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Capitainerie de l'Aber-Wrac'h : ensemble fortifié (Plouguerneau)

Dossier IA29001819 réalisé en 2002

Fiche

Parties constituantes non étudiéescorps de garde
Dénominationsensemble fortifié
Aire d'étude et cantonBretagne Nord
AdresseCommune : Plouguerneau

Depuis la fin du 16ème siècle, les milices garde-côtes assuraient la défense des côtes de France contre les descentes ennemies en assurant le guet de la mer. Les populations littorales et insulaires étaient enrégimentées pour surveiller perpétuellement une portion de la côte proche de leur paroisse. Le littoral breton était divisé en capitaineries sous l´autorité d´un capitaine général. « La capitainerie était une subdivision territoriale utilisée pour la milice garde-côtes, intermédiaire entre l´évêché - considéré comme circonscription administrative et non uniquement ecclésiastique - et la paroisse - de laquelle les communes ont repris les attributions administratives. » En 1756, le duc d'Aiguillon souhaitant transformer la milice garde-côtes a divisé le littoral breton en vingt capitaineries d'un bataillon chacune ; c´est sur cette division du littoral que nous nous baserons pour fixer les limites géographiques des capitaineries. Notre étude sur les fortifications des côtes du Nord Finistère et des Côtes-d´Armor ne comprend que les paroisses - communes - littorales des capitaineries.

Période(s)Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvrevestiges de guerre

Annexes

  • 1689 à l'Aber Wrac'h, lettre de Vauban à Seignelay (Service Historique de l´Armée de Terre, Vincennes, Archives du Génie, série A1, p. 22)

    "C´est un port de 2 800 toises de long qui offre à basse mer, une profondeur de 5 à 8 brasses d´eau sur une largeur supérieure à celle du port de Brest à pleine mer. Les fonds sont nets. Les côtes, plates et abordables sur toute leur longueur.

    De sorte que si une armée entreprenait d´y débarquer à basse mer, elle pourrait le faire des deux côtés, de l´île Cézon jusqu´au fond du port, et soutenir la descente du mousquet.

    Il est vrai aussi, que du milieu du port jusqu´à l´extrémité des pointes, les côtes sont en pente assez douce, mais néanmoins, suffisamment hautes pour qu´à partir des retranchements qui seraient réalisés en leur sommet, on surplombe le pont des vaisseaux et qu´on y interdise ainsi toute manoeuvre.

    Je ne crois pas que le canon de l´ennemi puisse atteindre ce retranchement. Mais je ne crois pas non plus qu´il lui soit facile de débarquer plus bas s´il en avait l´envie, parce que la mer se retire fort loin.

    Cependant, les troupes débarquées pourraient se mettre en ordre de bataille sur des îlots hors de portée du mousquet, à droite comme à gauche, et de là, marcher sur les retranchements, par grands fronts, sans qu´il soit possible d´y résister. A moins d´avoir d´importants corps de troupe de chaque côté de l´entrée. Et encore, ceux-ci seraient-ils tellement dispersés qu´il leur serait difficile d´empêcher l´ennemi de réussir s´il se présentait en grand nombre et par temps calme. Ce qu´il y a d´avantageux pour nous, c´est que :

    1 - La mer est presque toujours dure à l´endroit le plus approprié à un débarquement.

    2 - Il n´y pas de raison suffisante pour obliger l´ennemi à risquer dans ces parages l´armée qui serait nécessaire pour pouvoir donner quelqu´inquiétude à Brest. Brest qui n´en est en vérité qu´à 6 lieues, mais qu´on ne peut atteindre que par des chemins très rudes pour les charrois, et par de petits défilés où l´on passe en ligne de file. Ainsi, en plus du temps nécessaire à son débarquement, il faudrait à cette armée, encore au moins deux jours pour parcourir le chemin qui la sépare de Brest (que l´on pourrait alors renforcer par mer et par terre).

    3 - Il risque d´y avoir chez l´ennemi, trop de décalage entre la flotte et la troupe, la flotte pouvant ne point parvenir à entrer dans la rade au moment ou la troupe arriverait devant la ville en raison des vents contraires ou d´autre chose, l´acculant ainsi à de grandes extrémités.

    4 - Des vents peuvent empêcher les vaisseaux de sortir du port après qu´ils aient débarqué leurs troupes, risquant ainsi de compromettre l´opération en raison de la difficulté qu´il y aurait à acheminer les munitions de l´Aber Wrac´h à Brest (qui aurait alors largement le temps de se mettre en état de réagir).

