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Canal d'Ille-et-Rance (section Tinténiac)

Dossier IA35043274 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Dès la fin du 17e siècle, le blocus maritime des ports bretons par les Anglais incite Louis XIV à favoriser la canalisation intérieure de la Bretagne. En 1782, le comte Pierre Marie Rosnyvinen de Piré présente l'idée d'un réseau intérieur de voies navigables aux États de Bretagne qui l'acceptent. Deux ingénieurs sont chargés d'étudier les liaisons possibles entre Vilaine et Rance : Monsieur de Brémontier et Monsieur Liard. La longueur prévue du canal entre Rennes et Dinan était de 76, 5 kilomètres ; il devait compter 46 écluses, 110 ponts... Le montant des travaux était estimé par l'ingénieur Liard à 2 697 907 livres. Toutefois, l'époque révolutionnaire vint troubler ces projets.

En 1803, Bonaparte prit la décision de construire les canaux bretons pour des raisons stratégiques liées à un nouveau blocus maritime anglais. Les travaux commencèrent en 1804 et le canal fut ouvert à la navigation le 10 juin 1832. La construction du canal se déroula en deux périodes, la période napoléonienne et la période de la Restauration, séparées par six années d'interruption (1816-1822).

Durant les premières années, c'est un ingénieur des Ponts et Chaussées, Monsieur Luczot-Thébaudais, qui avait en charge le chantier. Les premiers ouvrages d'art datent de 1808. La pierre de taille utilisée pour les constructions provenait des carrières de Saint-Marc le Blanc et Saint-Pierre de Plesguen. En 1811, le canal était achevé entre Melesse et Saint-Domineuc ; il était creusé sur 40 kilomètres et 30 maisons éclusières étaient achevées. Les travaux furent interrompus en 1816 et ne reprirent que vers 1821-1822.

Les travaux du canal durèrent 28 ans pour un coût total de 14 226 799 francs, soit 7 milliards de francs de la fin du 20e siècle.

L'Ille est canalisée jusqu'à son embouchure dans la Vilaine à Rennes alors que la Rance ne l'est que jusqu'à l'écluse du Châtelier, en aval de Dinan.

Les sas des écluses ont 4, 7 mètres de largeur entre les bajoyers (parois latérales d'une chambre d'écluse) et 26, 3 mètres de longueur entre le sommet de l'arc du mur de chute et l'enclave des chambres des portes d'aval. La hauteur des ponts sous clef ou sous poutres est de 4 mètres sauf quelques uns construits sous le Premier Empire (1804-1814) qui ne font que trois mètres de hauteur.

En 1860, il passait de 1100 à 1800 bateaux aux différentes écluses. C'est dans ces années que le trafic sur le canal connait son apogée, toutefois, l'arrivée du chemin de fer, puis le transport par route impliquent une diminution de ce trafic. Ces bateaux transportaient de 39 à 49 000 tonnes de marchandises. Ces marchandises étaient composées de houille, de coke, fonte, plâtre, chaux, ardoises, pierres de taille, briques, verres à vitres, bois, céréales, vins, cidres, pommes, épiceries, engrais, savons... Tous les ans le canal était fermé pour cause de travaux d'entretien pendant un mois environ ; il s'agissait d'une période de "chômage".

A partir de 1960, le trafic commercial est remplacé par un trafic de plaisance sur le canal. En 1979, l'État remet le canal d'Ille-et-Rance aux départements d'Ille-et-Vilaine et des Côtes d'Armor.

Parties constituantes non étudiées site d'écluse
Dénominations canal
Aire d'étude et canton Ille-et-Vilaine - Tinténiac
Adresse Commune : Tinténiac
Le canal d'Ille-et-Rance traverse la partie est de la commune de Tinténiac, du sud-est vers le nord. Son parcours n'est ponctué que par la présence de deux écluses, à la Moucherie et au Pont à l'Abbesse, également franchies par des ponts routiers. Le site du Pont à l'Abbesse, au nord-est du village, a été le lieu d'un important trafic de marchandises (grain, bois, charbon..) et d'une industrie générée par le canal (minoterie, tannerie).
Période(s) Principale : 1ère moitié 19e siècle

Données complémentaires architecture IP35

SCLE1 1ère moitié 19e siècle
IAUT sans objet
ICHR typicum
IESP typicum
ICONTX intégré
SEL sélection requise
Statut de la propriété propriété publique

Annexes

  • 20063500553NUCAB : Archives privées

    20063500866NUCAB : Archives privées

    20063500564NUCAB : Archives privées

    20063500563NUCAB : Archives privées

    20063500565NUCAB : Archives privées

    20063500571NUCAB : Archives privées

    20063500865NUCAB : Archives privées

Références documentaires

Documents figurés
  • Tinténiac (I.-et-V.) - Le Canal, carte postale, [s.l], [s.d.]. (Archives privées).

  • Tinténiac (I.-et-V.) - L'Ecluse sur le Canal d'Ille-et-Rance, carte postale, E. Mary-Rousselière, édit., Rennes. (Archives privées).

  • 13 - TINTENIAC (I.-et-V.). - Canal, carte postale. (Archives privées).

  • TINTENIAC - Le Canal d'Ille-et-Rance - Le Pont à l'Abbesse, carte postale, Collection Georgelin, Hôtel du Nord. (Archives privées).

  • TINTENIAC. - Le Pont-à-l'Abbesse et l'Eglise, carte postale, Collection Collin-Chantrel, Phot. A.B. & C., Nançy. (Archives privées).

  • TINTENIAC - La Gare, carte postale, Collection Collin-Chantrel, Phot. AB & Cie, Nançy. (Archives privées).

  • 3631. Tinténiac (I.-et-V.) - La Gare et le Port vu le Canal d'Ille-et-Rance, carte postale, E. Mary-Rousselière, édit., Rennes. (Archives privées).

Bibliographie
  • Un canal... des canaux... . Exposition présentée à Paris du 7 mars au 8 juin 1986 dans le cadre de la Conciergerie, Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites. Ministère de la Culture, Picard, éditeur, 1986.

  • DONET, Marcel. Le Canal d'Ille-et-Rance. Société d'Histoire et d'Archéologie de l'Arrondissement de Saint-Malo, Annales 1993, Saint-Malo, 1993.

  • DONET, Marcel. Le Canal d'Ille-et-Rance. Saint-Cyr-sur-Loire : Editions Alan Sutton, 2004.

  • LELOUP, Daniel. Les maisons éclusières. Ar Men, la Bretagne un monde à découvrir. Douarnenez : Le Chasse-Marée, octobre 1995, n° 71.

  • LEPORD. Itinéraire du Canal d'Ille-et-Rance. Rennes : impr. De E. DOUCHIN, rue Bertrand, 1860.

  • RICHARD, Nathalie. PALLIER, Yveline. L'aventure intérieure... Des canaux en Bretagne. Rennes : éditions Apogée, 1995.