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Château de Keravéon (Erdeven)

Dossier IA56001613 réalisé en 1976

Fiche

Destinations manoir, château, hôtel de voyageurs, hôtellerie
Parties constituantes non étudiées enclos, cour, puits, portail, parc, maison, écurie, orangerie, colombier, communs
Dénominations château
Aire d'étude et canton Ria d'Etel - Belz
Adresse Commune : Erdeven
Lieu-dit : Keravéon
Cadastre : 2001 ZC 32-35, 37-38, 143

C'est à Pierre de Talhouët, issu d'un cadet de la maison de Pluherlin prénommé Guillaume, que l'on attribue la création de Keravéon en Erdeven, vers 1330-1350. Les Talhouët de Keravéon resteront maîtres des lieux jusqu'en 1761. Les Talhouët d'Erdeven avaient pour armoiries : un losange en bannière d'argent et de sable. Ce blason figure en plusieurs endroits dans l'église paroissiale et sur l'enceinte de la cour du château. Par voie de mariage la seigneurie et son domaine passent successivement aux mains des Cambout de Coislin, Adélaïde de Botderu, puis les Soussay (Danigo et Le Talec, 1971). Du logis médiéval on ne trouve plus traces à l'exception peut-être des parties basses du logis-tour rénové au 19e siècle. Il subsiste par contre les défenses sud de la basse cour : murs, porte à pont-levis, douves, parapets et échauguettes d'angles du 17e siècle, ensemble décrit en partie dans la déclaration de 1683 (documentation 5). Le logis du 18e siècle fut partiellement détruit à la Révolution. On reconnaît toutefois dans le portail d'entrée (ISMH, 1941) l'inspiration classique, ainsi que la remarquable orangerie récemment restaurée. Le colombier qui remonte à la même période (ISMH, 1945) est en ruines. C'est à l'époque d'Adélaïde de Cambout de Coislin, épouse de Victor de Botderu, comtesse de Botderu de Keravéon, que le château fut entièrement rénové. La comparaison des plans cadastraux anciens atteste de modifications importantes entre 1811 et 1845 : Intégration du bâtiment nord-ouest, actuel donjon, dans l'alignement d'un nouveau logis à l'est de la cour ; extension de celui-ci et construction de la galerie en façade ouest ; diminution de la largeur des douves sud ; destruction d'un corps de bâtiment ouest, laissant la place à un nouvel accès occidental à la cour ; construction des communs et écuries en arc de cercle au sud de l'enceinte du château ; construction des deux tourelles devant le portail 18e siècle, à l'entrée sud du parc ; nouveau tracé des jardins d'agréments dans l'enclos du parc. Plus précisément, entre 1822 et 1823, l'ancien donjon est complètement rénové aux frais de l'administration car cette tour sert d'amer aux navires qui croisent au large des côtes d'Erdeven (AD56, S 804). Elle figure encore sur les cartes marines du début du siècle suivant. Le rhabillage du donjon, sa surélévation, la construction d'une toiture en pavillon sommée d'un belvédère et la construction d'une tour d'escalier, sont l'oeuvre des ingénieurs des Ponts et Chaussées, dont Bondhore, ingénieur ordinaire et Kerano aîné, conducteur de travaux, qui suivent le chantier d'août 1822 à la fin avril 1823. Dans l'entre-deux-guerres, le comte de Soussay fit construire une maison de gardien à partir des vestiges d'une ferme (ou maison de prêtre) du 16e siècle, transférés depuis Kerdelame en Locoal-Mendon. Les communs ont été transformés en gîtes par la commune d'Erdeven, qui les a acquis à la fin des années 1970. Le château est inhabité depuis la fermeture de l'hôtellerie, en 1992.

Période(s) Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Dates 1822, daté par source
1823, daté par source
Auteur(s) Auteur : Bondhore, ingénieur des Ponts et Chaussées, attribution par source
Auteur : Kerhano, conducteur de travaux, attribution par source