    Cette dernière raison, jointe au fait qu´il n´y a point dans ce port d´habitation ou de lieu qu´on puisse fortifier ; à celui qu´il est nécessaire à quiconque voudra entreprendre quelque chose sur Brest, de se rendre maître de la rade ; et à mille autres choses trop longues à dire ; (cette raison) me persuade qu´il n´y a rien n´a craindre du côté de l´Aber Wrac´h en matière de grand débarquement. Ce qu´il faut seulement, c´est mettre le port en état de pouvoir servir de refuge à nos corsaires et vaisseaux marchands battus par le mauvais temps ou poursuivis par l´ennemi.

    Pour cela, il suffirait de réaliser les quatre batteries proposées il y a quatre ans, capables de sérieusement endommager une armée tentant de débarquer, voire même de l´en empêcher. Mais, s´agissant d´un ouvrage de paix, vu sa dimension et son coût, je crois qu´on peut pour l´instant, se limiter à une batterie de huit pièces sur l´île Cézon, respectant autant que faire ce peut le dessin qui en avait été fait.

    Il suffira que cet ouvrage soit à mortier de terre grasse fouettée, jointoyé de chaux et de sable. Il faudra le fermer par derrière d´un bon mur de qualité et l´entourer d´un fossé.

    [Il faudra] lui faire un parapet qui résiste au mousquet, côté terre ; le doter d´un corps de garde de 40 hommes répartis en deux chambres ; lui adjoindre un petit magasin voûté sur le côté opposé à la cheminée et de l´autre, un petit hangar de huit à dix pieds de large pour abriter l´armement des pièces, le tout à l´abri du rocher et hors de visée de l´ennemi. En outre, comme l´île est très petite, on pourra retrancher l´ensemble, et surtout bien fermer l´arrière de la batterie, lui faire des flancs, et l´entourer d´un bon fossé traversé d´un pont dormant coupé d´une planchette.

    Le temps étant très mauvais quand je m´y suis rendu, quarante et une barques ou petits bâtiments de taille équivalente s´y étaient réfugiés. Bien que le vent fût mauvais et très fort, elles y étaient aussi tranquilles que sur un étang. Et quand bien même, elles auraient été cent fois plus nombreuses elles auraient pu y tenir de la même façon et fort à l´aise.

    En outre, tous ces bâtiments sur lesquels il y avait peut-être 100 000 écus de marchandises auraient pu être brûlés ou au moins pillés par un seul corsaire armé de vingt canons : ce qui prouve bien la nécessité qu´il y a d´équiper l´entrée de ce havre".

    (Lettre citée par Jacques Michel - transcription Yann Le Nestour - association Cézon, document n° 5 - transcription Guillaume Lécuillier, 2003)

  • 10 septembre 1829 : notice descriptive sur le Fort Cézon par Lahure (Service historique de la défense, Vincennes, Archives du génie, MR 1237, 11 p.)

    "Le fort Cézon est situé en Bretagne (département du Finistère) à l'embouchure de la rivière de l'Aber Wrac'h à 24 kilomètres au Nord de la ville de Brest et 16 kilomètres à l'Ouest de la ville de Lesneven.

    La position de ce fort, qui a pour objet de défendre les bâtiments de commerce contre la poursuite de vaisseaux ennemis en temps de guerre m'engage à donner quelques développements sur les moyens employer pour protéger les bâtiments dits caboteurs sur la côte de la Bretagne.

    Le cabotage sur cette partie de la côte de la France comprise dans la limite de la Direction de Brest a deux objets : le premier d´approvisionner le port de Brest de tout ce qui est nécessaire à l´armement de la flotte, tant en matériaux qu´en comestibles. Le deuxième, d´emporter dans les villes maritimes ou autres ports pour de la faire les autres dans l´intérieur tout ce dont a besoin la population de départements limitrophes ; ainsi cette branche de navigation entretient des communications et des moyens d´échange entre Brest et différents ports de la Manche jusqu´à Dunkerque d´une part et de l´autre le long du Golfe de Gascogne jusqu´à Bayonne. Elle vivifie le commerce et a le premier avantage de former de bons hommes de mer et surtout d´excellents pilotes côtiers, si nécessaire aux vaisseaux du Roi.

