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Château de Locguénolé (Kervignac)

Dossier IA56007513 réalisé en 2004

Fiche

  • Vue générale
    Vue générale
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • parc
    • communs
    • orangerie
    • écurie

Avec sa façade ouest à avant-corps polygonaux largement ouverte sur la rivière, sa haute toiture, le château ressort encore de l'architecture néoclassique quoique sa construction ne soit pas antérieure à 1837, date du plan cadastral ancien sur lequel il ne figure pas. On soulignera l'adaptation au relief, le jeu de terrasse et d'escaliers latéraux ayant permis à l'architecte de tirer parti du terrain pour profiter de la vue sur le Blavet.

Parties constituantes non étudiées parc, communs, orangerie, écurie
Dénominations château
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Port-Louis
Adresse Commune : Kervignac
Lieu-dit : Locguénolé

Locguénolé est signalé comme lieu noble en 1427 lors de la réformation du domaine ducal : "l'hébergement de Locquenollay appartenant à Guyon, fils de Morice de Kerguiris, ouquel manoir est metayer Perros Le Grallon". Guyon de Kerguiris possède deux autres lieux nobles dans la paroisse (Coatrivas, Kericu). La famille de Kerguiris est présente à Locguénolé pendant le 15e siècle. Mais en 1536, elle paraît avoir cédé le lieu à Jean Lody et habite Coatrivas ; le manoir passa ensuite aux Baëllec au 16e siècle, puis aux Eudo. Le manoir est ensuite la propriété de la famille de Perrien, également propriétaire de Lannoan en Landévant. Le château actuel a été édifié au milieu du 19e siècle (après 1837, car il ne figure pas sur le plan cadastral) pour la famille de Perrien, en remplacement de l'ancien manoir. Le parc est dessiné au 19e siècle par le paysagiste Edouard André. Les communs et les écuries sont respectivement construits au milieu et à la fin du 19e siècle.

Période(s) Principale : 15e siècle , (détruit)
Principale : 18e siècle
Principale : milieu 19e siècle
Auteur(s) Auteur : André Edouard, paysagiste,

Le château est établi entre cour (à l'est) et jardin sur une pente dominant la rivière du Blavet côté ouest. Il se compose du logis proprement dit, établi sur une terrasse côté est, le décalage de niveau avec l'ouest créant de ce côté un étage de soubassement. Il est complété vers le sud par un corps de communs, et plus bas par un corps d'écuries. Le logis se développe selon un plan régulier double en profondeur avec avant-corps polygonaux à l'ouest édifiés en pierre de taille, les avant-corps à l'est étant comme le logis lui-même simplement enduit et limité par des pilastres en pierre de taille. L'élévation antérieure sur cour se développe sur 7 travées, trois pour le corps central et 2 pour chacun des avant-corps. Sur un soubassement en pierre de taille, le rez-de-chaussée enduit et l'étage carré sont surmontés de lucarnes en bois. L'élévation sur la rivière est plus imposante : les avant-corps latéraux en pierre de taille sont reliés par un grand balcon soutenu par des piles carrées, qui dessert les baies du 1er étage et abrite celles de l'étage de soubassement, dont une partie au moins devait être destiné au service. Un second étage et un étage de comble ouverte de lucarnes de bois complètent l'élévation, dont les niveaux sont séparées par un bandeau, la toiture étant soulignée d'une corniche. Latéralement, deux escaliers monumentaux relient la cour et terrasse à l'est avec le jardin et l'étage de soubassement à l'ouest. Les communs composent avec l'orangerie un plan en T. Orientée au sud, l'orangerie se développe perpendiculairement aux communs ; en rez-de-chaussée, elle est construite en moellon enduit et couverte d'ardoise ; sa façade se compose de six travées ouvertes de grandes arcades en arc surbaissée en brique, chacune des travées étant séparées par un pilastre de brique et granite. L'orangerie s'adosse à l'est à un petit pavillon carré couvert en pavillon également enduit qui termine les communs au sud du logis, composés de quatre corps de bâtiment, en rez-de-chaussée à l'exception d'un bâtiment central à étage carré avec lucarnes qui pourrait subsister de l'édifice antérieur au château actuel. A l'entrée du château, les écuries et remise orientées au sud se développent sur un plan régulier en H : le corps central à usage de remise est limité par deux corps en avancée ouverts latéralement d'une porte et de jours rectangulaires allongé surmonté de lucarnes. Elles sont construites en moellon et couvertes d'ardoise avec toiture débordante caractérique de la fin du 19e siècle, comme les encadrements d'ouvertures saillant sur le nu du mur.

Murs granite
brique
enduit
moellon
moyen appareil
Toit ardoise
Plans plan symétrique
Étages étage de soubassement, 1 étage carré, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
toit en pavillon
noue
croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • 20095606022NUCB : Archives départementales du Morbihan, 3P 121.

    20105607183NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi. Kervignac.

    20035604279NUCB : Archives départementales d'Ille et Vilaine, 6 Fi. Kervignac.

Références documentaires

Documents d'archives
  • A. D. Morbihan. 3 P, cadastre. Kervignac. 3P 157 : Plan d'assemblage (1810-1852) 3 P 121 : Plan (1837) 3 P 1566 : Tableau indicatif des propriétaires des propriétés foncières et de leur contenance (1837) 3 P 1567-1572 : Matrices des propriétés foncières bâties et non bâties (1843-1941).

    Archives départementales du Morbihan : 3P 121
  • A. D. Morbihan. Fonds Galles. 2J43 : Tableau par paroisses des terres nobles du diocèse de Vannes d´après la réformation de 1666.

Bibliographie
  • LAIGUE, Comte René de. La noblesse bretonne au XIVe et XVe siècles. Réformations et montres. Evêché de Vannes. Rennes : Plihon, 1902. Rééd. 2001.

    p. 266-271
  • FLOQUET, Charles. Dictionnaire des châteaux et manoirs du Morbihan. Mayenne, Yves Floch, 1991.

    p. 104
Périodiques
  • LE TALLEC, Frédéric.Kervignac. Histoire d'une paroisse. Présentation Pierre Ollier. Mairie de Kervignac, Dominique éditions, © 2005.

    p. 58-59