Situé au nord-est du bourg, le château de Keravéon et ses dépendances, sont implantés à toucher le village de Keroret, où se trouvaient ses principales métairies sous l'Ancien régime. C'est une imposante demeure seigneuriale protégée par une triple enceinte, mise en perspective par l'allée principale du parc : celle de la cour du logis, celle des communs et celle de l'enclos avec porte d'entrée majestueuse au sud. Le logis : il est situé au nord du parc, à l'est d'une cour cernée de douves (à l'ouest et au sud). Il présente une double façade aspectée à l'ouest et à l'est. Il est composé d'un corps principal à sept travées dont les trois du milieu sont réunies sous un fronton triangulaire, et de deux ailes double en profondeur, formant pavillons d'angle, dont celle au nord occupée par l'ancien donjon remanié. Côté est, les pièces en enfilades reflètent une disposition probablement imposée par le logis ancien dont on a conservé les refends. Côté ouest, deux niveaux de galeries confèrent à l'ensemble un faux plan double en profondeur. Au RDC, la galerie est dallée de pierres blanches et cabochons de schiste noir. L'ensemble est distribué par deux escaliers : la vis de la tour nord et un escalier en charpente, médiocre, dans l'aile sud, dans le jour duquel est aménagé un ascenseur pour l'hôtellerie (1972-1992). Les corniches et les lucarnes (disparues) de la façade ouest, celles des frontons, les oculi sont en pierre blanche. L'enduit côté est a disparu, celui de la façade ouest a été mal refait, faisant disparaître les bandeaux d'étage. Cette composition régulière sous toitures de long pan et noues sur les frontons de la partie centrale, reflète l'inspiration néoclassique du 1er quart du 19e siècle. A noter une cheminée de style néoclassique au RDC d'une salle à l'est de l'aile nord. Le donjon : Il est représenté sur le plan cadastral de 1811 et a été englobé dans les extensions nord du logis. A noter l'épaisseur des murs des premiers niveaux qui laisse transparaître l'ancienneté de cette construction. De plan rectangulaire, il présente 4 étages et un étage de comble sous le toit en pavillon brisé. Au sommet un lanterneau sert de belvédère d'où l'on peut embrasser le paysage alentour jusqu'à Lorient. A rapprocher des toitures de Kergonano en Baden. La tour d'escalier ajoutée dans l'angle sud-ouest avec le logis principal est coiffée d'un toit conique brisé, avec oculi et haut épi de faîtage en zinc. Elle est contemporaine de la reprise du donjon, le tout dans un style éclectique mais toutefois assez austère, qui reflète le travail des ingénieurs dans le premier quart du 19e siècle. L'enceinte de la basse cour du château : elle est conservée au sud et à l'ouest, où subsistent des douves en eau. Au sud, elle intègre une porte avec pont-levis (détruit) dont on distingue toujours une partie des dispositifs telle les trémies des potences relevant le pont. En encorbellement sur les angles sud-est et sud-ouest, deux échauguettes en pierre de taille sont percées de petites bouches à feu pour armes légères, et coiffées d'un dôme terminé d'une boule. Les armes de Talhouët et alliés (à vérifier) sont sculptées sur leurs parties basses vers l´extérieur, ainsi que sur les pilastres du parapet de l'enceinte. Le puits dans la cour à l'ouest du logis est de plan circulaire, en pierre de taille, avec substructures en fer forgé. La clôture du parc : prenant la forme générale mais irrégulière d'un quadrilatère, elle est constituée d'un haut mur de moellons, dont la partie sud, où se trouve le portail de l'entrée principale, est traité comme une enceinte fortifiée. Précédée et mise en perspective par des douves remplies d'eau, le portail est une porte monumentale en pierre de taille, flanquée de deux tourelles en moellons (ajout du 19e siècle). La porte charretière est surmontée d'un fronton cintré portant les armes de Keravéon en grande partie illisibles. Une poterne latérale existe à l'est de la tourelle orientale. A l'est du portail, une tour basse construite en moellons sert de plateforme pour la surveillance de la route vers Keroret. Les dépendances : les écuries sont bâties au sud du château, suivant un plan néoclassique en double arc de cercle de part et d'autre de l'allée centrale. Au sud, elles sont défendues par des fossés remplis d'eau. Propriété de la commune, elles sont très remaniées. La ferme, au nord du château n'est pas repérée. La maison du gardien, comportant en façade ouest, des remplois d'une ferme du 16e siècle de Locoal-Mendon, est un pastiche des années 1930. Le colombier et l'orangerie font l'objet de sous dossiers.