    Je me dois de considérer dans ce mémoire le cabotage que sur le point de vue militaire, c´est à dire relative à la protection que les convois ou autres bâtiments marcheurs fréquentant les parages, sont dans le cas de recevoir des dispositifs de défense établis sur la côte et dans les mouillages baies ou ports de refuge. Il est évident que pendant la paix les bâtiments caboteurs peuvent partir isolément des ports où ils ont pris leur chargement et faire voile directement pour celui auquel le tout est destiné n´ayant à éprouver d´autres obstacles que ceux du vent contraire ou des tempêtes. Ainsi, il ne sera question que de cabotage que pour le temps de guerre.

    Si les forces maritimes de la France sont en état de contrebalancer celles de ses ennemis ; si elles l´empêchent de faire sortir de ses ports de nombreux bâtiments qui courent le long des côtes éloignent les corsaires ennemis alors notre navigation protégée à l´extérieur n´aura à chercher un refuge sous la protection des batteries de côte que dans le cas de rencontres fortuites avec des corsaires dont l´audace entreprenante aura pu mettre en défaut la vigilance des escadres d´observation. Si au contraire, cet équilibre de force entre les puissances belligérantes n´existait pas, si nous devions craindre une supériorité dans les forces maritimes ennemies alors nous ne pourrions pas faire sortir de nos ports des escadres protectrices des côtes et dans cet état de choses le cabotage ne trouverait plus qu´a portée de canon des côtes des défenses contre l´ennemi. Voilà ce qui engagea à une époque ou nous avions à craindre les forces de la marine anglaise à (molester ? illisible) les lieux de refuges armés ; c´est à dire les batteries de côte.

    Une question fut aussi agitée à cette époque, c´était celle de savoir s´il était plus avantageux de réunir en convois les bâtiments caboteurs sous la protection et la surveillance d'un (illisible) bâtiment de guerre, ou de les abandonner isolément à la routine pratique de leurs capitaines ou patrons qui, pour l´ordinaire sont d´excellents pilotes côtiers.

    Les partisans du premier système apportaient pour raison que laisser les bâtiments caboteurs naviguer sans convois, c´était abandonner la propriété soit de l'État soit des l´armateurs ou commerçants à l´ (illisible) et la ténacité du patron, classe de gens pris ordinairement parmi les simples matelots que les préjugés, la passion et le plus souvent l´état d´ivresse, porteur à compromettre leurs bâtiments et qu´ils ont besoin d´être retenu sous les ordres généraux des commandants des convois qui donnent le signal de départ, de retraite ou de relâche suivant l´exigence des cas. Les partisans du mode contraire de cabotage soutenaient que voyageant seul un bâtiment peut plus aisément profiter de l´instant favorable pour partir d´une nation et arriver à celle prochaine ; qu´il ne s´agissait au reste que de choisir de bons capitaines entreprenants, mais prudents et expérimentés, ce qui est l´affaire des armateurs qu´un convois par l´étendue qu´il occupe laisse toujours quelques bâtiments traîneurs qui deviennent la proie de l´ennemi.

    Qu´on a coutume à confier à l´état la dépense de bâtiments convoyeurs qui peuvent être remplacés avec avantage par des chaloupes canonnières stationnées dans les mouillages et à l´entrée des rivières. Quoi qu´il en soit, la méthode des convois est généralement adapté par les caboteurs d´une certaine importance, surtout sur la côte du Nord depuis Saint-Malo jusqu´à Brest.

    Le dispositif défensif établi sur la côte pour protéger le cabotage consistent en batterie de canon et de mortier qui sont ou renfermés dans des forts, fortins, redoutes et autres ouvrages fermés ou situés dans des emplacements ouverts à la gorge et malheureusement la classe de ces dernier est la plus nombreuse. Les uns et les autres ont pour objet ou de défendre les bâtiments dans les mouillages ou d´interdire à l´ennemi l´entrée des passes ou embouchures de rivières, ou enfin de le tenir éloigné des pointes ou caps pour donner à nos bâtiments la facilité de serrer de près la côte avant d´entrer dans quelque baie ou anse à l´abri de la poursuite.

    Afin de connaître le refuge et le bon mouillage que peut offrir le havre d´Aber-Wrac´h défendu par le fort Cézon, je vais considérer la route que tiennent les convois où les navires marchands venant de la Manche à Brest.

