interrompue de la lucarne qui domine la face nord de la tour. L’escalier droit en bois est éclairé de grandes verrières colorées.

La façade Sud

Symétrique dans sa composition, la façade Sud est formée de deux travées ordonnées de part et d’autre d’un faux avant-corps situé en partie médiane. Traité en tuffeau, l’axe de la composition est particulièrement souligné par le balcon de l’étage et par un imposant fronton similaire dans sa forme à celui qui figure sur la face Est de la tour d’escalier.

Le comble

Le comble habitable est éclairé par d’étroites lucarnes en bois dont les frontons triangulaires sont surmontés de pots-à-feu. Des œils-de-bœuf de faible dimension éclairent le comble supérieur. Le bleu de l’ardoise enrichit la polychromie de l’édifice.

Le parc

L’ensemble est entouré d’un vaste parc à l’anglaise (15 hectares) inspiré par les réalisations des frères Bühler, architectes-paysagistes qui travaillèrent à l’aménagement des parcs des châteaux de Combourg et de Bonnefontaine.

(Frédéric Déan)

Murs brique maçonnerie
calcaire pierre de taille
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvrements
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés
toit en pavillon
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Bibliographie
  • Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic Editions, 2000. (Le patrimoine des communes de France).

    p. 71