Murs granite
calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Toit ardoise, zinc en couverture
Plans plan régulier en H
Étages 1 étage carré, 4 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans
toit brisé en pavillon
toit conique
croupe
noue
pignon couvert
lanterneau
Escaliers escalier en vis
escalier tournant à retours avec jour

Autres organes de circulations ascenseur
Typologies plan en H. Galerie. Tour d'escalier dans l'angle. Eléments de défense. Bouche à feu
États conservations menacé
Techniques sculpture
Représentations armoiries
Précision représentations

Armes de Keravéon et alliances sculptées sur parapet et échauguettes du mur d'enceinte de la basse-cour du château. Armes de Keravéon, sur le fronton du portail d'entrée.

Le château, propriété privée, est inhabité depuis 1992. Toiture du logis entièrement refaite au début des années 1970. Toiture du donjon en très mauvais état. Une grande partie du parc, propriété du département, est entretenu, de même que les anciens communs et allée d'accès, propriété de la commune.

Statut de la propriété propriété du département
propriété d'une société privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables colombier, orangerie, échauguette
Protections inscrit MH partiellement, 1941/11/19
Précisions sur la protection

Colombier ; portail.

Annexes

  • Déclarations des sires et barons de Talhouët, pour Keravéon :

    1427

    René de Laigue, La noblesse bretonne aux XVe et XIVe siècles, réformations et montres, Rennes, 1902.

    Réformation de 1427, le manoir de « Keravayon » à Catherine Bocher veuve d´Alain de Talhouët est cité en la paroisse d´Erdeven.

    Montres de 1477 et 1481, Jean de Talhouët est nommé ainsi que Me Thomas de Talhouët toujours en 1481.

    1536

    René de Laigue, La noblesse bretonne aux XVe et XIVe siècles, réformations et montres, Rennes, 1902.

    Réformation de 1536, Keravéon est à Jean de Talhouët ainsi que Kerlelan (Kerdelam).

    1540, le 25 mai

    AD44, B926

    Déclaration de Jean de Talhouët, écuyer seigneur de Keravéon, pour la réformation du domaine de ses terres et héritages de Keravéon.

    Le dit manoir de Keravéon avec ses pourpris, maisons, rues, jardins, colombier, bois anciens et revenants, garennes, prés et «frostages» du dit manoir, le tout contenant ensemble environ vingt quatre journaux de terre, qui sont situés en la paroisse d´Erdeven, en la dite juridiction d´Auray.

    Plus la métairie du dit lieu et manoir de Keravéon avec toutes et chacune ses issues et appartenances tant en maisons, jardins, rues que en terres labourables et froides, « frots » et landes (etc), entièrement icelle située au village de Kerhoret en la dite paroisse d´Erdeven.

    Sont cités également :

    La métairie de Kerdelam,

    Censie et tenue au village de Kerhoret,

    Tenue et tènement aux villages de Manémeur, de Kerouarch, Ker au Roy (Keranroué), de Kerminihy, Kerprediry (Kerberdery ?), de Loperhet, de Cruyounou (Crucuno ?), Kerjouan (Kerjean), Kerbernnes,

    Héritages et tènement aux villages de Kerguezennec (Kerguehennec) et Saint-Bannec,

    Tenue et héritages aux villages de Kerihuel et Kereven er Sach,

    Tenue par dehors aux villages de Kerascouët, de Kerhillyo, de Kergoet, de Kerbyouart (Kerbiouarn), Kergoazic (Kervazic),

    Cens à Kerven, au bourg, à Kergouet, au bourg de Belz (etc).

    1605

    AD44, B926

    Déclaration de Georges de Talhouet, seigneur de Keravéon, suite au décès de son père Georges survenu le 28 juillet 1591.

    Le lieu et manoir noble de Keravéon situé au nord du bourg paroissial d´Erdeven, avec ses cour, maisons, jardins, colombier, verger, rue à battre, grange, issues en pourpris, bois anciens, taillis, faulx (?) et garenne à (?) dedans et autour des dits bois. Avec ses prééminence et enfeus prohibitifs en l´église monsieur saint Pierre du dit Erdeven. Le tout en un tenant cerné tant de murs que de fossés, et sans aucun devoir de chef rente ni coupe de bois l´an du rachat, contenant environ trente journaux avec un parc sous pré, lande et chauffage de four cerné de fossés et situé au sud de la dite maison (etc), et avec autre pré non cerné [de fossés] situé au nord de la dite maison.

    1683, le 4 août

    AD56, 3A 3, domaine royal d´Auray, réformation du domaine, copies et enregistrement des déclarations de 1679-1683.

