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Centrale hydroélectrique dite barrage de Guerlédan (Mûr-de-Bretagne fusionnée en Guerlédan en 2017)

Dossier IA22008278 inclus dans Ensemble générateur d'énergie (Mûr-de-Bretagne fusionnée en Guerlédan en 2017) réalisé en 2007

Fiche

  • Vue générale du site
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  • Parties constituantes

    • bief de dérivation
    • barrage
    • conduite forcée
    • bassin de retenue
    • salle des machines
    • transformateur
    • logement patronal
    • logement d'ouvriers
Appellationsbarrage de Guerlédan
Parties constituantes non étudiéesbief de dérivation, barrage, conduite forcée, bassin de retenue, salle des machines, transformateur, logement patronal, logement d'ouvriers
Dénominationscentrale hydroélectrique
Aire d'étude et cantonArrondissement de Guingamp - Mûr-de-Bretagne
Hydrographiesle Blavet
AdresseCommune : Guerlédan
Lieu-dit : Mûr-de-Bretagne Guerlédan
Précisionsoeuvre située en partie sur la commune Saint-Aignan

Le 30 août 1923, un décret accorde à la Société Générale d'Entreprise (SGE) la concession de l'aménagement du barrage hydro électrique de Guerlédan sur le Blavet. Parmi les premiers actionnaires se trouve la ville de Lorient qui y voit ainsi l'opportunité d'obtenir une électrification rapide. En mars 1924, un décret en Conseil d'Etat substitue la société de l'Union Electrique Armoricaine à la SGE. Le 21 mai 1924, les travaux d'établissement de l'usine hydroélectrique de Guerlédan sont déclarés d'utilité publique. Le 26 octobre 1930 est signé l'arrêté prefectoral de mise en service de l'usine. En novembre 1933, la construction d'un quatrième groupe hydroélectrique et d'un second bassin de compensation situé dans la commune de Saint-Aignan (56) est déclarée d'utilité publique. En 1946, EDF récupère les biens, droits et obligations de l'exploitation, en vertu de la loi sur la nationalisation du gaz et de l'électricité. En 1953, un avenant à la convention de concession abandonne l'idée d'imposer à la société concessionnaire la mise en place d'un système permettant le passage des bateaux, en raison du coût trop élevé des travaux et de la diminution importante du trafic sur le canal de Nantes à Brest. En 1989, un groupe turbo-alternateur de 780 kVA aest installé au barrage de Saint-Aignan. La concession des chutes, arrivée à expiration en 2005, a été renouvelée.

Période(s)Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1930, daté par source, porte la date

Le barrage de Guerlédan est du type poids en béton. Il a une longueur en crête de 206m et une hauteur de 44m au dessus du talweg. Il est équipé de deux conduits de vidange de fond dont le débit maximum évacuable pour chacun d'eux est de 21m3 par seconde, d'un déversoir de crue en rive droite de 22m de long à 2 passes équipées chacune d'une vanne secteur munie d'un clapet, de quatre prises d'eau capables d'absorber un débit maximum de 49m3. La retenue du barrage a une superficie de 304 ha. Quatre conduites forcées (3 de 1,70m de diamètre et une de 2m) relient les quatres prises d'eau aux groupes turbo-alternateurs situés dans la centrale (étudiés). Cette dernière est constituée de deux halles en rez-de-chaussée à pan de fer couvertes en tuile mécanique. Celle qui renferme les quatre groupes turbo-alternateur porte sur son pignon la date de 1930. Elle est éclairée par de grandes baies vitrées et le sol est recouvert par un carrelage à motif géométrique. Perpendiculairement à cet ensemble, un bâtiment à un étage carré, fortement remanié, qui avait à l'origine les mêmes caractéristiques que la centrale et devait contenir des transformateurs, abrite les bureaux de l'entreprise. La centrale restitue les eaux turbinées dans un premier bassin formé derrière le "petit barrage de Guerlédan" situé à 650m en aval du barrage. Il avait pour fonction initiale le contrôle des crues et le maintien de la navigation du canal de Nantes à Brest. Le "petit barrage" prolonge l'écluse de Guerlédan. Il est constitué, de la rive gauche à la rive droite, d'un déversoir de 9m de long, de deux vannes Stoney et d'un second déversoir de 18m de long. La retenue est de 80 000 m3. A environ un kilomètre du site, se trouve le transformateur haute tension de l'usine. Il a un toit à longs pans et est rythmé par des travées de fenêtres (6 en façade, 4 en pignon), avec une ouverture large et haute sur sa façade postérieure, surmontée de l'inscription S.I.T.E.L. Il est flanqué à l'ouest par un bâtiment légèrement plus bas et à toit en terrasse, aux fenêtres obstruées. Sur sa façade postérieure s'appuie un édifice aux mêmes caractéristiques avec deux travées de fenêtre. Au nord se trouve un grand bâtiment en béton. Il s'agit vraisemblablement du transformateur construit sous la direction des allemands pendant la Seconde Guerre mondiale pour sécuriser la fourniture d'électricité à l'arsenal de Lorient. A proximité du site, ont été construits plusieurs logements destinés au personnel. La maison du directeur comporte un rez-de-chaussée surélevé et un étage carré. Elle possède un toit à longs pans en ardoise et la partie inférieure et les chaînages d'angle des murs sont en grès. Un peu plus loin, un bâtiment en rez-de-chaussée, dont le pignon porte l'inscription EDF, servait de garage aux véhicules de l'usines. Puis on rencontre deux maisons jumelles avec un comble à surcroît. Enfin, sur la route qui mène à la centrale ont été construits 4 groupes de 2 maisons jumelles couvertes par un toit à longs pans en ardoise. Elles ont un étage carré et un comble à surcroît. Le mur du rez-de-chaussée est en grès, les ouvertures ont des linteaux en béton. Celles de l'étage sont en plein cintre avec un encadrement en granite. En amont, le barrage de Saint-Aignan construit en 1935 détermine une retenue de 240 000 m3 sur une superficie de 10ha. Il a une longueur de 180m. Il est constitué, de la rive à la rive droite, d'une digue en terre de 30m de long, d'un barrage mobile de 16m équipé de deux vannes Stoney, un déversoire de 16m de long, et d'une deuxième digue en terre de 107m. Le groupe alternateur qui y a été installé en 1989, de type siphon, est équipé d'une turbine hélice Kaplan de 480 kW de puissance. A l'aval du barrage de saint-Aignan la restitution des débits se fait directement dans le lit du Blavet dit "Blavet naturel".

Mursbéton
ciment
grès
enduit
parpaing de béton
moellon
Toittuile mécanique, ardoise
Étagesrez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans
Statut de la propriétépropriété publique
Éléments remarquablesensemble générateur d'énergie

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Côtes d'Armor. Série S ; sous-série 84 S : 84 S 10 (15). Service de la gestion des ressources en eau. Versant de la Manche. Bassin du Blavet. Barrage de Guerlédan. Vidange du barrage, 1951-1953.

Bibliographie
  • Auguste Leson Guerlédan. Mémoires du constructeur du barrage et de l'usine (1921-1937) . Actualisation par Gilles Rihouay. A.F.E.E. (Association pour le fonctionnement de l'électrothèque de Guerlédan - Musée de l'électricité), Editions des Montagnes Noires (Keltia Graphic éditions), Gourin, 2002, 142 p.

  • Barrage de Guerlédan. Extraordinaire aventure. Saint-Aignan (Morbihan) . Electrothèque de Guerlédan, s.d., 14p.