Logo ={0} - Retour à l'accueil
Manoir, la Giraudais (Bains-sur-Oust)

Charpente de la chapelle Saint-Michel du manoir de La Giraudais (Bains-sur-Oust)

Dossier IM35025043 réalisé en 2014

Fiche

Voir

Dénominationscharpente
Aire d'étude et cantonGrand Ouest - Redon
AdresseCommune : Bains-sur-Oust
Lieu-dit : la Giraudais
Cadastre : 1983 ZV 67, 77, 78

Au XVIe siècle l’abbé Guillotin de Corson écrit que sur la commune de Bains-sur-Oust se trouve 14 manoirs et une dizaine de chapelles. En 1570, le domaine est décrit comme suit : maison et manoir, fuie, parterre, bois de hautes futaies et jardins de terre. Bien qu’il s’agisse d’une description de la fin du XVIe siècle il est possible d’imaginer que les bois de hautes futaies aient existé dès le XVe siècle et auraient pu approvisionner les charpentiers en bois d’œuvre. Cependant les bois constituant la charpente ne semblent pas correspondre aux arbres ayant poussé dans ces conditions. Les engoulants décorants les entraits pourraient classer la mise en oeuvre de la charpente à la seconde moitié du XVe siècle. La chapelle Saint-Michel ainsi que sa charpente sont très certainement datables du XVe siècle. L'ancienne chapelle aujourd’hui désaffectée a été reconstruite en grande partie au XVIII par la famille du Fresche. Le logis a été très profondément remanié au cours des siècles. L’absence de sources écrites et visuelles ne permettent pas d’affirmer qu’il était lui aussi pourvu d’une charpente de type armoricain. La charpente de la chapelle Saint-Michel a inspiré les charpentiers de la chapelle Saint-Méen, au sud-ouest de la commune de Bains-sur-Oust, lors de sa reconstruction en 1965.

Période(s)Principale : 14e siècle, 15e siècle, 1er quart 16e siècle

Les arbalétriers sont légèrement courbés comme il est possible d’en voir dans le manoir de Porcaro à Comblessac (35). Cette caractéristique semble exclure l’idée d’un approvisionnement en bois d’œuvre de haute-futaies. Les fermes sont constituées d’un poinçon court dépassant légèrement sous un faux-entrait et des aisseliers. Ces deux derniers éléments ainsi que les jambes de force sont de faibles sections, presque carrées ; proche des exemples rencontrés par Jean-Yves Hunot dans le Maine et l’Anjou. Les entraits sont exceptionnellement engoulés là où s’insèrent les arbalétriers et les jambes de force. Entre ces deux décors animaliers leurs sections sont octogonales mais présentent en leur centre soit une simple bague renflée soit une moulure plus travaillée. Les arbalétriers soutiennent deux pannes ventrières et présentent des trous pour les échelons des charpentiers. La toiture est à double pente de par l’emploi de coyaux.

Catégoriescharpente
Matériauxchêne
États conservationsaltération biologique de la matière
bon état
bonnes conditions de conservation
Statut de la propriétépropriété privée, Chapelle manoriale

Références documentaires

Bibliographie
  • GUILLOTIN DE CORSON, abbé. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884.

    t. 4, p.87
(c) Corentin Olivier ; (c) Région Bretagne (c) Région Bretagne - Olivier Corentin