    Au sortir de la rade de Morlaix, ils longent la côte de l´Est sous la protection de la batterie de Primel et de celle de Saint-Samson plus en avant vers l'enfournement de la baie. Cette dernière devrait être armée de deux pièces de gros calibres, vu son importance et pour croiser ses feux avec ceux du château du Taureau, petite forteresse qui ne laisse rien à de tirer pour la position isolée au milieu de l´entrée de la rivière qu´il ferme bien la rade qu´il couvre est (illisible) de toute insulte entre la rivière de Morlaix et l'île de Batz, la côte offre quelques petits ports aux caboteurs.

    Celui de Pempoul près de Saint-Pol-de-Léon défendu par la batterie Sainte-Anne peu utile et par la batterie de l´île Callot ; le petit port de Roscoff intéressant par son commerce, les défense consistant en la batterie dite de la Croix de Roscoff attenante à la ville, et en celle du fort Bloscon isolé en mer. Ces deux postes participent aussi à la protection de la passe de l´Est du mouillage de l´île de Batz.

    Il est extrêmement rare que les convois venant du Nord ne relâchent pas en temps de guerre à l´île de Batz. Sa position nautique, la bonté de sa rade couverte par l´île et de plus la facilité pour appareiller au premier instant favorable lui assure la préférence sur les autres mouillages. On y arrive par deux passes, l´une à l´Est est défendue par les feux de la batterie de la Croix de Roscoff et du fort Bloscon, en outre par deux batteries dites de l´Est, la deuxième à l´Ouest est défendue également par deux batteries de l´île et il y a de plus quatre pièces mobiles.

    Les convois partant de l´île de Batz lorsqu´ils longent la côte, trouvent sur leur route l'anse de Goulven défendue par la batterie de Saint-Eden et Kernic mais qui n´est fréquentée que dans les cas urgents puis le mouillage et havre de Pontusval qui offre au besoin un bon refuge et qui est un petit port de commerce. Il a pour défense une batterie de même nom. Le suivant est celui du Koréjou couvert par la petite Presqu´île de Penn Enez et protégé par ses deux batteries, il peut dans l´occasion devenir utile aux convois.

    Celui qu´on rencontre après, c´est le havre de l´Aber-Wrac´h dans lequel débouche la petite rivière de ce nom ; bien vaste et bien abrité, il est le lieu ordinaire de relâche des convois et pourrait même recevoir des bâtiments de guerre, mais la passe tant hérissées de rochers l´entrée pourrait être dangereuse.

    C´est au point de réunion des passes qu´est placé le fort Cézon sur une île qui ferme bien l´entrée du mouillage. Cette île à laquelle on peut parvenir à pied sec à l´instant de la basse mer, constitue en une tour et deux batteries fermées par un retranchement en maçonnerie qui la mettrait à l´abri d´une surprise, s´il ne pouvait être facilement escaladé à cause de son peu de relief. Les revêtements sont portés sur berme. Le retranchement qui a une forme bastion possède des flancs qui chose extraordinaire ne flanque nullement les faces. On ne peut attribuer ce grave défaut qu´à impor (illisible) du directeur chargé de l´exécution des travaux de ce fort. Car l´espace qui se trouve en avant permettrait parfaitement de prolonger les capitales de la longueur nécessaire pour obtenir le flanquement.

    Le fort Cézon possède un bâtiment composé d´un logement de gardien, d´un corps de garde et logement d´officier avec chambre au dessus en mansarde.

    Un bûcher ou appentis.

    Un autre bâtiment composé d´un magasin à gauche au rez-de-chaussée avec un deuxième au dessus d´une caserne à deux étages qui peut contenir environ cent hommes couchés dans des hamacs.

    Une poudrière voûté.

    Un donjon dont la tour est revêtue en maçonnerie de chaux et sable.

    Sur la plate-forme de la tour, il y a : 3 canons de 12 [livres de balle] affûts de côte.

    A la batterie de l'ouest : 2 canons de 12 [livres de balle] affûts de côte.

    A la batterie de l'est : 2 canons de 18 [livres de balle] affûts de côte.

    On voit d´après la description de ce fort et de ses moyens de défense qu´il ne peut offrir protection qu´à des bâtiments marchands poursuivis par des corsaires ; il ne saurait présenter un obstacle réel à un débarquement que tenterait l´ennemi sur les côte de la Bretagne".