    Copie du volume 7, folio 2289, de l´original

    Dénombrement rendu par Jean de Talhouet, chevalier, seigneur de Queravéon, baron de Coet (?), conseiller honoraire au parlement de Bretagne.

    En la paroisse d´Erdeven :

    Le lieu maison et manoir noble de Queravéon avec ses édifices, chapelle, douves, pavillons, tours et tourelles, haute et basse cour, grandes et petites écuries, fanerie et boulangerie, four et fournil, chenil, avec de vieilles ruines d´un colombier.

    La maison principale avec sa cour entourée d´eau et de douves et pont-levis, au derrière de laquelle est un petit jardin et parterre à fleurs avec levée et rempart, un petit boccage vers l´occident et un petit verger vers l´orient ; le grand jardin y joignant au bas duquel est un labyrinthe et grand verger, le tout entouré de murs et promenades ; au devant et côté de la dite maison bois de haute futaie, taillis, fenils et garenne, le tout s´entretenant cerné de murailles, contenant ensemble quarante journaux de terre, joignant au chemin qui conduit au bourg d´Erdeven à Auray, de plusieurs endroits aux terres de la métairie et tenues ci après déclarées.

    A cause de laquelle maison le dit seigneur a prééminence en l´église de St Pierre d´Erdeven.

  • Le château et son enclos.

    (Danigo et Le Tallec, 1971, p 33-35)

    Extraits :

    Le château de Keravéon, situé au nord-est du bourg, est une imposante demeure seigneuriale de la fin du 18e siècle qui offre la particularité rare d´être protégé par une triple enceinte. Elle a été bâtie sur une construction antérieure datant du 16e siècle. Perché comme un nid d´aigle en pleine futaie, un superbe donjon appelé Le Mirador s´élève au nord, dominant les alentours et servant d´amer aux navires qui font route de Quiberon à Lorient. Jadis, comme la tour de l´église, c´était un poste d´observation, de surveillance des côtes, charge confiée aux seigneurs.

    Un bel arc plein-cintre, flanqué de deux grosses tourelles et surmonté d´un fronton semi-circulaire, ouvre sur l´avenue menant au château. Cette entrée est précédée d´une chaussée traversant la première douve. La seconde enceinte donne accès aux dépendances : écuries, granges et habitation du personnel, ainsi qu´au magnifique parc planté de beaux arbres dans de vastes prairies. La troisième enceinte, entourant la demeure seigneuriale, est constituée par une large et profonde douve que franchit un pont-levis pour atteindre un grand mur d´enclos, en bel appareil de granit, terminé à ses angles par des échauguettes et une tourelle découronnée à l´est. Au milieu de ce mur, un arc plein-cintre festonné s´ouvre sur la cour d´honneur qui comporte un puits renaissance et une piscine. A l´est se trouve le jardin potager et d´agrément, le colombier qui avoisine Keroret. A l´arrière du château, dans le village, se voient la ferme avec l´orangerie transformée maintenant en habitation, jadis la chapelle et l´aumônerie. Plus loin dans la campagne, à cent mètres de la chapelle Saint-Laurent, était le lieu des exécutions capitales de la seigneurie. Les fourches patibulaires destinées à la pendaison des criminels s´élevaient à l´entrée du champ appelé Er Potanseu : les potences.

    Cet ensemble confirme la réputation qu´avaient les seigneurs de Keravéon d´être riches et puissants, si bien que l´on prétendait que, sans fouler d´autres terres que les leurs, ils pouvaient se rendre de Keravéon, leur actuel domaine, à leur ancien fief de La Motte - Talhouët, à plus de six kilomètres au-delà du bourg de Languidic.

  • 20045603936NUCA : Archives départementales du Morbihan, 3P 45.

    20045603937NUCA : Archives départementales du Morbihan, 3P 369.

    20045603964NUCB : Archives départementales du Morbihan, 9 Fi.

    20045604139NUCB : Service départemental de l'architecture et du patrimoine du Morbihan, Fonds R. Guillaume.

    20045604020NUC : , 3/15 - 1969.

    20045604021NUC : , 3/13A - 1969.

    20045604026NUC : , 3/14 A - 1969.

    20045604032NUC : , 3/15A - 1969.

    20045604035NUC : , 69/1 - 1975.

