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Château de Couellan (Guitté)

Dossier IA22015320 réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Le logis est bâti d´ouest en est sur un glacis : le pavillon ouest conçu au bas de la pente avec un niveau de soubassement à l´origine isolé : une terrasse, au devant de sa façade sud, soutenue par une mur en pierre de taille permettant de racheter la pente du terrain à été ajoutée probablement dans le seconde moitié du 17e siècle. On y accède par un escalier en fer à cheval, établi dans l´axe de l´entrée principale du logis. Les communs, et la chapelle s´intégraient dans une enceinte à caractère défensif. Dans les parties du logis remontant au 17e, toutes les fenêtres, y compris les lucarnes présentent des gonds pour accrocher des grilles de fer.

Le prolongement du 18e siècle reprend du parti originel la répartition des matériaux, la corniche à modillons cubiques, et les lucarnes à frontons curvilignes, du moins pour la façade principale, tous éléments qui contribuent à rendre homogène la perception d´ensemble. Il s´en distingue toutefois sensiblement par le rapprochement des travées, un avant-corps plus étroit mais plus ouvert, et l´adoption de fenêtres en arc segmentaire dont l´appui est légèrement surbaissé (pour faire entrer davantage la lumière à l´intérieur des pièces) et de lucarnes à linteau en arc segmentaire. Le soulignement des angles par des chaînes de refends est également à mettre au compte des traits de style de l´architecture des ingénieurs au 18e siècle.

Parties constituantes non étudiées portail, chapelle, communs, orangerie, parc
Dénominations château
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude
Adresse Commune : Guitté
Lieu-dit : Couellan

Un manoir est mentionné au 15e siècle à Couellan, appartenant à une famille de l´Hermine, transmis à une famille Boisjean ou du Boisjean. Il est fortement endommagé pendant les guerres de la Ligue. Le château actuel est construit vers 1620, pour Simon Hay des Nétumières, qui épouse en 1603 Madeleine du Boisjean, damez héritière de Couellan.. La première campagne de travaux concerne le pavillon sud ouest du logis, la chapelle, un pavillon construit au nord-est, dans l´alignement de celle-ci, pour loger le chapelain, un mur d´enceinte au sud (aujourd´hui disparu) comprenant un portail à pont-levis ainsi que d´importants communs édifiés en contrebas sur le bord ouest de l´enceinte. Une terrasse est ajoutée devant le logis probablement à la fin du 17e siècle ; des jardins en terrasses sont aménagés à cette époque à l´est. Le pavillon du chapelain est doublé en 1748. Une orangerie, à l´est de ce pavillon est édifiée en 1753 (date portée). Le corps principal du logis, resté inachevé, est terminé au sud et prolongé vers le nord par une grande aile en retour d´équerre entre 1775 et 1777 pour la famille de Saint-Pern. A la fin du 19e siècle, les abords immédiats du château sont transformés et l´ancienne cour principale transformée en parc paysager : le mur d´enceinte au sud est détruit, et le portail déplacé remonté le long de la route menant à Caulnes. L´ancienne grille provenant du château du Lattay à Guenroc, autre propriété de la famille de Saint-Pern, est remontée à l´entrée du bois de Couellan en 1929.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : milieu 18e siècle
Principale : 3e quart 18e siècle
Secondaire : 15e siècle
Dates 1748, porte la date
1753, porte la date

Le logis est bâti en granite pierre de taille et en petit appareil de moellons de schiste. Sur la façade principale, l´opposition entre moellons et pierre de taille était destinée à être atténuée par un enduit dont il subsiste des vestiges dans le pignon ouest. Cette mise en œuvre particulière des matériaux a été reprise dans l´extension du 18e siècle. Les communs sont bâtis en moellons de schiste et pierre de taille de granite pour les baies. Le cadastre de 1836 représente le château précédé d´une grande cour au sud ; cette dernière est précédée d´une avant cour ouverte sur le grand chemin de Caulnes, dans laquelle se trouve un bâtiment assez long aujourd´hui disparu, qui possédait sa propre cour. La cour principale du château est représentée fermée au niveau de l´extrémité sud des communs par un mur qui rejoint à l´est la chapelle, aujourd´hui isolée. Au nord du château, une vaste arrière-cour dispose d´un accès direct par son angle nord-ouest sur la route de Caulnes. Les travaux de la seconde moitié du 19e siècle ont transformé en un vaste parterre l´ancienne cour principale. Le logis renferme deux escaliers remarquables qui correspondent aux deux principales campagnes de construction du château. Celui du 17e siècle, rampe sur rampe, de part et d´autre d´un mur d´échiffre plein, est constitué de volées droites portées par des berceaux voûtés rampants. Celui du 18e siècle, suspendu dans une large cage occupe les deux dernières travées et toute la profondeur de l´aile en retour d´équerre : il est éclairé sur trois de ses côtés.. Curieusement construit en bois, il conserve sa belle rampe d´origine en fer forgé avec ornements de tôle repoussée, caractéristique du début du règne de Louis XVI.

Murs granite
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH partiellement, 1976/02/24
Précisions sur la protection

Façades et toitures du château et du pavillon qui lui est accolé, de la chapelle et du bâtiment des communs transformé en serres (cad. A 790) : inscription par arrêté du 24 février 1976.

Annexes

  • 20092210890NUCA : Archives départementales des Côtes-d'Armor

Références documentaires

Bibliographie
  • DORANGE-POUPINEL, Caroline. Dans le calme et les tempêtes. Marie-Philippe de l'Ollivier de Saint-Maur. Marquise de Saint-Pern et Dame de Couellan..Saint-Suliac : Yellow Concept, 2007.

Liens web