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Cale du port Saint-Hubert (Plouër-sur-Rance)

Dossier IA22017262 réalisé en 2015

Fiche

Á rapprocher de

Cette cale, construite au milieu du 19e siècle, dans une petite crique dominée par les falaises qui accueillent aujourd’hui les ponts Saint-Hubert et Châteaubriand, fut conçue par les ingénieurs des Ponts-et-Chaussées pour améliorer le service du bac. A l’instar d’autres cales de la Rance, elle dispose d’une rampe secondaire, perpendiculaire, qui permet l’accès direct à la grève.

Dénominations cale, bac, embarcadère
Aire d'étude et canton Projet de Parc naturel régional Rance-Côte d'Emeraude - Dinan Ouest
Adresse Commune : Plouër-sur-Rance
Lieu-dit : Port Saint-Hubert

En 1853, un crédit de 1.000 francs, puis de 1.500 francs, en 1854, sont alloués pour le dressement des rochers et l’établissement d’une cale. Ce sont des travaux qui facilitent le service du bac, même s’ils ne suffisent pas. Ils servent également à un certain nombre de bateaux qui viennent opérer leurs chargements dans l’anse de Saint-Hubert (céréales, bois de construction).

Le 10 juillet 1855, le Ministre des Travaux publics approuve le projet d’achèvement de la cale et autorise l’exécution de travaux par voie de régie ; 4.000 francs sont alors, de nouveau, alloués. Un nouveau crédit de 3.000 francs est ouvert sur les fonds de 1856 pour finir de payer les travaux.

En 1867 les services des Ponts-et-Chaussées décrivent la cale comme servant au commerce local aussi bien qu’au service du bac. Elle est la preuve qu’au « moyen de pierres sèches et donc peu dispendieux, on peut faire beaucoup de bien aux populations locales ».

Par ailleurs, des rapports émanant de ces mêmes services, entre 1870 et 1878, précisent que l’amélioration de l’accès à la cale par le chemin vicinal est jugée nécessaire pour que cette cale soit mieux utilisée pour le commerce, et que le bac puisse acquérir une importance pouvant motiver la construction d’un débarcadère sur la rive opposée au Port Saint-Jean. C’est à cette occasion qu’est créée la route en lacets qui descend, encore aujourd’hui, à la cale.

Il est indéniable que depuis l’aménagement de la cale de l’anse du moulin de Plouër-sur-Rance (1874-1879) et la construction du pont Saint-Hubert à partir de 1928, sa fréquentation n’a fait que diminuer. Le bac fut néanmoins remis en service en attendant la reconstruction du pont après la Seconde Guerre mondiale. La cale paraît aujourd’hui abandonnée, elle est peu utilisée par les plaisanciers. Son état est précaire, comme en témoigne les agrafes corrodées sur les pierres de couronnement, les quelques pierres éclatées ou descellées et les « pansements » réalisés ci et là en béton.

Période(s) Principale : milieu 19e siècle
Dates 1854, daté par source
Auteur(s) Auteur : Auteur inconnu

La cale se compose d’un premier palier haut, goudronné, qui sert également de départ à la courte cale d’accès à la grève qui se déploie perpendiculairement. Le plan incliné de la cale compte trois alignements qui descendent en pente douce vers la Rance. Son tracé suit en effet le contour de l’éperon rocheux, qui la délimite au Nord, pour finalement s’orienter face au pont Châteaubriand. Les parements de la cale d’accès à la grève et de la cale principale ont été élevés en pierre de taille, de moyen appareil, et jointoyés à la chaux uniquement au niveau de la grève. Le reste du mur de soutènement de la cale est resté appareillé à pierre sèche.

Le virage opéré par la rampe, au sortir du premier alignement, est renforcé sur toute la hauteur du mur de soutènement par des blocs de pierre de taille dont les angles ont été arrondis.

Du côté de la falaise, le parement du mur de soutènement est masqué sous les alluvions.

Si le palier haut de la cale est recouvert de goudron, le reste de la surface de la cale principale est bétonné ; il souffre aujourd'hui de multiples lézardes. En revanche, sur le bas de la cale secondaire, apparaît encore un pavage de granit.

Au sommet des murs de soutènement, on trouve, côté fleuve, des pierres de couronnement posées en carreaux, leur plus grande dimension étant en parement. Seules quelques pierres sont posées en boutisses, c’est-à-dire dans l’autre sens, à l’amorce du virage, participant ainsi à renforcer le mur à cet endroit. On peut noter que la plupart des pierres de couronnement sont jointes les unes aux autres par des agrafes en acier particulièrement oxydées.

Enfin, une réservation dans la maçonnerie du premier alignement a été pratiquée pour recevoir une échelle de secours et des organeaux ont été scellés, à intervalles réguliers, le long du flanc maritime de la cale, pour accueillir les amarres de bateaux qui ne viennent plus

États conservations mauvais état

Annexes

  • AD des Côtes d'Armor 3 S 55

    Rapports de l'ingénieur en chef au Conseil Général: 1853 crédit de 1.000 francs, 1854 crédit de 1.500 francs pour le dressement des rochers et l'établissement d'une cale. 10 juillet 1855 approbation du projet d'achèvement de la cale, travaux réalisés en régie, pour un budget de 7.000 francs . 1870 projet de prolongement du chemin vicinal qui mène à la cale, pas encore réalisé en 1878.

  • AD des Côtes d'Armor 3 S 75

    Bac de Saint-Hubert, généralités (1853-1872) 1853 fixation des prix, 2 juillet 1858 arrêté fixant l'étendue du port de Saint-Hubert à 500 mètres de distance des points ordinaires d'embarquement. Baux (1828-1920) avec exemple de cahier des charges décrivant le matériel et le personnel nécessaires pour assurer le service.

Références documentaires