Références documentaires

Documents d'archives
  • DU HALGOUËT, Hervé. Notes archéologiques sur le département du Morbihan , 2t., dactylographié, vers 1942-1952. Descriptions architecturales de l'église, des chapelles, des châteaux de Kercadio et Keravéon. Quelques mots sur le village de Keroret où il note la présence de fermes aux murs appareillés et couvertes en chaume, anciennes demeures des tenanciers du fief de Keravéon.

    p. 105
  • A. D. Morbihan. 3A 3, domaine royal d´Auray, réformation du domaine, copies et enregistrement des déclarations de 1679-1683. Copie du volume 7, folio 2289, de l´original. 1683, le 4 août : Dénombrement rendu par Jean de Talhouët, chevalier, seigneur de Queravéon, baron de Coet (?), conseiller honoraire au parlement de Bretagne. En la paroisse d´Erdeven : Le lieu maison et manoir noble de Queravéon avec ses édifices, chapelle, douves, pavillons, tours et tourelles, haute et basse cour, grandes et petites écuries, fanerie et boulangerie, four et fournil, chenil, avec de vieilles ruines d´un colombier. La maison principale avec sa cour entourée d´eau et de douves et pont-levis, au derrière de laquelle est un petit jardin et parterre à fleurs avec levée et rempart, un petit boccage vers l´occident et un petit verger vers l´orient ; le grand jardin y joignant au bas duquel est un labyrinthe et grand verger, le tout entouré de murs et promenades ; au devant et côté de la dite maison bois de haute futaie, taillis, fenils et garenne, le tout s´entretenant cerné de murailles, contenant ensemble quarante journaux de terre, joignant au chemin qui conduit au bourg d´Erdeven à Auray, de plusieurs endroits aux terres de la métairie et tenues ci après déclarées. A cause de laquelle maison le dit seigneur a prééminence en l´église de St Pierre d´Erdeven. A Queroret, la métairie noble de Queravéon, possédée à domaine congéable par Guillaume Le Diraison et consorts, située proche le village de Queroret (etc) joignant de deux parties à l´enclos du dit lieu et au chemin qui conduit à Auray. La moitié d´une métairie noble, au dit village, possédée comme dessus par Michelle Runigo (etc) joignant aux terres de la précédente métairie, aux terres du sieur de Larlan (Kercadio), et aux franchises du village. Suivent l´énumération des tenues (fermes) dites tenues toitues à Queroret, Kergehennec, les Sept saints, Querberdery, Manémeur, Penhoët, Saint-Germain, le Sach, Kereven, Loperhet, Kerbernes, Kerjouan, au bourg d´Erdeven, Kervinihy, Cruyonno (Crucuno), Keranroué, Kerevarch (Kervarch), des tenues par dehors à Lesveur, Kerguenec (Kerguehennec), Kerdavy (plus un convenant), Kerbihouart, Kergouet, Kervazic, et une autre métairie noble à Querdelam. Le moulin à vent de la seigneurie de Queravéon, proche le village de Manémeur, dite paroisse, avec son « distroict, mouttaux, gallouetz et dépendances » (etc) affermé à Jacques Le Baron. La falaise de Plouharnel qui commence proche le village de Loperhet et va jusqu´à l´île de Quiberon. Les étangs de la paroisse d´Erdeven : L´étang de Poublé, les étang de Coquel et de Quergrosse, l´étang et marécage de Crucuno à Auray, et de Quergouet proche la grande mer et Kerhillio, l´étang de Quergalevan, et les marais et étangs entre Penester et Quereven.

    p.
Documents figurés
  • Fond S.D.A.P. Morbihan. Photocopie : ferme de Kerdelam en Locoal-Mendon, transférée à Keravéon en Erdeven. Croquis d'élévation avant destruction, par René Guillaume, 5 septembre 1921.

    p.
Bibliographie
  • LAIGUE, René, comte de. La noblesse bretonne aux XIVe et XVe siècles, réformations et montres, Rennes, Plihon, 1902.

    p.
  • LE MENE, J.-M. Histoire archéologique, féodale et religieuse des paroisses du diocèse de Vannes , 2t., Vannes, 1891-1894. Réed. Coop Breizh, 1994.

    p. 221-222
  • DANIGO, Joseph, LE TALLEC, F. Si Erdeven m'était conté, Priziac, 1971.

    p. 29-35

Liens web