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Chapelle Saint-Lunaire, Les Vaux Carheil (Plouër-sur-Rance)

Dossier IA22133005 réalisé en 2015

Fiche

Arrivé au 6e siècle de Grande Bretagne à la tête d'une importante colonie, Leonarius (qui a donné Lunaire et Léonor) est installé dans l'anse protégée des vents d'ouest par la pointe du Décollé, à laquelle le saint a donné son nom. La communauté vivait pauvrement. Souhaitant obtenir une aide financière, le moine décida d'aller à Paris solliciter le Roi Childebert. Il remonta la Rance pour trouver un passage. Arrivé dans l'anse située entre la pointe du Bouvet (ou du Chêne Vert) et la Moinerie, il y a rencontra deux aveugles. Il les guérit miraculeusement de leur cécité en utilisant l'eau d'une fontaine voisine. Depuis cette époque, l'eau de cette fontaine est réputée avoir des vertus curatives pour les maux d'yeux. Une chapelle fut aussi élevée sur ces lieux. En 1769 elle était probablement en très mauvais état et fut démolie pour être remplacée par la chapelle actuelle.

Dénominations chapelle
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Côtes-d'Armor
Adresse Commune : Plouër-sur-Rance
Lieu-dit : Les Vaux Carheil

Reconstruite par la famille de Séré, seigneurs des Vaux Carheil, la chapelle nouvelle fut bâtie en un an et a été achevée en 1770.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Dates 1770, porte la date

La chapelle Saint-Lunaire est construite en moellon de granite. Sa porte principale porte la date de 1770 sur le linteau et au pignon nord, un oeil-de-boeuf éclaire la nef.

La chapelle conserve aujourd'hui un autel, un retable et des boiseries finement sculptées d'époque. Dans la nef, on voit deux petits bénitiers de pierre. Le sol est recouvert de dalles de granite.

De forme galbée, l'autel est fortement mouluré. Sur le devant face aux fidèles, un grand motif sculpté évoque le Saint Esprit.

Le retable présente des sculptures à sujet religieux : au dessus de l'autel un bandeau décoratif au centre duquel un calice symbolise la présence réelle par le mystère de l'eucharistie, et au-dessus de la toile peinte deux têtes d'anges qui évoquent le Ciel et sa félicité ; des sculptures décoratives : de chaque côté de l'autel des petites consoles sculptées et en haut deux petits motifs, au-dessus des portes latérales, deux grands motifs. La peinture Notre-Dame du Chêne Vert qui orne le retable, est une peinture sur toile, très naïve qui tente de symboliser les vacances, dans un contexte religieux, des enfants confiés à la colonie de la paroisse de Pantin. La composition juxtapose, sans souci d'esthétique ni de vraisemblance, un certain nombre d'éléments réels et spirituels : la Rance, le château, un grand chêne, les enfants avec Marie et l'Enfant Jésus.

Murs granite moellon
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Périodiques
  • Le Carrouge, n°1 à 92, revue de l'association Le Carrouge, Plouër-sur-Rance.

    Bibliothèque municipale de Dinan