    (Copie Yann Le Nestour - association Cézon, document n° 25 - transcription Guillaume Lécuillier, 2003)

  • Le port de Brignogan occupe une vaste crique qui s'ouvre dans l'Est de la pointe de Beg Pol. Il est fréquenté par des petits bateaux de pêche et de nombreux plaisanciers de la station de Brignogan-Plage. Les bateaux s'échouent sur les fonds de sable plats asséchant de 3 à 5 m. L'anse est bien protégée de tous les vents à l'exception de ceux de nordet qui peuvent lever un mauvais clapot dès la mi marée montante.

    A la fin du 17ème siècle, un corps de garde et une batterie de côte sont élevés sur la pointe de Beg ar Scaf.

    Le corps de garde est reconstruit au 18ème siècle, il se situe aujourd'hui dans une propriété privée (rue du corps de garde) et la batterie a disparu (probablement arasée par l'occupant allemand).

    En 1944, le port de Pontusval était défendu par deux pièces de 47 mm de campagne abritées sous 25 cm de béton (casemate SK). L'une était située à Beg ar Scaf (dite pointe de Coat-Tanguy) et l´autre à celle de Keravézan.

    Les deux ensembles fortifiés sont composés de Tobrouk pour mitrailleuses et d'abris.

    Le fond du port est toujours bordé par un mur antichars continu et des obstructions.

    Une pièce de 20 mm en cuve (non localisée) barrait la grande route de Lesneven.

  • 20032902622NUCA : Bibliothèque nationale, Paris

    20032902628NUCA : Service Historique de la Défense, Château de Vincennes. Fonds de la Marine, DD2-702.

Références documentaires

Documents figurés
  • Vue aérienne verticale de l'île et du fort Cézon, photographie prise à l'occasion du naufrage de l'Amococadiz en 1978 (collection Association Cézon).

Bibliographie
  • Les Abers DURAND (P.), "Défense des côtes de Landunvez et de Porspoder", Cahiers de l´Iroise, n° 3, 1970, p. 123-128.

  • MICHEL (J.), Un îlot du Finistère : fort Cézon, s. l., 1996.

  • MENUT (G.), "Balisage des côtes de l´Aber-Wrac´h", Les cahiers de l´Iroise, 1970, p. 139-142.

  • PETER (J), préface de Jean Meyer, Vauban et Brest. Dossier. Une stratégie modèle de défense portuaire, 1683-1704, Paris, Economica et Institut de Stratégie Comparée, 1998, 320 p. Les batteries en projet "En septembre 1699, Vauban préconisait un certain nombre de disposition concernant la garde des sites en voie ou en cours d´équipement. "L´île Cézon, dans Aber Wrac´h, demande un commandant avec une garde de dix hommes, un sergent et un canonnier qui dans les besoins sera aidé par les soldats de la garde. Le poste est important jusqu´à ce qu´on ait construit un fort plus considérable sur l´île de Croix, quoique ce port soit sauvage et de peu de réputation. Il ne laisse pas d´être fort fréquenté de ceux qui s´y réfugient dans les mêmes temps et quand ils craignent les corsaires comme étant un lieu très sûr quand on y est entré... Le Conquet serait assez propre à faire la résidence de quelque vieille officier marin à qui l´on donnerait inspection sur toutes les redoutes et batteries qu´on y a faites. Il faudrait mettre une garde de 12 hommes avec un sergent qui obéirait à cet officier aussi bien que les canonniers qui serviront de concierges... Il faudrait bâtir un lieu sûr dans l´île Ouessant pour pouvoir au besoin y mettre une garde de trois hommes avec une batterie et de quoi faire des signaux... Il faut mettre le canon de la pointe de Kerviniou et du Capucin sur le ventre, le retourner et fermer son corps de garde et charger le commandant de la batterie de Cornouaille, de la visite tous les jours une fois... Au bas de la pointe du Capucin, il y a un rocher détaché capable d´une batterie de 24 pièces qui croiseraient sur l´entrée du goulet et sur celle de la rade de Camaret qui serait là très bien placée et aisée à bâtir... Il est nécessaire d´accommoder la batterie du Trémet de même que celle de Kerviniou.

    p. 281-282
  • Fort Cézon, la sentinelle de l´Aber-Wrac´h, s. l., publié par l´Association Cézon avec le concours de l´Institut culturel de Bretagne / Skol-Uhel ar Vro (Conseil Général de Bretagne), s. d., n. p.

(c) Inventaire général (c) Inventaire général ; (c) Association Pour l'Inventaire de Bretagne - Lécuillier Guillaume